AGENDA MILITANT

Médias :    

Romain Mathieu, porte-parole du PG, sera l'invité de Radio Gué Mozo le vendredi 17 août à 18h. Il y débattra de l'actualité de la gauche avec Jean-François Fleck (Les Verts), Hugues Laine (PS) et Serge Ragot (PCF) notamment.

Vie du PG

14 juin 2009 : Conseil National du PG, Bagnolet


PG Vosges

Campagne d'affichage  "La Gauche ne se relèvera pas sans toi !" et  "Casse-toi pauv'con !"
Campagne de tracts "Après le 7 juin"

Matériel - disponible
: tracts et affiches pour faire connaître la démarche du PG, autocollants du PG - vos demandes sont les bienvenues ! Il est possible de retirer des tracts concernant la casse du service public d'éducation, sachant que c'est un 4 pages en A4, donc pour des raisons d'économies il sera peut-être nécessaire de le transformer en 4 pages format A5, mais c'est faisable. Des tracts peuvent êtres tirés également au sujet de la réforme Pécresse, de la justice, et de la situation économique...


Contact
:
 Parti de Gauche Vosges   =   lepartidegauche88@gmail.com 

Jeudi 10 septembre 2009

A l'occasion de la rentrée, permettez-nous de revenir sur le livre de Romain Mathieu, chercheur en science politique et porte-parole du PG Vosges. Il est sorti en mai 2009 aux éditions l'Harmattan. Vous pouvez vous le procurer auprès de Romain (mail du PG Vosges) ou chez votre libraire (il en reste d'ailleurs à la librairie Au moulin des lettres à Epinal).  

L'idéologie du renoncement - Petite critique contre les fossoyeurs du socialisme revient sur la transformation lente et insidieuse de la ligne du PS depuis quelques années. La dérive qui a amené le PS français à se rapprocher de plus en plus de la ligne des partis sociaux-démocrates européens, en passant du socialisme de 1981 à la rigueur sonnera le glas de l'espérance en une société plus juste que portait le PS depuis la première tentative de programme commun de la gauche dans les années 1970. Ayant aujourd'hui consommé sa mutation en parti démocrate, qui refuse toute idée de changement de société au nom du pragmatisme et du principe de réalité, le PS en est aux grandes manoeuvres pour faire accepter petit à petit à ses adhérents l'union prévue avec le MoDem, au détriment de sa tradition d'union de la gauche, marchant en cela sur les pas du SPD allemand ou du parti social-démocrate hongrois qui gouvernent maintenant avec la droite, toute honte bue, en expliquant que la situation l'exige. Et en effet, on pourra se rendre compte à l'examen des textes socialistes, tant issus des congrès que des livres des responsables du Parti socialiste, que le PS a terminé sa métamorphose et ne met plus la rupture socio-économique avec le capitalisme en avant, car celui-ci constitue maintenant un horizon indépassable qu'on ne peut raisonnablement penser dépasser. Il faut donc être "pragmatique", "raisonnable", "responsable", et tenter des améliorations sociétales, mais surtout pas un changement radical de société, ce qui est de toute façon "impossible". Le consensus s'est donc déplacé de l'accord sur les règles du jeu démocratique à un accord sur les règles du jeu économique. A partir de là, le PS devient une sorte de gauche molle, qui "renonce" à la plupart de ses fondamentaux et remet en cause sa raison d'être au profit du maintien de positions de pouvoir et d'une volonté de représenter maintenant toute la société, c'est-à-dire pour eux une vaste classe moyenne dépersonnalisée. La volonté de changer le monde et d'aller vers une société plus juste et un monde de partage en fait alors les frais, accusée (pour changer!) d'être "archaïque", "dépassée" et l'apanage de "dinosaures" de la politique (tels Jean-Luc Mélenchon par exemple, évidemment). Devant la pente que continue de suivre le PS, il était nécessaire de comprendre ces transformations et de montrer d'où elles venaient.


Texte de la quatrième de couverture :
Chute du bloc communiste. Mondialisation. Fin des idéologies et victoire inéluctable du capitalisme. Face à cela, les bien-pensants, de droite comme de gauche, n'ont qu'un refrain : le changement pour s'adapter, pour prendre en compte la nouvelle complexité du monde qui nous entoure. Tout système de pensée théorique et argumenté est alors décrit, par ces évangélistes de l'idéologie dominante, comme le chemin du totalitarisme. Nous serions rentrés dans l'ère du " pragmatisme ", du " réalisme ". Certains modernisateurs ont cessé de hanter le champ politique, mais d'autres ont pris le relais et ont réussi à changer durablement les modes de pensée du socialisme français. L'évolution a été progressive, douce, mais inéluctable. Pour quel .) résultat ? Une modernisation du vieux socialisme, ou un abandon des principes socialistes pour permettre une normalisation social-libérale ? Le PS est-il encore socialiste ? Dans cette acceptation d'un système capitaliste que le socialisme avait entrepris de dépasser, le changement n'est pas circonscrit à la seule économie de marché. Bien au contraire, tous les fondamentaux, les principes, les héritages du socialisme sont enterrés. Plus que d'une rénovation, c'est donc bel et bien d'un renoncement qu'il faut parler, non pas pragmatique et gestionnaire, mais idéologique, car touchant aux structures mêmes de la pensée socialiste.




Ce livre permet de comprendre la transformation du PS à partir des textes et apporte un éclairage intéressant sur l'idéologie du consensus et de l'acceptation du capitalisme que la direction du PS cherche à faire émerger tout en se réclamant toujours de la gauche, et en en adoptant de façon régulière les accents à chaque fois qu'elle se sent vaciller, car les électeurs ne continueront pas indéfiniment à faire confiance à ceux qui bafouent leurs engagements sur de nombreux sujets (comme l'Europe) et de ce fait se moquent ouvertement de ceux qui ont cru en eux.

 

Bonne lecture, et n'hésitez pas à faire découvrir ce livre à vos amis et camarades qui voudraient mieux comprendre la situation du PS pour se retrouver dans l'actualité foisonnante de la gauche, que le PS contribue pour une large part à opacifier, de par ses revirements et ses annonces fracassantes et récurrentes.

 

PG Vosges 

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Mardi 21 juillet 2009

Le secteur Santé protection sociale de l’Union des Familles Laïques (UFAL) demande au Gouvernement de réagir face à l’imposture du site hostocomparateur.com et par la même occasion de ne pas cautionner le tapage publicitaire lancé à grands frais par la Fédération patronale de l’hospitalisation privée (FHP) qui souhaite promouvoir le site qu’elle a elle-même créé.


L’UFAL considère que ce site n’est qu’un pur outil de propagande de l’hospitalisation privée mais surtout de désinformation des citoyens. En effet, au moyen de ce site la FHP décline un honteux mensonge faisant croire d’une manière caricaturale aux citoyens qu’une intervention chirurgicale dans une clinique privée à but commercial pour les actionnaires coûterait soit disant moins cher à la communauté qu’une même intervention à l’hôpital public.

De même, pour mieux tromper la vigilance des citoyens cette fédération patronale qui, rappelons-le, défend les intérêts des spéculateurs boursiers qui sont les fonds de pension américains et autres banques d’affaires détenant la plupart des cliniques privées en France, donne comme dénomination à son site hostocomparateur (comme hôpital), pour laisser entendre qu’il s’agit d’un site officiel des autorités sanitaires.

L’UFAL s’insurge contre une telle tromperie, elle s’inquiète également du silence du gouvernement qui laisse, non mécontent, libre court à de telles pratiques.

Non, les interventions chirurgicales dans les cliniques privées ne sont pas moins chères qu’à l’hôpital public qui assure sans exclusives et contrairement aux cliniques privées la prise en charge de tous les cas (interventions lourdes, maladies rares, formations des médecins, recherches, innovations thérapeutiques, etc.). L’hospitalisation privée, quant à elle, se spécialise uniquement dans les secteurs rentables ouverts par la 11ème version de la tarification à l’activité (T2A) largement influencé par le lobby financier et bancassurantiel. De même, l’UFAL souligne que l’argent versé à l’hôpital par l’Assurance Maladie consécutivement aux soins prodigués aux patients ne va pas remplir les poches des spéculateurs boursiers et autres dirigeants des établissements privés qui peuvent être rémunérés par des stocks options et autres revenus issus des bénéfices réalisés sur le dos de l’argent public géré par l’Assurance Maladie.

Non, la santé des citoyens n’est pas un objet commercial et l’argent encore une fois versé par l’Assurance Maladie aux hôpitaux est totalement réinvesti au bénéfice des malades, de la recherche et de la qualité des soins et non comme le souhaite la fédération de l’hospitalisation privée à remplir les caisses des fonds de pension et autres banques d’affaires.

Jeudi 16 juillet, UFAL, Bernard Teper (co-responsable du secteur santé - protection sociale de l'UFAL)

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Vendredi 17 juillet 2009

LE PARTI DE GAUCHE DÉNONCE UNE RUPTURE DÉMOCRATIQUE INADMISSIBLE


Manuel Zelaya, président démocratiquement élu du Honduras, vient d'être victime, dimanche 28 juin, d'un coup d'Etat organisé par l'armée, alliée à l'opposition de droite du pays. Le président hondurien, séquestré par l'armée, a été emmené hors du pays au Costa Rica. Ce pays, l'Organisation des Etats américains (OEA) et l'ONU, par la voix de Miguel d'Escoto, président de l'Assemblée générale des Nations Unies, ont condamné cet acte.

Depuis plusieurs semaines, le président hondurien, dont le pays est membre de l'Alternative bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (Alba), menait une bataille politique majeure pour ouvrir la voie à l'organisation d'un processus constituant auquel la droite et l'armée sont fermement opposées. Ce dimanche, les honduriens étaient appelés à se prononcer, par le vote, sur la proposition du président Manuel Zelaya de convoquer, dans le cadre des prochaines élections nationales de 2010, une Assemblée nationale constituante. C'est le jour qu'à choisi l'armée pour faire ce coup d'Etat.


Le Parti de gauche dénonce ce coup de force d'un autre âge et exige la libération immédiate du président Manuel Zelaya et le retour à la constitutionnalité. Il attend également des Etats-Unis une prise de position claire de condamnation du coup d'Etat et engage l'Union européenne et ses gouvernements à prendre toutes les initiatives en mesure de contribuer au retour de la démocratie au Honduras.

Paris, le 28 juin 2009.

- Publié dans : International
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Vendredi 17 juillet 2009
Les organisations politiques constitutives du Front de Gauche se sont réunies le vendredi 10 juilet 2009.


Elles ont tout d'abord confirmé leurs larges convergences de vues sur la situation politique et sociale du pays.


La crise globale du système capitaliste, à la fois économique, sociale, écologique et démocratique continue de se développer avec des conséquences désastreuses pour les salarié-e-s et pour l'ensemble de notre peuple comme pour le devenir de notre planète. Nicolas Sarkozy a décidé de poursuivre et d'amplifier son offensive antisociale dans les secteurs privé et public, son soutien aux logiques financières et à un type de développement uniquement tourné vers le profit maximum de quelques grands groupes au détriment des besoins sociaux et des équilibres écologiques.


Pour faire face à cette situation, le Parti Communiste français, le Parti de Gauche et la Gauche Unitaire veulent contribuer aux luttes et à l'union la plus large autour des salariés pour l'emploi, les salaires et tous les revenus; la défense et le développement des services publics; le refus catégorique du recul de l'âge de la retraite; la bataille contre le réchauffement climatique de la planète et pour le respect des équilibres écologiques.


Tirant quelques leçons du scrutin des européennes, les trois partis ont souligné l'abstention massive des classes populaires et des jeunes dans cette élection ainsi que le recul en France et en Europe des forces qui se réclament de la sociale démocratie ou du social libéralisme. Ce vote confirme ainsi le désaveu des peuples à l'égard de l'Europe libérale et sanctionne à gauche les organisations qui se sont ralliées aux logiques libérales et capitalistes.


Dans ce contexte marqué d'une crise profonde de la gauche ils se félicitent du premier pas que constituent les résultats positifs du Front de Gauche. Ils considèrent plus que jamais indispensable de répondre aux attentes de toutes celles et de tous ceux qui, à gauche et dans le mouvement social, souhaitent une alternative politique à vocation majoritaire en rupture avec les logiques capitalistes et les modèles productivistes.


C'est pourquoi ils décident de poursuivre, d'élargir et d'enraciner la démarche du Front de Gauche afin de construire une alternative de transformation sociale et écologique et sur cette base, la majorité populaire et politique qui permettra de la mettre en œuvre et de battre la droite durablement.


Ils proposent d'ouvrir un grand chantier public de construction de cette alternative en s'adressant à toutes les forces, à toutes celles et tous ceux qui partagent et qui voudront participer à cette démarche.


Ce chantier devra travailler en particulier trois questions : l'utilisation de l'argent au service de l'intérêt général et du développement durable ainsi que la répartition des richesses; l'évolution des pouvoirs dans les institutions, dans les entreprises et dans la vie publique en relation avec la mise en place de nouveaux droits pour les salarié-es et les citoyen-nes ; la mise en place d'un nouveau mode de développement économique, social et culturel respectueux des équilibres écologiques de notre planète et permettant à toutes et tous de bien vivre.
Les formes de cette élaboration mêleront le travail entre les organisations qui souhaitent s'impliquer dans la démarche du Front de Gauche, les auditions nécessaires et les initiatives publiques - dans l'esprit du forum débat tenu à la mutualité le 3 juillet : « trois heures pour une alternative de gauche » - permettant d'associer l'ensemble des citoyennes et des citoyens qui le souhaitent à cette construction : syndicalistes, responsables associatifs, personnalités du monde de la création et de la recherche.


Elles se conjugueront avec les campagnes d'urgences que propose le Front de Gauche tout d'abord autour des actions permettant de mieux faire connaître et partager les trois propositions de lois déposées par leurs parlementaires pour les salaires et l'ensemble des revenus, pour l'interdiction des licenciements dans les entreprises qui versent des dividendes aux actionnaires, pour la défense et le développement des services publics; ensuite pour travailler les convergences nécessaires à construire pour le droit et le financement des retraites dès l'age de 60 ans et enfin pour la préparation du sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique.


Enfin, en lien avec les différentes rencontres qu'elles viennent d'avoir, les organisations du Front de Gauche signataires de ce communiqué décident d'ouvrir un groupe de travail sur les prochaines échéances régionales. Ce groupe de travail aurait pour fonction de conduire, une réflexion sur les contenus à même de créer les conditions d'un rassemblement à vocation majoritaire porteur de mesures solidement et réellement ancrées à gauche Il serait proposé aux partis qui s'y sont déjà déclarés déclarés favorables, qu'ils se retrouvent ou pas au sein du Front de Gauche et plus largement aux forces qui se reconnaîtront dans un tel projet. Ils se réuniront à nouveau à la fin du mois d'août pour mettre en œuvre cette offre.

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Vendredi 17 juillet 2009

La rencontre des délégations du NPA et du Parti de Gauche respectivement conduites par Olivier Besancenot et Jean-Luc Mélenchon qui a eu lieu le 30 juin au siège de ce dernier a donné lieu à la déclaration commune suivante :


Le NPA et le Parti de Gauche constatent les ravages provoqués par la crise globale du système capitaliste, à la fois économique, sociale et écologique, dans laquelle la politique des classes dirigeantes a plongé le monde. Ils dénoncent la vague de licenciements qui frappe de plein fouet le monde du travail et l'offensive de Nicolas Sarkozy, de la droite et du Medef contre les salariés annoncée lors du Congrès de Versailles et dont la volonté de retarder l'âge du départ à la retraite est un élément phare.


Face à cette offensive pour faire payer les frais de la crise aux classes populaires, devant l'urgence de la situation, quelles que soient par ailleurs les divergences entre les deux formations, le NPA et le Parti de Gauche souhaitent œuvrer à la préparation d'une contre-offensive du monde du travail pour faire valoir ses exigences au premier rang desquels la garantie d'un emploi, l'augmentation des salaires mais aussi tout refus de recul de l'âge de la retraite.

Sarkozy et la droite se prévalent des résultats des élections européennes pour donner une légitimité leur politique réactionnaire. Pourtant seul un électeur sur dix a donné son suffrage à l'UMP. Il s'agit en réalité moins d'une victoire de la droite que de l'incapacité de la gauche à lui opposer une véritable alternative. En proposant d'accompagner ce système et en se contentant de remèdes homéopathiques qui ne le remettent pas en cause, cette gauche devient du coup inutile aux yeux du plus grand nombre. C'est ce qui explique la crise profonde des partis de la social-démocratie en Europe. L'abstention massive des classes populaires et des jeunes - phénomène le plus important de ces élections - illustre cruellement cette tendance de fond. Cette abstention est certes au rejet de l'actuelle construction libérale et antidémocratique de l'Europe. Mais aussi au fossé de plus en plus grand entre les aspirations populaires et l'offre de la gauche institutionnelle. Dans une situation où la crise va s'aggraver, il y a là un risque majeur. On ne peut que s'inquiéter de la progression de l'extrême droite. Elle prouve qu'elle peut profiter du désespoir des milieux populaires.


Les deux partis soulignent également l'ambiguïté du vote Europe Ecologie. Il reflète une prise de conscience salutaire de la crise écologique. C'est décisif ! Mais ses porte-parole en font aussi une stratégie politique pour dépasser le clivage gauche/droite. Pour nous, on ne peut ignorer le lien étroit entre la logique prédatrice du capitalisme et le désastre environnemental.


Ils s'accordent pour favoriser l'unité la plus grande contre les projets de la droite et du patronat que ce soit dans le domaine social, écologique, et des droits et des libertés. Le NPA et le Parti de Gauche sont ainsi unis actuellement dans la mobilisation contre l'EPR ou dans le comité national contre la privatisation de La Poste. Mais ils avancent aussi des propositions d'initiatives sur le terrain de la lutte contre les licenciements.

Les deux formations estiment aussi indispensable d'unir les forces de gauche et des écologistes qui rejettent la logique du système capitaliste aux élections régionales. Il est urgent de rendre plus crédible une véritable alternative au système.


Les deux partis constatent que les propositions issues de leurs instances nationales respectives sont suffisamment proches pour leur permettre d'avancer dans cette voie unitaire pour les élections régionales. En conséquence, ils se prononcent au premier tour des régionales pour un accord national pour les 21 régions hexagonales sur des listes autonomes indépendantes associant les forces qui composent aujourd'hui le Front de Gauche comme le PCF et le Parti de Gauche et le NPA, LO, Alternatifs, Alterekolo et les autres courants qui sont dans la Fédération, militant-e-s de quartiers ou du mouvement social. Le NPA les nomme « forces anticapitalistes », et le PG « l'autre gauche ». Ces listes seraient porteuses des exigences des classes populaires, d'un programme d'urgence en rupture avec la logique capitaliste et le productivisme pour les régions. Elles seront autonomes et indépendantes du PS et des listes de type Europe Ecologie.


Au second tour, les listes soutenues par le Parti de Gauche et le NPA se battront pour faire gagner la gauche et empêcher que des régions basculent à droite. Pour cela, les deux organisations se prononcent d'ores et déjà pour des fusions « techniques » ou « démocratiques » des listes de gauche à l'exception de tout accord incluant le Modem.

Pour le NPA, au sein de l'institution, les élus de ces listes conserveront leur liberté totale de vote et refuseront d'accepter des mesures et des budgets défavorables aux travailleurs et à la population.


Il subsiste évidemment au stade de cette première rencontre des questions à régler.


Pour le Parti de Gauche, l'ambition est d'être en situation d'appliquer le programme de ces listes dans le nombre le plus important possible de régions. Le plus sûr moyen d'imposer ce rapport de force consiste à placer ces listes en tête des listes de gauche au soir du premier tour.


Pour le NPA, les élus refuseront de contracter des accords de gestion avec les dirigeants du PS et d'Europe Ecologie. En effet, le NPA constate que les majorités de gauche ayant géré les régions depuis 6 ans n'ont pas mené de politique visant à satisfaire les besoins de la population et à répondre aux exigences écologiques. Elles ont pris des mesures qui leur étaient défavorables, par exemple des subventions accordées à des entreprises qui licencient.


A ce stade, les deux partis estiment que ces différences n'empêchent pas de poursuivre le processus entamé aujourd'hui. Au contraire, les deux partis estiment que leur rencontre aujourd'hui contribue à renforcer une dynamique positive et s'en félicitent. Un rassemblement aussi ambitieux est possible, il peut changer bien des choses. Pour le rendre toujours plus crédible, le Parti de Gauche et le NPA vont poursuivre leurs contacts, et s'invitent d'ores et déjà à leurs rendez-vous de l'été. Ils proposent également à tous les partenaires pressentis un groupe de travail commun pour commencer à avancer sur le contenu de ce que pourrait être le programme d'un tel rassemblement pour les régionales.


Paris, le 30 juin.


Pour le NPA
: Pierre Baton, Olivier Besancenot, Frédéric Borras, Pierre François Grond, Ingrid Hayes, Guillaume Liégard, Danielle Obono

Pour le Parti de Gauche : Jean Luc Mélenchon, Gabriel Amard, Eric Coquerel, François Delapierre, Audrey Galland, Raquel Garrido, Pascale le Neouannic, Corinne Morel Darleux

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Vendredi 17 juillet 2009

Deux délégations du Parti de Gauche et de la Gauche Unitaire, conduites respectivement par Jean-Luc Mélenchon et Christian Picquet, se sont rencontrées le jeudi 9 juillet 2009.


Les délégations ont constaté leur accord sur l'analyse du résultat des élections européennes. L'abstention massive est un symptôme de la crise de légitimité profonde qui touche la construction libérale de l'Europe qui tourne le dos aux préoccupations de la majorité de la population mais aussi du manque de débouché politique pour les classes populaires. Les droites conservatrices, dont la politique est pourtant contestée par d'importants mouvements sociaux, n'ont pas été massivement sanctionnées. Surtout la crise de la social-démocratie, incapable de définir un véritable projet face à la crise économique qui touche la population et les moyens concrets de le mettre en oeuvre, s'est encore approfondie.


Les résultats du Front de Gauche constituent un point d'appui essentiel pour reconstruire une perspective à gauche.


Cette question est d'autant plus décisive, qu'à l'échelle européenne, les gouvernements s'apprêtent à renforcer la politique de libéralisation de toutes les sphères de la société. Tandis qu'en France, Nicolas Sarkozy, comme il l'a annoncé dans son discours à Versailles, est déterminé à poursuivre son entreprise méthodique de destruction des acquis sociaux. La volonté de remettre en cause la retraite à 60 ans, d'imposer le travail de dimanche, d'ouvrir le capital de la Poste au privée va à l'encontre des aspirations de la majorité de la population. Il est impératif de mettre en échec cette politique.


La multiplication des plans de licenciements dans les entreprises, qui plongent brutalement des milliers de familles dans le chômage, implique la construction d'une mobilisation massive.


Le Parti de Gauche et la Gauche Unitaire sont favorables à la constitution de l'unité la plus large possible de toute la gauche, du Parti Socialiste à Lutte Ouvrière, en soutien aux mobilisations sociales contre la politique de la droite et du patronat.


Mais pour faire face à la véritable contre-révolution conservatrice mise en oeuvre par Sarkozy, il est vital qu'une véritable gauche se reconstruise et se fasse entendre. L'orientation sociale libérale du Parti Socialiste, qui s'oriente de plus en plus vers une stratégie d'alliance avec le centre droit, ne peut offrir de perspective aux salariés. Les propositions d'Europe Ecologie, qui prétend répondre à la crise écologique sans remettre en cause la logique libérale, s'inscrivent également dans une stratégie, d'alliance avec le centre et de dépassement des clivages gauche-droite.


C'est une véritable gauche de gauche qu'il faut reconstruire, dont l'objectif est de contester l'hégémonie du social libéralisme et de construire une majorité à gauche sur une base transformatrice. Une gauche qui soit déterminée à s'opposer sans concession à la politique de la droite et du patronat et qui soit prête à porter son programme dans les institutions. Cela passe par le rassemblement de tous ceux qui veulent réellement s'opposer aux politiques libérales et sociales libérales.


Le Front de Gauche pour changer d'Europe a ouvert le chemin dans cette direction. Le Parti de gauche et la Gauche unitaire sont favorables à la poursuite du Front de gauche, à son élargissement, à son enracinement dans le pays. Il doit s'ouvrir à toutes les forces et militants qui, à gauche, veulent ouvrir une nouvelle voie en rupture avec les politiques libérales : aux socialistes, qui n'acceptent plus la dérive ininterrompue de leur parti et ses ouvertures à droite ; aux courants écologistes et aux militants Verts qui refusent la stratégie « ni droite, ni gauche » d'Europe Ecologie ; aux Alternatifs et aux forces de la gauche alternative ; au Nouveau Parti Anticapitaliste; aux acteurs et actrices du monde syndical et associatif... Le succès de l'initiative à la Mutualité du 3 juillet, le dialogue précieux qui se met en place avec des syndicalistes, des militants écologistes, des défenseurs des droits et des libertés, témoigne des potentialités et de l'attente qui existent aujourd'hui. Le Parti de gauche et la Gauche unitaire sont favorables au développement de ce type d'initiatives qui permet de travailler ensemble, en lien avec le mouvement social et le mouvement syndical, aux contenus d'une véritable alternative. Elles peuvent être organisées dans toute la France.


Le Parti de gauche et la Gauche unitaire convergent sur le fait que le Front de gauche doit à présent s'adresser à tous ceux qui veulent reconstruire une gauche digne de ce nom afin que s'engage un travail d'élaboration sur les contenus, sur les propositions urgentes à porter face à la crise sociale et écologique. Sur la base des trois propositions de loi déposées par les députés du PCF et du PG, comme du contenu des débats des « Trois heures pour une alternative à gauche » pourrait dès la rentrée se développer une grande campagne du Front de gauche, qui nourrirait la tenue dans tout le pays de forums citoyens et réunions-débat largement ouverts à tous les apports. C'est de cette manière que le Front de Gauche pourra s'élargir à tous ceux qui cherchent une véritable alternative à gauche et mener le débat dans toute la gauche pour contester les logiques d'adaptation au libéralisme.

 

Dans cette logique, pour les élections régionales, le Parti de gauche et la Gauche unitaire souhaitent que s'engage rapidement un travail de réflexion sur la politique que pourraient conduire des régions au service du plus grand nombre. Une politique qui ne se contente pas de prolonger les gestions des six années écoulées et s'oppose résolument aux logiques capitalistes et libérales. Ils sont, dans ce cadre, favorables à la présentation au premier tour de listes autonomes du Front de gauche, constituées avec toutes les organisations qui, ne se retrouvant pas nécessairement au sein de celui-ci, convergeraient sur des propositions politiques identiques. L'ambition est d'être en situation d'appliquer le programme de ces listes dans le nombre le plus important possible de régions. Le plus sûr moyen d'imposer ce rapport de force consistera à placer ces listes en tête des listes de gauche au soir du premier tour.

Quoi qu'il arrive, au second tour, ces listes auront pour préalable de faire gagner la gauche. Pour cela, les deux organisations se prononcent d'ores et déjà pour des fusions avec les autres listes de gauche, dans le respect de l'indépendance politique des unes et des autres, sur la base des résultats respectifs de chacune au premier tour, sans accord avec le Modem ou d'autres forces de droite.


Pour avancer dans ce sens, le Parti de Gauche et la Gauche Unitaire proposent que le Front de Gauche prenne d'initiative de mettre en place un groupe de travail pour élaborer le programme de ces listes de rassemblement. Les premières rencontres entre des composantes du Front de Gauche avec des organisations comme Les Alternatifs, République et Socialisme et le NPA démontre les potentialités que sucite la démarche du Front de Gauche et la possibilité de travailler avec d'autres forces.


En outre le PG a proposé à GU de fonder le Parti de Gauche lors de son congrès programmatique de décembre. Il est proposé pour cela à GU de rentrer au comité de co-organisation de ce congrès.


La Gauche unitaire, qui considère que l'urgence des urgences consiste à développer et étendre la démarche du Front de gauche en faisant de la diversité de ce dernier une force d'attraction essentielle, a enregistré cette proposition et indiqué qu'elle y répondrait par écrit dans les prochaines semaines.

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Jeudi 16 juillet 2009



Martine BILLARD, députée de Paris, a annoncé ce jour, lors d'une conférence de presse à l'Assemblée Nationale, en présence de Jean Luc Mélenchon, Président du Parti de Gauche (PG), sa décision de quitter le parti des Verts et de co-organiser le Congrès fondateur du Parti de Gauche qui aura lieu en décembre.


Le Parti de Gauche se félicite de cet événement politique majeur et inédit.


Dès le meeting de lancement du PG le 29 novembre 2008, Jean Luc Mélenchon avait appelé les « écolos de gauche » à contribuer au projet du PG en plaçant l'écologie politique au coeur des orientations du Parti de Gauche et en consacrant son tout premier Forum à la planification écologique.


Face aux menaces que fait peser la droite sur la démocratie, la justice sociale et les libertés publiques, face aux urgences écologiques, face à la crise dans laquelle nous plonge le système capitaliste et à l'incapacité de la social-démocratie à y répondre, il faut une nouvelle gauche synthétisant les apports de l'écologie politique, du socialisme et de la république émancipatrice. Dans la crise de civilisation où se trouve l'humanité, la gauche doit se réinventer. Parti creuset, le PG veut être au service de ce dessein.


Dans ce cadre, le Parti de Gauche avait annoncé qu'il ouvrait le comité de co-organisation de son Congrès fondateur, chargé d'adopter son programme, qui se tiendra en décembre 2009, à toutes les forces et personnalités désireuses de travailler ensemble à l'émergence d'une alternative crédible, fondée sur un projet ambitieux et radical de rupture avec le capitalisme et la logique productiviste.


C'est donc cette main tendue que Martine Billard a accepté de saisir, en indiquant que « l'heure n'est pas au repli ni à la négation du clivage gauche-droite prônée par Europe Ecologie mais au regroupement de tous ceux qui n'acceptent pas la logique du système capitaliste et du productivisme. »

Paul Aries, objecteur de croissance et directeur du Sarkophage, a indiqué suivre la même démarche.

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Jeudi 16 juillet 2009

Cet article a été publié dans le numéro de juillet 2009 du Petit Pompon Rouge, journal de l’opposition municipale de Remiremont. Ce journal est distribué à l’ensemble de la population romarimontaine.

   

La droite évoque à nouveau le recul de l’âge de la retraite. Ils proposent, sans aucune gêne, de la repousser à 67 ans. Mais quelles sont les justifications avancées ? Celles-ci sont de deux ordres, tous deux irrecevables.


La première justification est évidemment le marronnier politique habituel : la dette. La Sécurité Sociale serait en plein déficit, il conviendrait dès lors d’augmenter les recettes pour faire face à l’explosion des dépenses.

Simple bon sens, me direz-vous. Eh bien non ! Car si le budget de la Sécurité Sociale va mal, c’est avant tout un effet budgétaire orchestré et parfaitement voulu. Comment expliquer autrement que les estimations de croissance – fondatrices du budget de la sécurité sociale qui est assise sur le travail, et donc sur l’activité économique, soient aussi aberrantes ? Pour 2008, la loi de financement prévoyait une estimation basse de 1.5%… Depuis 25 ans – et ce processus a pris de l’ampleur depuis 2002 – les gouvernements successifs ont multiplié les dispositifs incluant des exonérations de cotisations patronales. Cette perte de recettes n’est pas anodine puisqu’elle se chiffre à plusieurs milliards d’euros par an. Ensuite, le fameux bouclier fiscal. 15 milliards de cadeaux aux plus riches. Tout cela forme une possible recette bien supérieure au déficit affiché. D’ailleurs, le gouvernement Jospin, de 1999 à 2002, avait ramené à l’équilibre ce budget qui, dés l’année suivante, a retrouvé le déficit qu’on lui connaît grâce aux bons offices de Raffarin…

D’autre part, le gouvernement explique que cette solution est mise en place partout en Europe. C’est donc la seule, l’unique, la meilleure solution. Prenons l’exemple du Royaume-Uni. Blair, puis Brown, ont reculé l’âge de la retraite des femmes à 65 ans dès 2020, âge auquel les hommes sont déjà contraints. Mais l’objectif n’est pas d’éponger un quelconque déficit puisqu’il est déjà prévu la possibilité… de supprimer purement et simplement l’âge de la retraite. Bienvenue au XIXe siècle !

Les véritables objectifs ne visent donc qu’à rentrer dans les clous de la mondialisation néolibérale imposée par l’OMC : faire du monde un marché bien juteux à exploiter. La retraite est un obstacle. La droite entend donc la détruire : la solidarité, et puis quoi encore ? Soyez réalistes…


Romain Mathieu, étudiant-chercheur en sciences politiques et essayiste.

 

 

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Mardi 12 mai 2009

La construction libérale de l'Union Européenne vise à garantir une liberté totale de circulation aux capitaux, aux entreprises et aux marchandises mais elle est une véritable forteresse pour ceux qui fuient la misère et les conflits, d'Irak et d'Afghanistan notamment, dont les pays de l'Europe portent une responsabilité. Ce sont de véritables camps de détention qui se multiplient aux frontières de l'Europe, en Grèce à Lampedusa en Italie ou à Ceuta et Mellila en Espagne.

L'hypocrisie des élites européennes est totale sur la question de l'immigration. Alors que les patrons européens expriment le besoin d'une main d'œuvre immigrée abondante qu'ils sur exploitent pour renforcer la pression sur les salaires, les partis de droite européens se font élire  sur la base d'orientation politique de plus en plus xénophobes.

 

A l'opposé d'une nécessaire harmonisation par le haut des politiques d'accueil, les libéraux européens ont pour projet « d'externaliser » la gestion des immigrés, c'est à dire le « tri » des flux migratoires jugés « utiles » à travers la construction de centre de rétention de masses au Maroc, en Libye ou en Ukraine.

 

La Directive Européenne sur la détention et l'expulsion des personnes étrangères, « directive retour » adopté le 18 juin 2008 avec le soutien d'une partie des socialistes européens a été renommé « Directive de la Honte ».


Elle permet l'emprisonnement sans jugement et sans possibilité de se défendre, pendant 18 mois, des personnes entrées de façon irrégulière sur le territoire de l'UE. Ces personnes peuvent être également frappées d'interdiction de territoire pendant 5 ans. Cela revient à criminaliser les migrants. Elle permet l'expulsion des mineurs, séparés de leurs parents, et des femmes enceintes dans des « pays tiers » (qui ne sont pas les pays d'origine).

 

La présidence Sarkozy de l'UE a été marquée par une aggravation des politiques répressives contre les immigrées qui sont considérées comme des « flux » qu'il faut réguler selon les besoins économiques.

Elle a renforcé la politique « d'immigration choisie » à l'échelle de l'UE en instaurant une « carte bleue » (sur le modèle de la « green card » américaine) pour faciliter l'immigration de travailleurs qualifiés sélectionnés.

 

En France, la chasse aux sans papiers menée par le gouvernement suscite de fortes résistances, dans les écoles sur les lieux de travail. Le gouvernement a même fixé comme objectif d'inculper les « aidant », les personnes en situation régulière qui défendent les sans papiers, à la hauteur de 5600 pour l'année 2009. Comme s'il s'agissait d'un objectif comptable parmi d'autres !

Le Pacte sur l'immigration et l'asile défendu par Hortefeux à l'échelle européenne a instauré :

  • le fichage des bénéficiaires des mesures d'aides au retour
  • un renforcement des frontières européennes
  • l'interdiction des régularisations massives (pratiquées ces dernières années en Espagne et en Italie) pour ne faire que du «cas par cas».
  • la reconnaissance mutuelle des reconduites entre États.

 

Pour nous l'immigration n'est pas un « problème ». C'est une donnée positive des évolutions économiques et sociale du 2ème siècle. C'est un atout qui est nécessaire au développement et à l'enrichissement des sociétés.

Le Parti Socialiste français se donne pour objectif « de maîtriser dans le respect de nos valeurs le flux migratoire et l'accueil des immigrés » (texte du PS sur l'Europe adopté le 12 mars 2009), ce qui revient à considérer l'immigration comme un « flux » qu'il faut gérer. Il prétend s'opposer à la « Directive de la honte » mais ne réclame pas son abrogation. Le Manifeste du PSE, sous prétexte de « lutte contre l'immigration clandestine » veut développer une « stratégie commune de contrôle aux frontières extérieures » et « des accords de partenariat avec les pays d'émigration et de transit, incluant notamment les procédures d réadmission »

 

Le Front de gauche défend le « respect des droits fondamentaux des personnes issues de l'immigration, à commencer par le droit d'asile, le droit à la scolarisation des enfants et le droit du travail ; droit de vote et d'éligibilité aux élections locales et européennes pour tous les résidents au même titre que les citoyens de l'Union Européenne ; régularisation des « sans papiers » avec la mise en place d'une stratégie de co-développement. » (Déclaration de principes)

Nous défendons une politique ambitieuse qui aurait pour objectif d'arriver à terme à une véritable égalité des droits entre français et immigrés et entre ressortissants de l'UE et immigrés

Nous revendiquons dans l'immédiat en France et en Europe :

  • la régularisation des sans papiers avec la mise en place d'une politique de co-développement
  • le droit au travail et à la scolarisation
  • l'abrogation de la directive retour dite «directive de la honte»
  • la fermeture des centres de rétention
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Mardi 12 mai 2009

Ces derniers jours, on entend fréquemment dans les médias des pseudos-reportages qui prétendent nous informer de l'utilité (ou plutôt là de la non-utilité) de l'Union Européenne, et qui semblent nous dire en creux, "ne votez pas, si c'est pour cela"! "Cela", c'est "le nombre de battements par minute des balais d'essuie-glace", "la taille des tomates et des avocats", "la longueur des ceintures de sécurité"... 
Alors certes, on peut déplorer le fait que la commission européenne préfère pondre des réglements sur la taille obligatoire des tomates ou des pommes de terre plutôt que de s'intéresser aux avancées concrêtes, mais qu'on ne s'y méprenne pas : tous ces réglements sur tout et sur rien masquent bien le véritable travail de sape des acquis sociaux et des services publics que mène la commission (secondée par l'alliance objective PPE-PSE au Parlement Européen). Et le choix des journalistes de s'intéresser à ces "bêtises" de taille des tomates n'a qu'un seul but : nous prouver que l'Europe ne s'intéresse pas aux citoyens et n'en a rien à foutre de la vie quotidienne des gens, avec en message subliminal, "puisque c'est comme ça, ça veut bien dire que qui que vous élirez, l'Europe ne changera jamais. Donc pourquoi vous embéter à aller voter ? Allez donc à la pèche le 7 juin, si c'est pour la taille des tomates!"

Voici donc un point sur l'utilité du Parlement Européen...


S'élève chaque jour plus, l'exigence démocratique, l'exigence de souveraineté vis-à-vis de l'ensemble des institutions européennes.


Le sommet du G 20 qui vient de se tenir à Londres, haut dans le verbe pour fustiger le capitalisme financier, bas dans les actes pour décider d'un autre type de développement, est au paroxysme d'une société dont les peuples sont exclus. Cette organisation de la société est dépassée, obsolète. Elle doit faire place à une société de vivre ensemble, dans laquelle les citoyennes et les citoyens prennent leur devenir en main.

 

Ainsi si le Parlement européen est la seule institution européenne démocratique puisque élue au suffrage universel des peuples de l'Union européenne, il est indispensable d'envisager un bond en avant dans sa démocratisation et dans celle de toutes les institutions.


Bien sûr au cours des années, le Parlement européen a acquis de plus en plus de pouvoir : pouvoir de co-législateur à égalité avec le Conseil, pouvoir de censure de la Commission, pouvoir budgétaire, pouvoir d'enquête.


Il l'a montré parfois de manière positive en refusant de cautionner la volonté des gouvernements de rehausser les relations UE-Israël, en bloquant le projet de directive de déréglementation de la durée hebdomadaire maximale du temps de Travail à 48h et rejetant la directive portuaire.

Plus 80% des lois votées par le Parlement français sont des transpositions de lois adoptées par le Parlement européen.


Le patronat européen ne s'y trompe pas et entretient une armée de lobbyistes pour influencer le Parlement. Ce n'est pas pour rien, s'il y a une banalisation de l'abstention par les puissants de l'Union européenne.

Ils craignent par-dessus tout que les peuples européens se mêlent de leurs affaires. Les résultats des différents référendums sur les Traités européens leur donnent raison d'avoir peur. Leurs pouvoirs sur l'Union européenne s'arrêtent aux bornes de l'implication des citoyens européens dans leurs propres affaires.


Ainsi dire et laisser dire que le Parlement européen ne sert à rien est une contre vérité alimentée par les tenants actuels du pouvoir pour continuer dans la voie du libéralisme.


Il s'agit souvent d'une méconnaissance des conditions des batailles politiques européennes en général, et des prérogatives acquises au fil des quinze dernières années par le Parlement de Strasbourg en particulier.  Notamment en matière de "codécision".  Ainsi, dans nombre de domaines, particulièrement ceux liés au marché intérieur européen, la Commission européenne propose des projets de directives ou de règlements, mais ce sont le Parlement européen et le Conseil (qui représente les 27 gouvernements) qui les adoptent, les amendent ou les rejettent.  Et si ces deux institutions n'arrivent pas à s'entendre sur un texte identique à la virgule près, la directive ou le règlement ne peut entrer en vigueur.


Dans de nombreux cas, le Parlement a donc parfaitement  les moyens de bloquer ou de rendre caduc un projet de la Commission.


Bien souvent, l'on se retrouve, hélas, dans une situation différente: l'amendement de rejet du projet de la Commission que présente presque systématiquement le groupe de la "Gauche unitaire européenne - Gauche verte nordique" (GUE - NGL) n'obtient qu'une centaine de voix, la majorité des élus - PSE compris - préférant modifier le texte sans toucher au fond.


Ce fut le cas de la "Directive Bolkestein": la majorité s'est contenté d'en réduire le champ d'application en laissant croire, à tort, que tout le danger était dès lors écarté en ce qui concerne les domaines laissés en dehors de la directive: santé, services sociaux d'intérêt général...  Le rejet complet d'un texte aussi emblématique aurait, à l'inverse, rendu politiquement beaucoup plus difficile pour la Commission européenne le fait de revenir à la charge sur ces points Ce qu'elle a déjà commencé à faire.


Le problème n'est donc pas l'absence de pouvoirs du Parlement, mais le trop faible nombre de députés prêts à rompre, par leur action et par leurs votes, avec la logique libérale.
Aussi, proclamer que "le Parlement européen ne sert à rien", cela sonne "de gauche", mais aide la droite... et ses alliés.  Pendant ce temps, les directives passent et sont tranquillement transposées en droit national dans chaque pays membre.


Deux questions méritent d'être clarifiées à ce propos :


La première est celle d'une apparente contradiction: si les traités les plus récents ont renforcé les prérogatives du Parlement européen, pourquoi les avons-nous combattus ?  C'est que ces mêmes traités ont surtout intégré et codifié un modèle économique libéral - avec des règles contraignantes pour tout Etat qui l'a signé et ratifié.  Par conséquent, une "autre Europe" exige un autre traité.  C'est fondamental.  Mais cela n'efface pas la possibilité - et le devoir pour la gauche - d'user des prérogatives nouvelles de ce Parlement pour contrer ces règles, empêcher autant que possible qu'elles soient traduites en directives, et nourrir la crise de légitimité du modèle actuel pour faire murir les conditions d'une alternative.


L'autre question à clarifier est celle de l'articulation entre ce type d'action parlementaire et les mouvements sociaux. Sans appui sur les luttes sociales, le mouvement associatif, les réseaux citoyens, les élus locaux..., un groupe GUE aurait été marginalisé au sein du Parlement européen.  En revanche, en devenant un interlocuteur privilégié des acteurs sociaux porteurs de l'exigence de "changer d'Europe", il a conquis une place incontestable dans la confrontation  politique dans toutes les institutions européennes.  Il est donc clair que le groupe GUE, auquel seront apparentés les futurs élus du Front de Gauche, a besoin de ces liens de coopérations étroites et permanentes avec syndicats, ONG, réseaux de gauche pour peser utilement. Mais l'inverse est tout aussi vrai. Les mobilisations sociales seules ne suffisent pas à faire basculer les rapports des forces.  Il n'y a pas de lien mécanique antre la puissance d'une manifestation devant le Parlement et le résultat du vote des parlementaires. Changer la donne en Europe exige une construction dans la durée faite de luttes sociales, de bataille d'idées et d'interventions politiques, depuis le "terrain" jusqu'aux institutions.


Ce qui a fait la force de l'irruption citoyenne extraordinaire de la campagne pour le référendum de 2005 en France, c'est qu'elle a intégré tous ces niveaux d'intervention.  La révélation de "la face cachée de la Constitution" fut diffusée à plusieurs millions d'exemplaires dans le pays par le journal l'Humanité, convaincu de la justesse de cette cause pour s'adresser largement à la population.  Les plus politisés de nos concitoyens s'en saisirent ainsi que de plus en plus d'organisations de gauche pour une fois unies.  Un débat s'engagea, qui fit boule de neige. Des progressistes d'autres pays européens y prirent part.


C'est l'illustration par excellence de cette "nouvelle façon de faire de la politique" seule apte, à nos yeux, dans la durée, à changer l'Europe.

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