La construction libérale de l'Union Européenne vise à garantir une liberté totale de circulation aux capitaux, aux entreprises et aux marchandises mais elle est une véritable forteresse pour ceux qui fuient la misère et les conflits, d'Irak et d'Afghanistan notamment, dont les pays de l'Europe portent une responsabilité. Ce sont de véritables camps de détention qui se multiplient aux frontières de l'Europe, en Grèce à Lampedusa en Italie ou à Ceuta et Mellila en Espagne.
L'hypocrisie des élites européennes est totale sur la question de l'immigration. Alors que les patrons européens expriment le besoin d'une main d'œuvre immigrée abondante qu'ils sur exploitent pour renforcer la pression sur les salaires, les partis de droite européens se font élire sur la base d'orientation politique de plus en plus xénophobes.
A l'opposé d'une nécessaire harmonisation par le haut des politiques d'accueil, les libéraux européens ont pour projet « d'externaliser » la gestion des immigrés, c'est à dire le « tri » des flux migratoires jugés « utiles » à travers la construction de centre de rétention de masses au Maroc, en Libye ou en Ukraine.
La Directive Européenne sur la détention et l'expulsion des personnes étrangères, « directive
retour » adopté le 18 juin 2008 avec le soutien d'une partie des socialistes
européens a été renommé « Directive de la Honte ».
Elle permet l'emprisonnement sans jugement et sans possibilité de se défendre, pendant 18 mois, des personnes entrées de façon irrégulière sur le territoire de l'UE. Ces personnes peuvent être
également frappées d'interdiction de territoire pendant 5 ans. Cela revient à criminaliser les migrants. Elle permet l'expulsion des mineurs, séparés de leurs parents, et des femmes enceintes
dans des « pays tiers » (qui ne sont pas les pays d'origine).
La présidence Sarkozy de l'UE a été marquée par une aggravation des politiques répressives contre les immigrées qui sont considérées comme des « flux » qu'il faut réguler selon les besoins économiques.
Elle a renforcé la politique « d'immigration choisie » à l'échelle de l'UE en instaurant une « carte bleue » (sur le modèle de la « green card » américaine) pour faciliter l'immigration de travailleurs qualifiés sélectionnés.
En France, la chasse aux sans papiers menée par le gouvernement suscite de fortes résistances, dans les écoles sur les lieux de travail. Le gouvernement a même fixé comme objectif d'inculper les « aidant », les personnes en situation régulière qui défendent les sans papiers, à la hauteur de 5600 pour l'année 2009. Comme s'il s'agissait d'un objectif comptable parmi d'autres !
Le Pacte sur l'immigration et l'asile défendu par Hortefeux à l'échelle européenne a instauré :
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le fichage des bénéficiaires des mesures d'aides au retour
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un renforcement des frontières européennes
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l'interdiction des régularisations massives (pratiquées ces dernières années en Espagne et en Italie) pour ne faire que du «cas par cas».
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la reconnaissance mutuelle des reconduites entre États.
Pour nous l'immigration n'est pas un « problème ». C'est une donnée positive des évolutions économiques et sociale du 2ème siècle. C'est un atout qui est nécessaire au développement et à l'enrichissement des sociétés.
Le Parti Socialiste français se donne pour objectif « de maîtriser dans le respect de nos valeurs le flux migratoire et l'accueil des immigrés » (texte du PS sur l'Europe adopté le 12 mars 2009), ce qui revient à considérer l'immigration comme un « flux » qu'il faut gérer. Il prétend s'opposer à la « Directive de la honte » mais ne réclame pas son abrogation. Le Manifeste du PSE, sous prétexte de « lutte contre l'immigration clandestine » veut développer une « stratégie commune de contrôle aux frontières extérieures » et « des accords de partenariat avec les pays d'émigration et de transit, incluant notamment les procédures d réadmission »
Le Front de gauche défend le « respect des droits fondamentaux des personnes issues de l'immigration, à commencer par le droit d'asile, le droit à la scolarisation des enfants et le droit du travail ; droit de vote et d'éligibilité aux élections locales et européennes pour tous les résidents au même titre que les citoyens de l'Union Européenne ; régularisation des « sans papiers » avec la mise en place d'une stratégie de co-développement. » (Déclaration de principes)
Nous défendons une politique ambitieuse qui aurait pour objectif d'arriver à terme à une véritable égalité des droits entre français et immigrés et entre ressortissants de l'UE et immigrés
Nous revendiquons dans l'immédiat en France et en Europe :
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la régularisation des sans papiers avec la mise en place d'une politique de co-développement
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le droit au travail et à la scolarisation
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l'abrogation de la directive retour dite «directive de la honte»
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la fermeture des centres de rétention
Ces derniers jours, on
entend fréquemment dans les médias des pseudos-reportages qui prétendent nous informer de l'utilité (ou plutôt là de la non-utilité) de l'Union Européenne, et qui semblent nous dire en creux, "ne
votez pas, si c'est pour cela"! "Cela", c'est "le nombre de battements par minute des balais d'essuie-glace", "la taille des tomates et des avocats", "la longueur des ceintures de
sécurité"...
Le 3 mai, a eu lieu à
Nice, une élection cantonale partielle, conséquence de la démission du conseiller général socialiste, Patrick Allemand, par ailleurs 1er vice-président de la région et secrétaire
fédéral du PS. En général ce type de scrutin ne suscite pas beaucoup d'intérêt. Là , un an après les municipales, un an avant les Régionales et alors que le patron local de l'UMP a des ambitions
ministérielles il y a eu comme une embellie. Présence active de l'ancien maire, Jacques Peyrat pour soutenir son poulain, implication directe du conseiller général démissionnaire devenu pour
l'occasion suppléant de la candidate du PS. Présence tout aussi active de l'ex PS Patrick Mottard qui avait failli emporter la mairie en 2001. Lui aussi avait son propre poulain, soutenu par le
MODEM. Dans cette campagne « riche en personnalités » les Alternatifs et le NPA, unis pour la circonstance, ne sont pas en reste en faisant largement référence au soutien de Besancenot. Enfin le
candidat de l'UMP, Benoit Kandel et sa suppléante Denise Fabre ( !) soutenus très activement par le maire de Nice, Christian Estrosi.
genre tir à vue
ou je ne sais quoi. Et puis, voilà qu’on s’engage sur le terrain de l’OTAN. Faut dire, c’était dans l’air du temps. Jean-Luc dit ce qu’il a à dire, comme on s’en doute, il y était la veille, à
Stras. Il a bien vu ce qui s’y passait, et surtout, comme otanophile, on a déjà fait mieux ! En face, il y avait un type bien de sa personne, costard croisé et bronzage assorti, Pierre
Lellouche, il se nomme ce garçon. Comme on vous le dit, une pointure, en politique. De tous les combats gagnants, il a été. Vous voulez un florilège ? Y a qu’à
demander !
