AGENDA MILITANT

Médias :    

Romain Mathieu, porte-parole du PG, sera l'invité de Radio Gué Mozo le vendredi 17 août à 18h. Il y débattra de l'actualité de la gauche avec Jean-François Fleck (Les Verts), Hugues Laine (PS) et Serge Ragot (PCF) notamment.

Vie du PG

14 juin 2009 : Conseil National du PG, Bagnolet


PG Vosges

Campagne d'affichage  "La Gauche ne se relèvera pas sans toi !" et  "Casse-toi pauv'con !"
Campagne de tracts "Après le 7 juin"

Matériel - disponible
: tracts et affiches pour faire connaître la démarche du PG, autocollants du PG - vos demandes sont les bienvenues ! Il est possible de retirer des tracts concernant la casse du service public d'éducation, sachant que c'est un 4 pages en A4, donc pour des raisons d'économies il sera peut-être nécessaire de le transformer en 4 pages format A5, mais c'est faisable. Des tracts peuvent êtres tirés également au sujet de la réforme Pécresse, de la justice, et de la situation économique...


Contact
:
 Parti de Gauche Vosges   =   lepartidegauche88@gmail.com 

Mardi 12 mai 2009

Le 3 mai, a eu lieu à Nice, une élection cantonale partielle, conséquence de la démission du conseiller général socialiste, Patrick Allemand, par ailleurs 1er vice-président de la région et secrétaire fédéral du PS. En général ce type de scrutin ne suscite pas beaucoup d'intérêt. Là , un an après les municipales, un an avant les Régionales et alors que le patron local de l'UMP a des ambitions ministérielles il y a eu comme une embellie. Présence active de l'ancien maire, Jacques Peyrat pour soutenir son poulain, implication directe du conseiller général démissionnaire devenu pour l'occasion suppléant de la candidate du PS. Présence tout aussi active de l'ex PS Patrick Mottard qui avait failli emporter la mairie en 2001. Lui aussi avait son propre poulain, soutenu par le MODEM. Dans cette campagne « riche en personnalités » les Alternatifs et le NPA, unis pour la circonstance, ne sont pas en reste en faisant largement référence au soutien de Besancenot. Enfin le candidat de l'UMP, Benoit Kandel et sa suppléante Denise Fabre ( !) soutenus très activement par le maire de Nice, Christian Estrosi.

 


Pour éviter toute mauvaise surprise, le Préfet a précipité le scrutin avec le délai minimum possible, soit trois semaines, dont deux semaines de vacances. Pour emballer le tout Nicolas Sarkozy, lui-même, s'est personnellement impliqué en venant à Nice quelques jours seulement avant les élections, avec pour thème l'insécurité. Thème porteur dans une ville où le FN à longtemps flirté avec les 30%.

L'enjeu pour la droite et Christian Estrosi était de taille pour confirmer une suprématie. Mission remplie avec un score de près de 48% au premier tour. Echec pour le PS, sa candidate essuie un sérieux recul sur tous les scrutins précédents. Echec pour l'alliance NPA- Alternatifs dont la référence à Besancenot n'a pas suffit à décoller des 2%.


La bonne surprise de ce scrutin à gauche est venue des candidats PC et PG du Front de Gauche qui avec 6,08% doublent le score obtenu aux législatives en 2007 par le candidat du PCF (seul scrutin de référence car aux cantonales 2004 il y avait accord dès le 1er tour PS-PC).


Dans une campagne tout à la fois courte où la machine UMP a tourné à pleine puissance,le choix de mener une campagne de proximité intense a été payant. Au travers de la multitude des contacts engagés, cette campagne a mis en évidence la forte demande d'une véritable alternative de gauche dans ce pays. A Nice ce scrutin marque le début d'une dynamique encourageante, porteuse d'espoir, qui peut porter ses fruits à l'occasion des élections européennes.


Robert INJEY PC

Roselyne GRAC PG

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Dimanche 10 mai 2009

Calendrier des réunions publiques du front de gauche dans les Vosges !!! A ne pas rater !!!


Bus pour aller au meeting de Nancy - 15 mai - 20h - départ 18h30 parking du parc des expositions à Epinal (devant le magasin mercedes)
Avec
Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF
Marc Dolez, député du Nord, PG
Christian Picquet, Gauche Unitaire
Hélène Franco, tête de liste du Front de Gauche dans l'Est



Gérardmer - 18 mai - mairie - 20h -
Avec
Marc Dolez, député du nord, PG
 Roger Tirlicien, conseiller régional de Lorraine, candidat du Front de Gauche, PCF
 Bora Yilmaz, Gauche Unitaire

Remiremont - 22 mai - 18h
Débat au Café le Point Central

Mirecourt - 26 mai - salle de la Bonbonnière (rue Charles Duchesne) - 20h
Débat

Golbey - 27 mai - 18h- salle Barbelouze
Meeting départemental

Saint-Dié - 27 mai - 20h - Espace François Mitterrand
Débat


 

Venez débattre avec nous des propositions du Front de gauche pour changer d’Europe, notamment l’instauration d’un SMIC européen, l’interdiction des licenciements, la défense des Services Publics, les nationalisations bancaires, ou encore la prise en compte de la crise écologique par la remise en cause du productivisme.

 

Par l’unité dans la rue comme dans les urnes,

 

Une autre Europe est possible !



 

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Dimanche 10 mai 2009

Grâce à l'Europe sociale, les travailleurs auront une gamelle à leur nom !

Lorsque j’ai lu l’information dans Fakir (première édition nationale, disponible en kiosque), je me suis pincé. C’était pourtant vrai. Vous voulez savoir comment la Commission Européenne (et son Commissaire social-démocrate aux affaires sociales) conçoit l’Europe sociale ? Allez vite regarder le petit film de propagande qu’elle a réalisé pour vanter son action en faveur des conditions de travail des salariés européens : http://ec.europa.eu/social/main.jsp?catId=679&langId=fr&videosId=1103&vl=fr .

 

par François Delapierre

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Dimanche 10 mai 2009

L'association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé) pointe dans son bilan 2008 le non-respect des droits fondamentaux, insistant sur le sort des mineurs.

L'association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé) dénonce une "inhumanité" du traitement des étrangers dans la zone d'attente de l'aéroport de Roissy, insistant particulièrement sur le sort des mineurs dans son bilan 2008.


Contactée par l'AFP, la direction de la police aux frontières n'avait pas réagi dimanche à ce rapport.


Dans ce rapport annuel reçu dimanche par l'AFP, l'association assure notamment que "le non-respect des droits fondamentaux se constate chaque jour" dans ce lieu d'enfermement où les étrangers sont "souvent perdus et épuisés".


Ses intervenants sont "confrontés à des demandeurs d'asile dont les droits sont bafoués, à des personnes malades qui ne reçoivent pas les traitements adéquats, à des personnes ayant fait l'objet de violences policières, à des séparations de famille, à des mineurs isolés qui se retrouvent perdus au milieu d'adultes...".


L'Anafé, qui parle d'une "inhumanité" de traitement, note que les conditions de leur maintien en zone d'attente "constituent en elles-mêmes une mise en danger des mineurs isolés" qui sont dans les mêmes lieux que des adultes, subissant "la menace de renvoi" mais aussi des "violences policières".


Ainsi, les mineurs âgés de plus de 13 ans ne sont pas séparés des adultes, "en violation" de la Convention internationale des droits de l'enfant et les mineurs âgés de moins de 13 ans sont hébergés dans un hôtel éloigné "dans des conditions opaques", selon l'association.


Cette dernière condamne également "l'absence trop fréquente d'un administrateur ad hoc" normalement chargé de représenter les mineurs isolés lors de la procédure (au moins 59 mineurs isolés n'ont pas eu d'administrateur en 2008 selon les statistiques de l'association).


Pour l'année 2008, l'Anafé a pu créer 226 fiches concernant des mineurs isolés - 171 étant admis sur le territoire et 54 refoulés (sort inconnu pour un de ces mineurs). Ce recensement n'est pas exhaustif souligne l'association, les bénévoles étant souvent trop débordés pour établir des fiches.


L'association relève que les mineurs sont souvent refoulés avant d'avoir pu voir un juge des libertés, qui intervient seulement après quatre jours de maintien en zone d'attente.


Elle note que "la loi française prohibe pourtant toutes les formes d'éloignement forcé à l'égard de mineurs et assure que ces jeunes étrangers sont renvoyés sans "aucune garantie qu'ils n'y soient pas livrés à eux-mêmes une fois arrivés à destination" et alors qu'ils peuvent être victimes de réseaux criminels.


Plus généralement, l'Anafé affirme que les droits de tout étranger maintenu en zone d'attente soit parce qu'il n'est pas admis sur le territoire français, soit parce que son transit a été interrompu ou enfin parce qu'il est demandeur d'asile, lui sont "très rarement notifiés".


L'association qualifie également le droit d'asile à la frontière "d'illusion", affirmant notamment qu'à Roissy "la police refuse tout simplement d'enregistrer" la demande d'asile" de certains étrangers (au moins 39 refus en 2008).


Elle s'insurge aussi contre une "détention particulièrement grave puisqu'elle s'exerce sans aucun fondement légal et sans aucun contrôle du juge", le "maintien au poste" par la police aux frontières "d'une personne soupçonnée, en l'absence de preuve, de vouloir migrer irrégulièrement" à l'occasion d'un transit en France.


Association loi 1901 créée en 1989, l'Anafé regroupe 22 organisations et syndicats.


source AFP - information transmise par les soins des militants de RESF 54

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Mercredi 15 avril 2009

Nous vous donnons rendez-vous le vendredi 17 avril :

- à Thaon-les-Vosges, à 17h30, bar Le Bistrot, 200 rue de Lorraine

- à Bruyères, à 20h30, Relais de la Cité, salle Greiber (à côté de la mairie)


Lors ce ces deux réunions publiques vous pourrez débattre du rôle du Front de Gauche et de l'Europe sociale et politique que nous voulons !

Venez nombreux !!!  

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Samedi 11 avril 2009

 

Dimanche 5 avril, voilà pas qu'on a la bonne idée de regarder Ripostes, l’émission « dominicale » de Moati. Puisqu’on nous avait annoncé Jean-Luc Mélenchon en invité. Mais non, pas en « vedette américaine » ! Pour ça, ils avaient prévu quelqu’un d’autre, et une sacrée pointure, même.


Au départ, le débat, il était plutôt correct, pas genre tir à vue ou je ne sais quoi. Et puis, voilà qu’on s’engage sur le terrain de l’OTAN. Faut dire, c’était dans l’air du temps. Jean-Luc dit ce qu’il a à dire, comme on s’en doute, il y était la veille, à Stras. Il a bien vu ce qui s’y passait, et surtout, comme otanophile, on a déjà fait mieux ! En face, il y avait un type bien de sa personne, costard croisé et bronzage assorti, Pierre Lellouche, il se nomme ce garçon. Comme on vous le dit, une pointure, en politique. De tous les combats gagnants, il a été. Vous voulez un florilège ? Y a qu’à demander !


En 2003, il s’oppose à Chirac sur sa politique de refus de la guerre en Irak, qu’il juge anti-américaine. Bientôt rejoint par Madelin (encore un grand humaniste, tiens !), Kouchner (sans commentaires, s’il vous plait, on a dit qu’on ne tire pas sur les ambulances…), Adler et tous les autres. Bon, on va dire erreur de jeunesse ? Quoique !


Autre chose ? L’ISF, il est contre. Il trouve cet impôt injuste, ben voyons ! Les pauvres riches !

Vous en voulez encore ? Tiens, au hasard, le PACS. Le 8 novembre 98, en plein hémicycle, il s’exclame « Vous n’avez qu’à les stériliser ! », en parlant, évidemment des homosexuels qui revendiqueraient le droit à la paternité (A-t-on idée, aussi, de vouloir des enfants, quand on est un homo de base ? Non mais, franchement !). C’est vous dire la largeur d’esprit et la hauteur de vue du personnage. 

Voilà donc le tableau brossé. Pour mettre une touche finale, à ce charmant portrait, tout en finesse, sa sortie de dimanche, sur le plateau de Ripostes.


Jean-Luc essaie d’expliquer pourquoi l’OTAN ce n’est pas vraiment son dada. Je dis bien « tente » d’expliquer. Parce que pour se faire entendre dans ce brouhaha, lève-toi de bonne heure, camarade ! Bref, Lellouche s’énerve, parle à tort et à travers, à travers les mots des autres, surtout, invective, en rajoute, tant et si bien que Mélenchon finit par lui balancer qu’il est aligné sur les opinions la CIA. Ça, c’est le genre de raisonnement que les gens de droite ne supportent pas. Comment il disait déjà, Molière ? Qui se sent morveux… En fin de compte, il est parti en vrille, on s’est demandé s’il n’allait pas nous faire une attaque, comme ça, en direct. Et il a ressorti l’argument de poids, tenez-vous bien, si vous n’avez pas suivi ce sketch  surréaliste : « Je suis CIA ? Eh bien vous, Mélenchon, vous êtes un pauvre type ! Si on était au 19ème siècle, je vous flinguerais en duel… Malheureusement, je peux pas… ». Les gazettes se sont bien gardées de relever l’incident, et sur la toile, on s’en donne à cœur joie dans les commentaires outrés du style : Oui, mais il l’avait bien cherché, tout ça… Pour mon humble part, je n’ai vu qu’un sénateur insulté qui n’a même pas relevé l’outrage, et qui a eu raison. Je n’ai vu qu’un député UMP, incapable de se contenir, et qui tel un sixième dans une cour de récré y va de son « c’est çui qui dit qu’y est, et si tu continues, j'te tue!».


On se demande jusqu’où ils vont aller. Ils osent tout, mais ce qui pouvait passer pour une aimable plaisanterie chez Audiard (les c… ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît) devient carrément dramatique dans la bouche d’un élu de la République. Notre camarade Hervé Éon en avait fait beaucoup moins avant de se retrouver devant les juges. La dialectique du sarkozysme triomphant se résume à une phrase : si tu ne penses pas comme moi, pan-pan, t’es mort. Pauvre Marianne, que fait-on de ta démocratie ? Des députés qui puent la haine, qui ne savent qu’offenser, insulter, exclure. Bravo ! Après ça, l’autre, leur cheffaillon, il nous demande d’être fiers d’être Français ? Et il se permet de donner des leçons de savoir-rire à Stéphane Guyon pour une plaisanterie sur les pantalonnades du patron du FMI.

Celui que j’admire, dans tout ça, c’est Jean-Luc, moi à sa place, je lui en aurais retourné une, ça lui aurait fait tout drôle ! Lui, calme olympien... Chapeau camarade! C'est pour le coup qu'on est VRAIMENT fiers d'être de ta bande!


Par Brigitte Blang, PG Moselle, article glané sur le site du PG Moselle (http://prs57.over-blog.com)

 
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Samedi 11 avril 2009

Cette vidéo tournée à Strabourg pendant la manif pour la paix du 4 avril semble montrer que des CRS balancent eux aussi des pierres en direction des manifestants. Voyez par vous-mêmes, et faites-vous une idée des agissements et pratiques douteuses de notre vénérée police et des Compagnies Républicaines de Sécurité qui sur le coup n'ont plus rien de républicaines...


 


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Samedi 11 avril 2009
Communiqué commun Attac France, Attac Strasbourg et Attac Vosges du Nord

En préambule, il doit être rappelé qu’après de très longues négociations menées avec la Préfecture par un comité, dont des représentants Attac VDN et Strasbourg faisaient partie, la préfecture avait autorisé la manifestation (sur un trajet différent de celui que nous aurions souhaité) ainsi que la jonction des militants allemands et français sur le pont de Kehl.

Pour avoir participé à la manifestation du 4/3/09, nous dénonçons vivement à travers les points suivants la violence qui a été faite aux manifestants par les forces de l’ordre et qui montre que les autorités françaises représentées par le Préfet, n’ont pas respecté leurs engagements et ont tout fait pour que la manifestation ne puisse avoir lieu.

1. la route, indiquée par la préfecture, pour permettre aux bus, voitures et piétons d’accéder au site de rassemblement de la manifestation a été bloquée par les forces de l’ordre, obligeant les manifestants pacifiques à, soit attendre pendant des heures, soit emprunter d’autres itinéraires, avec le risque de se retrouver à nouveau bloqués ou pris dans des affrontements ;


2. une fois le lieu de rassemblement atteint après un véritable « parcours du combattant », des hélicoptères ont survolé à très basse altitude le rassemblement pourtant pacifique et bon enfant, empêchant les manifestants d’entendre les prises de parole des représentants de groupes politiques, d’associations internationales... et créant une atmosphère plus qu’oppressante ;


3. des grenades lacrymogènes ont été tirées pendant les prises de parole sans la moindre justification, contraignant la manifestation à se former dans la confusion et l’urgence, permettant à des groupes violents de s’infiltrer dans le cortège ;


4. ces éléments violents ont pu passer les frontières alors que le dispositif Schengen avait été levé, soi-disant pour empêcher cela et que, par contre, des manifestants n’ont pu accéder à Strasbourg le 3 avril (conférence au Liexenbuhl sur l’OTAN) et le 4 avril, à cause des dispositifs de blocage mis en place ;


5. les forces de l’ordre ont laissé ces mêmes éléments violents, au demeurant peu nombreux, (dont le Ministère de l’Intérieur se targue pourtant de connaître les identités) détruire l’ancien poste de douane sans intervenir et ont, par contre, empêché 7000 manifestants allemands de rejoindre le rassemblement, comme convenu avec les autorités françaises et allemandes ; comment interpréter les autres destructions que les forces de l’ordre, pourtant en surnombre dans Strasbourg, n’ont pas su ( ?) empêcher ? Incompétence ou volonté de laisser faire ?


6. les forces de l’ordre, comme c’est leur mission lors d’une manifestation autorisée, n’ont pas assuré la sécurité des manifestants, mais l’ont, au contraire délibérément compromise en laissant les éléments violents agir à leur guise, en déviant la manifestation du trajet initialement prévu, l’amenant de fait dans une souricière pendant que les forces de l’ordre envoyaient sur les manifestants bloqués des grenades lacrymogènes et des flash-balls créant ainsi des mouvements de panique (qui auraient pu avoir de graves conséquences) et une dislocation prématurée de la manifestation.

Il nous apparaît, au vu de tous ces éléments, que non seulement les autorités françaises n’ont pas tenu leurs engagements ni joué leur rôle de sécurisation, mais, au contraire ont tout fait pour que cette manifestation ne puisse se dérouler, quitte à jouer avec la vie des manifestants. Du reste, Beaucoup de manifestants ont eu très peur et ont subi un choc psychologique devant ce qui est une première : une agression par les forces de l’ordre d’une manifestation autorisée, ce qui revient à dénier le droit démocratique à manifester.

Les Dernières Nouvelles d’Asace
du 5 avril, journal qu’on ne peut qualifier d’opposition, conclut de même : « Le droit de manifester a pris une sacrée claque ».


Document d’analyse Après comme avant Strasbourg : Non à l’OTAN !
http://www.france.attac.org/spip.ph...


Attac France,
Montreuil, le 6 avril 2009

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Samedi 11 avril 2009
Le quartier de Neudorf, abandonné par la police, s’est transformé en une véritable zone de non-droit.


« Les habitants de Neudorf sont des vôtres ! » Véronique Ausez, résidente du quartier, s’adresse aux manifestants anti-OTAN de samedi à Strasbourg depuis le micro de la voiture CGT, en tête de manif : « C’est un scandale que les autorités vous envoient ici, vous qui venez parfois de loin pour exprimer votre désaccord sur la politique des forces de l’OTAN. Ici, il n’y a rien, Neudorf est un quartier industriel en reconversion, le quartier du port autonome de Strasbourg, loin de tout. Vous ne rencontrerez pas grand monde, c’est honteux ! »


Les applaudissements fusent. Les manifestants sont assis sous le soleil, ils attendent que les policiers français ouvrent la route du Rhin, route de la manifestation bloquée par les pompiers enfin venus éteindre le feu de l’hôtel Ibis voisin. « Vous êtes dans le quartier le plus pauvre de Strasbourg », poursuit la résidente, s’efforçant même de parler anglais. « Nous vous accueillons volontiers, vous tous, les manifestants pour la paix dans le monde. Nous sommes des vôtres ! Nous vous demandons juste de ne pas casser notre quartier. Nous avons déjà perdu notre pharmacie sous les flammes ce matin. Puis l’hôtel Ibis. S’il vous plaît, respectez notre quartier ! »


Depuis le matin, les forces de l’ordre manquent à leur devoir. Pendant qu’en tête de manifestation, les plus pacifistes pleurent sous les gaz lacrymogènes derrière leurs banderoles, de jeunes casseurs sont livrés à eux-mêmes en fin de cortège. Une pub d’abribus comme représentation de l’État ici, la porte d’une Poste comme symbole du capitalisme privé là… et on ne parle pas de l’OTAN. Vers midi, le centre de douanes de Strasbourg est en flammes. Un peu plus tard, c’est au tour de l’hôtel Ibis. Le maintien de l’ordre n’est pas assuré et les pompiers mettront un temps fou à venir. Le quartier de Neudorf s’est transformé en une véritable zone de non-droit, là, entre logements sociaux, ancien glacis militaire et bassins portuaires. Loin de tout. Bien en marge du programme officiel.


L'Humanité, 6 avril 2009, Charlotte Noblet

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Samedi 11 avril 2009

Le dispositif policier mis en place par les autorités françaises a contribué aux violences. Mode d’emploi pour gâcheurs de manifestations.

Ostensiblement, les autorités ne voulaient pas que la manifestation des « anti-OTAN » se tienne à Strasbourg. Ils auront pourtant été près de 30 000 à défiler, pacifiquement. Mais, des négociations au déroulement même de la journée, tout a été mis en oeuvre pour nier, et tenter de discréditer un mouvement populaire, pacifique et pacifiste.


Décourager les manifestants


Jamais, sans doute, parcours de manifestation n’aura été aussi politique. D’un côté, les autorités, qui, des dires mêmes de Michèle Alliot-Marie, la ministre de l’Intérieur, s’attendaient à 60 000 participants, avaient relégué les manifestants en périphérie de la ville, et proposaient un parcours à travers la zone industrielle (donc visible ni par les dirigeants, ni par les populations). De l’autre, les organisateurs, français et allemands, souhaitaient que les deux cortèges se rejoignent sur le pont de l’Europe. Du coup, le vendredi soir, le parcours officiel n’était pas encore connu. Et le samedi matin, les participants ont dû marcher pendant des kilomètres jusqu’au point de ralliement du Jardin des deux rives. Ils sont plusieurs milliers à avoir surmonté l’interruption des transports en commun, l’instauration des barrages routiers. À 13 heures, ils apprennent que les autorités ont fermé le pont de l’Europe. Les manifestants d’Allemagne ne peuvent les rejoindre.


Une ambiance festive
et détendue


Dès 13 heures, un regroupement festif et politique, les manifestants français. Ils sont plusieurs milliers à écouter des groupes jouer sur scène, et différents intervenants qui prennent la parole : Arielle Denis, coprésidente du Mouvement de la paix, Francis Wurtz, député européen, Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, Rainer Schmidt… tous dénoncent le maintien de l’OTAN. Marie-George Buffet (PCF), Pierre Laurent (PCF), Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) et Patrick Le Hyaric (directeur de l’Humanité) sont présents. Même si un hélicoptère survole la foule à basse altitude et gêne les prises de parole, l’ambiance est détendue.


Casser la manifestation


Alors que les autorités avaient promis de garder ouvert le pont de l’Europe qui enjambe le Rhin entre la France et l’Allemagne, les policiers allemands empêchent les manifestants d’outre-Rhin de franchir le fleuve et bloquent les manifestants côté Français. La tension monte. Une centaine de Black Blocks (groupuscules issus des autonomes allemands) s’en prennent au bâtiment des anciennes douanes. Les policiers allemands postés sur le pont de l’Europe laissent faire. Selon certains témoins, des individus auraient été vus, portant jeans, blousons noirs et sacs en toile mêlés à ces agitateurs, et rejoignant ensuite les véhicules des forces de l’ordre.


À 14 heures, des extrémistes défoncent les vitres d’un hôtel, qui semble destiné à la démolition, dans le quartier du port du Rhin, et y pénètrent. Les habitants du quartier protestent en vain. Les policiers sont absents. Scène similaire à l’office du tourisme et dans une pharmacie. Une dizaine de minutes plus tard, les CRS chargent. Tandis que des incendies se déclarent, ils repoussent les casseurs vers le Jardin des deux rives. Les deux camps entament une bataille rangée : gaz lacrymogènes contre feux d’artifice et pierres.


À 14 h 30, le cortège s’élance. Venu du centre-ville, un convoi de police coupe la manifestation à hauteur d’un pont ferroviaire. Il est pris à partie par des extrémistes, et les CRS postés devant un hôtel en flammes tirent des gaz lacrymogènes en plein dans le cortège.

Pressurer les manifestants


À coups de barrages sur les ponts et dans les rues, les forces de police empêchent le déroulement normal de la manifestation. Exemple à 16 heures quand, rue du Port-du-Rhin, plusieurs milliers de manifestants sont pris au piège. Impossible de retourner au point de départ car l’accès est barré par un cordon de CRS près d’un hôtel en proie aux flammes. Impossible aussi de faire demi-tour car un deuxième barrage interdit de rejoindre le restant du défilé. À 16 h 15, les policiers situés dans le haut de la rue chargent une petite minorité d’extrémistes. La charge réduit de moitié l’espace laissé aux manifestants.

De la foule s’avance un homme qui parlemente avec l’officier responsable. Les CRS ouvrent un passage. Mains levées, les manifestants passent devant les CRS. Pacifique dans son immense majorité, empêchée de défiler, acculée dans une souricière, la foule se sent humiliée et estime son droit à manifester bafoué. Les policiers procèdent à des interpellations. Ils agrippent au passage certains jeunes. Plaqués au sol ou contre un mur, les interpellés sont fouillés, menottés avant d’être tous… relâchés.

Le soir, pour entrer dans le centre-ville, les manifestants doivent présenter leurs papiers, et dénouer les drapeaux « Peace » qu’ils portent autour du cou.


S’exprimer malgré
toutes les humiliations


Malgré les humiliations, la volonté de bafouer l’expression démocratique des pacifistes, une partie des « anti-OTAN » ont continué leurs débats le dimanche, assistant à des conférences riches, et réunis en atelier. Ils ont élaboré des propositions pour un monde sans l’OTAN. Pendant ce temps, ceux qui vivaient dans le campement tentaient de regagner leurs pénates. Dès 13 heures, pourtant, les forces de l’ordre l’avaient encerclé, fouillant systématiquement ceux qui voulaient sortir, empêchant l’accès au village. Le prétexte ?

« La recherche de ceux qui ont cassé. » Le lendemain de la manif…


* Strasbourg. Des photographes dont un collaborateur de l’Humanité ont été interpellé hier, au village anti-OTAN de Strasbourg, et leurs appareils et ordinateurs fouillés par la police. Il a fallu l’intervention de la direction du journal pour qu’ils soient relâchés… avec « des excuses ».


L'Humanité, 6 avril 2009. Reportage sur place au sommet de l'OTAN et dans la manif, Fabien Perrier et Alain Peter, reportage photos Patrick Nussbaum.

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