AGENDA MILITANT

Médias :    

Romain Mathieu, porte-parole du PG, sera l'invité de Radio Gué Mozo le vendredi 17 août à 18h. Il y débattra de l'actualité de la gauche avec Jean-François Fleck (Les Verts), Hugues Laine (PS) et Serge Ragot (PCF) notamment.

Vie du PG

14 juin 2009 : Conseil National du PG, Bagnolet


PG Vosges

Campagne d'affichage  "La Gauche ne se relèvera pas sans toi !" et  "Casse-toi pauv'con !"
Campagne de tracts "Après le 7 juin"

Matériel - disponible
: tracts et affiches pour faire connaître la démarche du PG, autocollants du PG - vos demandes sont les bienvenues ! Il est possible de retirer des tracts concernant la casse du service public d'éducation, sachant que c'est un 4 pages en A4, donc pour des raisons d'économies il sera peut-être nécessaire de le transformer en 4 pages format A5, mais c'est faisable. Des tracts peuvent êtres tirés également au sujet de la réforme Pécresse, de la justice, et de la situation économique...


Contact
:
 Parti de Gauche Vosges   =   lepartidegauche88@gmail.com 

Mardi 10 février 2009





Dès sa fondation, le Parti de Gauche n'a pas caché l'importance qu'il accordait au congrès fondateur du NPA.  Ce dernier clôturait en effet ce week-end un cycle de congrès susceptibles de dessiner une nouvelle donne dans la gauche française. La crise du système capitaliste, et les périls qu'elle révèle toujours plus crument, n'a fait que renforcer l'importance de ces rendez-vous politiques. Les congrès du PCF en décembre et du PG fin janvier ont joué leur rôle en donnant corps au Front de Gauche pour changer d'Europe. Plusieurs mouvements politiques ont depuis dit leur intérêt pour cette construction. Dans le même temps, NPA, PCF et PG ont, avec sept autres mouvements, tenu à soutenir les mobilisations sociales, à commencer par la grève interprofessionnelle du 29 janvier, en signant un texte comprenant un ensemble de mesures pour l'emploi, les salaires, une autre répartition des richesses et contre les licenciements. Deux cadres unitaires qui illustrent notre conception d'un Front politique permanent contre la droite, à la fois dans la rue et dans les urnes. Acteur évident  du Front social tel que l'a dessiné l'appel « Ce n'est pas à la population de payer la crise », le NPA allait-il répondre de la même manière à notre proposition de forger avec nous le Front de Gauche aux Européennes ?  Tel était pour nous l'enjeu principal de ce congrès fondateur comme en ont témoigné « l'adresse au Front de Gauche » adoptée lors de notre propre congrès et le message que nous avons envoyé à ses délégués.


Premier constat : ceux qui nous disaient depuis des semaines que le NPA allait balayer d'un  revers de main cette proposition en sont pour leurs frais.

 

Mais nous voulons poursuivre ce dialogue avec la méthode qui est la nôtre depuis que nous œuvrons à cette alliance : sans mise au pied du mur, fraternellement, mais avec franchise et transparence. C'est pourquoi nous disons qu'à côté des ces points évidemment positifs, ce congrès fondateur a également envoyé des messages plus inquiétants quant à l'issue de notre démarche unitaire. Nous n'avons pas vécu comme de bons signes, même si ils ont été minoritaires, plusieurs interventions très sectaires qui ont fleuri dans la commission Europe du samedi matin, ni la volonté évidente de faire disparaitre plusieurs des animateurs les plus importants de la sensibilité « unitaire » de la première instance de direction pourtant large du NPA. 

 

 

L'unité des forces disponibles pour rompre avec la logique capitaliste aux élections européennes, et plus précisément le Front de Gauche, ont constitué l'enjeu principal des débats de ce congrès. La conclusion n'est pas non plus celle que ces observateurs attendaient... Certes, l'amendement à la résolution européenne la plus proche de la logique dessinée par le Front de Gauche a été rejeté, mais le texte majoritaire s'est finalement infléchi vers une ligne plus unitaire que prévu puisque le NPA se dit prêt à « explorer immédiatement » un accord durable, y compris pour les élections européennes. Il n'y a donc plus d'obstacle à la réunion conjointe que nous allons proposer au NPA avec le PCF dans les jours à venir afin d'étudier les conditions qui rendraient possibles un tel rapprochement.
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Lundi 9 février 2009
   Communiqué UD CGT Vosges, le 6 février 2009, suite à l'intervention du président sur télé-Sarko...
 
 

Le président est intervenu pour ne rien nous donner !!!


Il a annoncé hier soir qu'il poursuivrait ses réformes. Sur les revendications des salariés : Rien !!!


Pour les classes moyennes, il étudie la possibilité de supprimer la première tranche de l'impôt sur le revenu et d'augmenter les allocations familiales !
Mais pour les plus bas salaires, pour ceux qui ne sont pas imposables et qui n'ont pas assez pour vivre ??? Rien !!!


Pour les jeunes, il envisage d'aider ceux qui seront en fin de CDD, mais ceux qui n'ont pas d'emploi, qui ont moins de 25 ans et qui sont sans ressources, Pour eux: Rien !!!


Il annonce la suppression de la taxe professionelle, qui ne résoudra en rien le problème des délocalisations, c'est un nouveau cadeau aux entreprises qui laissera sans ressources les collectivités locales qui n'auront alors pas d'autre choix que d'augmenter les impôts locaux, ce qui pénalisera encore les plus bas salaires !!!


Alors, M. le président, notre pouvoir d'achat sera encore diminué !


Recevoir les syndicats le 18 février pour parler de tous ces riens ne répond pas aux attentes des salariés qui se sont mobilisés le 29 janvier 2009.


Il n'y avait hier que dédain et arrogance dans le discours du président !!!


Le 29 janvier n'a pas été entendu !! Il n'y a qu'une réponse possible !!


Plus fort, plus nombreux, plus déterminés !!!!


L'UD CGT des Vosges appelle les salariés à se rassembler en AG et à débattre avec leurs syndicats de la suite à donner à l'action !!!

Photos : merci à la CGT Vosges (trouvées sur leur site www.cgt-vosges.fr)
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Lundi 9 février 2009

Communiqué commun des organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA


La mobilisation du 29 janvier 2009 a connu un succès incontestable dans toute la France : des millions de salariés du privé et du public, parmi lesquels de nombreux jeunes, des demandeurs d’emplois, des retraités ont manifesté, fait grève, soutenu le mouvement. L’ampleur de ces manifestations confirme leurs inquiétudes et leur exaspération face aux injustices sociales. Ils exigent d’autres réponses à une crise dont ils ne sont pas responsables.

Il est urgent que le Gouvernement d’une part, le patronat et les employeurs d’autre part, assument leurs responsabilités, répondent aux demandes formulées dans la déclaration intersyndicale du 5 janvier 2009 et reçoivent les organisations syndicales.

Les organisations syndicales décident de maintenir leurs rencontres afin de prendre toutes les décisions et initiatives, notamment en matière d’actions et de mobilisations.

Elles appellent les salariés et leurs organisations à rester mobilisés et à s’appuyer sur la force de la journée du 29 janvier pour obtenir partout des négociations sur les revendications.

La puissance du mouvement conduit le Président de la République à s’exprimer jeudi. Les organisations syndicales en attendent des réponses aux revendications par l’annonce de mesures concrètes et immédiates et par l’ouverture de discussions avec elles. Elles se réuniront le 9 février 2009 pour en apprécier la portée et en tirer les conséquences.

 
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Lundi 9 février 2009


Affichette vue au cou d'un manifestant à Epinal le 29 janvier !



Des grèves et des manifestations en France… Visibles dans toute l’Europe.



  La mobilisation unitaire organisée à l’initiative de tous les syndicats de salariés ce 29 janvier s’est traduite par une très large participation aux grèves dans de nombreux secteurs professionnels, par des manifestations d’une rare ampleur.


C’est un démenti cinglant aux « fossoyeurs » du syndicalisme.


Plusieurs millions de salariés du privé et du public, chômeurs, précaires, retraités, étudiants,
lycéens ont conjugué leurs forces en masse pour exiger des réponses à leurs revendications.


Touchés durement par une crise économique et financière dont ils ne sont en rien
responsables, ils refusent d’en être les premières victimes. Ce n’est pas la peur, l’angoisse ou le désarroi qui expliquent cet événement social, exceptionnel à plusieurs titres.


Sans réponse à la hauteur des besoins, le dynamisme et la forte tonalité revendicative qui se
sont exprimés ne disparaîtront pas.


C’est une mobilisation puissante par la grande diversité des participants (grandes
entreprises, PME, salariés non syndiqués…), l’engagement de nombreuses associations, parfois la présence de professions libérales, de commerçants et même de quelques petits patrons !


La CGT recense, pour les 195 manifestations, 2,5 millions de participants (à cet égard, les
chiffres officiels relèvent d’une mascarade).


Le Président de la République, le patronat doivent entendre les revendications portées
aujourd’hui, réagir et ouvrir les espaces de négociations permettant de traiter les questions relatives aux aides publiques aux entreprises, à l’emploi, aux salaires et aux retraites, au service public, à la protection sociale …, l’ensemble des sujets contenus dans la plateforme unitaire des syndicats de salariés.


Lors de la réunion intersyndicale du 2 février, la CGT proposera de nouvelles initiatives pour
consolider le rapport de forces et l’unité.


La CGT appelle l’ensemble des salariés et ses organisations à prendre appui sur la puissance
exceptionnelle de la journée d’aujourd’hui pour déployer, sans attendre, de nouvelles mobilisations dans les entreprises et les localités.


Dans ce contexte, où c’est bien le rapport de forces qui va être déterminant, la CGT invite les
salariés à amplifier leur engagement en décidant de se syndiquer à la CGT.




voir www.cgt-vosges.fr

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Lundi 9 février 2009

Tribune parue dans Politis du 22 janvier 2009 - Par Hélène Franco, juge des enfants à Bobigny et membre du Syndicat de la Magistrature.


« Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots » Jean Jaurès


Du rapport sur la réforme de la justice des mineurs remis par M. Varinard à la Garde des sceaux en décembre dernier, les commentateurs n'ont retenu qu'une seule mesure : la possibilité d'emprisonner des enfants de 12 ans. Au-delà de cette proposition caricaturale, sans doute vouée à ne pas être traduite en loi, c'est la logique générale des 70 préconisations qu'il convient de décrypter.


Au commencement était le Verbe. Les mots employés trahissent, mieux que telle ou telle disposition, une remise en cause radicale des spécificités de la justice pénale applicable aux enfants. La commission Varinard propose ni plus ni moins de bannir le terme « d'enfant » en matière de justice. Le « juge des enfants » deviendrait un « juge des mineurs »,  le « tribunal pour enfants » un « tribunal pour mineurs », etc... Ce n'est sans doute que par crainte du ridicule que la commission s'abstient de proposer le changement d'appellation de la Convention internationale des droits de l'enfant, ratifiée par la France en 1990.


La commission propose également une suppression pure et simple de l'exposé des motifs de l'ordonnance du 2 février 1945 relative à l'enfance délinquante. Autant proposer de jeter par-dessus bord, sous couvert de modernité, la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789 ! Les inconscients de 1945, membres du Conseil national de la Résistance, écrivaient notamment : « La France n'est pas assez riche d'enfants pour qu'elle ait le droit de négliger tout ce qui peut contribuer à en faire des êtres sains », précisant: « La République française se donne pour objectif de protéger efficacement tous les mineurs et plus particulièrement les mineurs délinquants ». Tout enfant vu comme une richesse ? De la sollicitude à l'égard de ceux qui commettent des délits ? Quel manque de modernité! Et si c'était au contraire le caractère révolutionnaire de ce texte, porteur d'un projet émancipateur, affirmant la responsabilité de la société adulte à l'égard de chacun de ses enfants, qui serait désormais insupportable? La commission Varinard propose d'en finir une bonne fois pour toutes avec l'ordonnance du 2 février 1945, au profit d'une unique préoccupation : le maintien de l'ordre public.


Rien d'étonnant à ce que les propositions plus « techniques » de la commission Varinard se résument à une orientation avant tout répressive : détention provisoire possible en matière délictuelle à partir de 14 ans (contre 16 ans aujourd'hui), tribunal correctionnel pour les 16-18 ans, suppression des mesures éducatives au profit de « sanctions éducatives » dont le non-respect pourrait entraîner jusqu'à une incarcération...


A travers ces propositions, où la situation sociale, familiale, scolaire, de l'enfant n'est plus au centre des préoccupations, où l'aspect dissuasif de la punition est glorifié (quand on connaît l'inanité de ce concept pour un mineur), c'est une rupture de civilisation qui se profile, un bouleversement du regard porté par les adultes sur leurs enfants... ou plutôt sur les enfants des autres, désormais perçus comme une classe dangereuse, une menace à juguler. Que les tenants de la machine à donner des claques méditent cette phrase de Bernanos : « Le monde va être jugé par les enfants ». Prenons garde à ce que nos enfants nous accordent l'indulgence que certains leur refusent aujourd'hui.

 

- Publié dans : France
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Lundi 9 février 2009

Par Christophe Venture, PG, présent à Belem

La huitième édition du Forum social mondial (FSM) s'achève aujourd'hui (dimanche 1er février) à Belem avec l'organisation d'une Assemblée des assemblées thématiques et des réseaux qui développent des campagnes d'actions et de mobilisations contre la guerre, la crise financière, alimentaire, énergétique, climatique, etc.

Il sera temps de tirer un bilan politique de l'événement plus tard mais on peut déjà en retenir quelques aspects saillants.

 


Ce Forum a confirmé la montée en puissance de l'articulation entre les questions sociales et les questions environnementales. De ce point de vue, les travaux du FSM seront utiles pour nourrir les réflexions du Parti de gauche (PG). Mais il a également confirmé une division sensible entre un secteur lié aux ONG qui envisage le FSM comme une sorte de Foire internationale de la « société civile » et un secteur lié aux mouvements sociaux et aux syndicats qui cherche à ancrer le FSM dans les luttes sociales et politiques réelles.


L'événement dans l'événement a eu lieu le 29 janvier avec la présence au FSM des présidents progressistes d'Amérique latine. L'après midi d'abord, pendant les travaux du FSM, avec l'invitation, entre autres, du Mouvement des sans terre, de la Via Campesina, de la Marche mondiale des femmes à Hugo Chavez (Venezuela), Rafael Correa (Equateur), Fernando Lugo (Paraguay), Evo Morales (Bolivie) pour une rencontre débat sur les perspectives d'un agenda de travail commun entre les mouvements sociaux puissants d'Amérique latine et les gouvernements. Et ce, notamment dans le cadre de l'Alternative bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (Alba) promue en 2004 par Cuba et le Venezuela.


L'Alba est la première zone régionale de coopération et d'intégration économiques et politiques dotée d'objectifs sociaux et environnementaux fonctionnant en dehors des dogmes du néolibéralisme. Cette organisation inter-gouvernementale rassemble aujourd'hui six pays : la Bolivie, Cuba, la Dominique, le Honduras, le Nicaragua et le Venezuela. L'Equateur (probable membre à part entière dans quelques semaines), Haïti et l'Uruguay en sont membres observateurs.


Cette rencontre a constitué le moment politique fort du FSM et indiqué, avec la mise en place d'un processus de construction d'un Conseil des mouvements sociaux de l'Alba, le sens des nouvelles alliances entre mouvements sociaux et gouvernements qui mettent en place des politiques de rupture avec les dogmes du modèle néolibéral sur la base d'une révolution démocratique dans laquelle la participation populaire est le moteur du changement.

Le soir, le président Lula (Brésil) a invité les « 4 » à une rencontre sur le thème de la crise et des alternatives à y opposer. L'objectif du président brésilien, en s'exposant ainsi aux côtés des animateurs de la gauche de rupture latino-américaine plutôt qu'à Davos au Forum social économique, était de montrer que le Brésil ne peut se dissocier de la dynamique continentale. Cette rencontre avait aussi un objectif politique interne. Lula a souhaité donner des gages à la gauche politique et syndicale alors que, contesté, il prépare la candidature de Dilma Roussef pour les élections présidentielles de 2010.


Dans le foisonnement des activités du Forum, la rencontre annoncée dans le précédent « Flash Belem » avec Valter Pomar, responsable du secteur international du Parti des travailleurs (PT), s'est finalement tenue !

La discussion a été très constructive. Nous avons pu faire un tour d'horizon de la situation politique au Brésil et en France et présenter nos agendas respectifs pour 2009. Dans ce cadre, j'ai pu présenter le PG, notre projet politique et notre proposition de Front de gauche.


Le PT, qui entretient des liens formels avec le Parti socialiste (il n'est cependant pas membre de l'Internationale socialiste) et le Parti communiste en France, a confirmé sa volonté de développer sa relation avec le Parti de gauche.


Ainsi, une délégation du PT pourrait nous rencontrer à Paris aux alentours du 5 mars. En plus d'une rencontre avec le Bureau national du PG, elle pourrait participer à un séminaire de travail que nous organiserions afin d'échanger et débattre sur des questions de fond.


Avec Valter Pomar, nous avons identifié une première liste de thèmes qui pourraient être abordés lors de ce séminaire : analyse de la situation politique latino-américaine et européenne, échanges autour de la question des modèles d'intégration régionale et débat sur l'analyse de la crise mondiale et les perspectives du socialisme.

Très fructueuse, cette rencontre n'a pas été la seule. J'ai également pu prendre des contacts avec la gauche bolivienne, le Parti socialiste unifié du Venezuela et l'Alliance patriotique d'Equateur.


Du côté européen, j'ai pu participer à des activités communes avec les représentants de Die Linke et de la Rifondazione comunista pendant ces journées du Forum social mondial.


Le PG est sur tous les fronts ! Celui de gauche en France mais aussi de l'internationalisme actif et solidaire avec les processus de transformation politique et sociale d'Amérique latine !

- Publié dans : International
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Dimanche 8 février 2009

Intervention de Corinne Morel-Darleux lors du congrès constituant du Parti de Gauche






Mes cher-es camarades,


Cette semaine, pendant qu'en France le projet de loi du Grenelle 1 passait devant le Sénat, aux Etats Unis, Barack Obama annonçait que la consommation en essence des voitures serait limitée à 7 litres aux 100 en 2020... Certes, c'est une avancée par rapport à ce à quoi nous a habitués l'administration Bush, mais ça reste très timide !

Plus grave, cette semaine, l'entreprise Sud-Coréenne Daewoo a confirmé son intention de s'accaparer la moitié des terres cultivables de Madagascar - 1,3 million d'hectares tout de même... Pour y faire pousser du maïs et de l'huile de palme, qui seront ensuite directement renvoyés en Corée du Sud. Alors que 70% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté et manque des produits agricoles de base !

Mais je ne veux pas vous déprimer... Alors, quelques bonnes nouvelles :


Cette semaine, vous le savez, la journée du 29 a mobilisé 2 millions et demi de manifestants...

Cette semaine, la nouvelle constitution Bolivienne a été adoptée largement par référendum et elle va permettre de limiter la taille des propriétés agricoles à 5000 hectares, pour une plus juste redistribution des terres.


Et il y a une semaine, le Parti de Gauche a tenu son premier Forum sur la planification écologique...


Je ne reviendrai pas sur ce que vient de vous présenter Elodie Vaxelaire, simplement vous dire combien, à titre personnel et militant, j'ai apprécié ces débats ouverts, sans tabous, qui ont eu lieu entre les différentes cultures de gauche que rassemble notre Parti.


Samedi dernier, le Parti de Gauche a fait la preuve qu'il était bien un parti creuset !


Nous avons progressé, ensemble, et il est ressorti de nos échanges que le contexte de crise nous donne à la fois l'obligation et l'opportunité d'agir dès maintenant pour un alterdéveloppement, qui remette l'intérêt général et la notion de bien commun au premier plan.


Pour organiser ces combats, nous devrons travailler sur 3 axes en parallèle.


Le premier, c'est la construction d'un alterdéveloppement qui permette de satisfaire les besoins fondamentaux, qui permette, en un mot, de « vivre bien », en organisant la diminution, l'arrêt et la reconversion des secteurs socialement inutiles et polluants, et en développant les secteurs nécessaires pour satisfaire les besoins sociaux essentiels pour toute la planète. C'est cette assurance du « vivre bien » qui permettra de mener la bataille culturelle, en garantissant à tous l'accès à des droits universels.


Et c'est notre deuxième axe : la bataille culturelle et idéologique face à la droite du « travailler plus pour consommer plus ». Je ne reviendrai pas sur la logique perverse du capitalisme, sa recherche de profits et d'accumulation qui mène aux inégalités sociales et à la destruction de l'environnement en organisant la marchandisation de toutes les activités humaines et l'aliénation à la société de consommation.

En tant que Parti de Gauche, nouveau et tourné vers l'avenir, nous nous devons de proposer d'autres choix de société, de porter une vision alternative, de donner à réfléchir, pour une société des liens plus qu'une société des biens.


Et c'est grâce à ce travail que la planification écologique, notre 3ème axe de travail, pourra se mettre en place de manière démocratique, choisie, comprise, avec l'implication de tou-tes. Cette planification écologique doit être un moyen d'impulser, de manière volontariste et sur le temps long, la mutation écologique . Car le temps de l'écologie est un temps long, incompatible avec une logique de rentabilité à court-terme.


Alors oui ! Pour nous au PG, être écologiste, de gauche, et appeler au dépassement du capitalisme, c'est simplement une question de cohérence politique.


Alors quand on entend certains parler de « croissance verte » ou de « croissance durable »... C'est au mieux une illusion, au pire un mensonge ! Parce que pour continuer dans la course à la croissance, il faut toujours plus ! de pétrôle, de nucléaire, de mines d'uranium, d'autoroutes... Ce n'est pas tenable ! Pour continuer au rythme actuel, il nous faudrait plus d'une planète. Avec une croissance mondiale de 3% par an il faudrait plus de 8 planètes Terre en 2100.


Alors une croissance écologique, concrètement, ça voudrait dire quoi ?

On va aller forer plus loin en Alaska, dans des espaces jusqu'ici préservés ?

On va relancer la construction de nouvelles autoroutes, pousser à l'achat de nouvelles voitures dites "écologiques", tout en augmentant les tarifs de la SNCF, et en organisant sa privatisation ? Tout en donnant des quotas de CO2 gratuits et en multipliant les dérogations d'émissions de gaz à effet de serre ? Tout en faisant cadeau sur cadeau aux lobbies industriels du nucléaire et de l'agro-alimentaire ?

... Jusqu'à quand ?


La croissance verte, c'est l'alliance illusoire du capitalisme et de l'écologie. C'est polluer moins pour polluer plus longtemps. C'est faire de l'écologie un business comme un autre. C'est enfin rester dans un schéma croissance - consommation - emploi, celui là même qui permet de repousser la redistribution des richesses à une autre ère, celle où on aurait retrouvé des points de croissance... Mais l'argent existe, c'est maintenant qu'il faut le redistribuer ! Pas en attendant une croissance de plus en plus hypothétique...


Pour nous, vous le voyez, il n'y a pas d'un côté le social et de l'autre l'écologie. C'est en ce sens que nous nous plaçons résolument sur le terrain de l'écologie sociale et de l'écologie politique.


L'écologie politique, c'est une manière d'aborder l'écologie qui dépasse la question environnementale, qui lutte contre toutes les formes de domination, pour l'émancipation de tous les individus, qui prend en compte la diversité des activités humaines qui participent du « vivre bien ». En posant la question de revenu universel et du revenu maximal, en interrogeant la place du travail dans la société et le rapport au temps, en défendant l'éducation populaire, en militant pour d'autres rapports Nord-Sud...


L'environnementalisme, lui, se contente de mesures en faveur de l'environnement, sans remettre en cause le système, et en oubliant trop souvent la question sociale. C'est le petit bout de la lorgnette écologique !

Et surtout, donner des leçons sur l'environnement sans tenir compte du contexte de crise qui frappe les plus démunis, faire fructifier sa singularité écolo en oubliant l'impératif social, ce serait irresponsable !

Alors c'est sûr, quand on se fixe comme objectif de protéger l'environnement, et non de changer radicalement la société, on peut s'affranchir du clivage gauche-droite, et prétendre que l'écologie serait a-politique... Ce n'est pas notre choix.


Nous, au Parti de Gauche, nous voulons d'une écologie radicale, de gauche, une écologie sociale et solidaire. Une écologie qui demande du courage, des choix et de la cohérence !


Et cette cohérence, elle passe aussi par le refus de la construction Européenne actuelle.


La position du rassemblement Europe Ecologie mené par Daniel Cohn Bendit est à ce sens très contradictoire : il s'appuie sur l'Europe existante, en disant OUI aux Traités actuels, alors que cette Europe organise exactement l'inverse de ce qu'il préconise...


Ils veulent relocaliser l'économie ? Très bien ! Mais cette Europe organise un marché européen intégré, c'est à dire qui favorise la circulation des marchandises à l'échelle européenne selon la seule loi du marché... Comment va-t-on favoriser les circuits courts si on ne peut pas d'une manière ou d'une autre "pénaliser" les productions plus lointaines ?


Ils veulent défendre les services publics ? Parfait ! Mais cette Europe organise leur démantèlement systématique : directive sur la libéralisation de la poste, de l'énergie...


Nous sommes aussi pour le développement d'un tiers-secteur ! Mais ce tiers secteur fausserait de fait la sacro-sainte concurrence en échappant aux seules lois du marché puisqu'en partie financé par la sphère publique...

Alors pour le Parti de Gauche, être écologiste, ça va plus loin que les déclarations de bonnes intentions. Cela ne peut passer que par le refus de la construction actuelle de l'Europe.


- Cette Europe des lobbies, qui impose aux Etats d'accepter les OGM sans étude scientifique sérieuse, et organise ce faisant l'éradication de l'agriculture biologique en permettant que celle-ci contienne des "traces" d'OGM.

- Cette Europe qui retire tout ce qui peut contraindre les entreprises du texte de la directive REACH de "lutte" contre les composés toxiques.

- Cette Europe qui fait reposer sur les collectivités publiques les objectifs de "bon état écologique des eaux", quand dans le même temps elle favorise l'agriculture intensive, première source de pollution des eaux.

- Cette Europe qui ne cesse de pousser à la libéralisation des marchés agricoles et soutient l'agriculture productiviste à grands renforts de subventions, au détriment de l'agriculture paysanne.

- Cette Europe qui permet que les émissions de CO2 soient « délocalisées » dans les pays du Sud. Qui certes adopte un plan climat-énergie, mais ne prévoit aucune sanction aux Etats membres qui n'en respecteraient pas les objectifs...


Une fois encore, on veut bien faire des choses pour l'environnement, mais surtout sans entraver la « croissance économique » et la compétitivité... Globalement, si les acteurs agissent c'est bien et on les aide, s'ils veulent faire mieux c'est encore mieux, et s'il ne veulent rien faire... tant pis.


Pour nous, c'est non ! Nous voulons changer d'Europe, pour construire une véritable politique écologique. Car s'il
est un domaine où s'imposent une pensée et une action qui ne s'arrêtent à aucune frontière, c'est bien celui de l'écologie.


Parmi les priorités du Parti de Gauche pour les Européennes figure notamment le rétablissement des services publics pour permettre la restauration de véritables politiques écologiques en matière de transport, d'énergie, de climat...


En matière agricole, nous défendrons la réorientation des aides de la PAC vers une agriculture locale, paysanne, vivrière, respecteuse de l'environnement. Nous défendrons également un moratoire sur la commercialisation et la mise en culture des OGM.


Nous voulons enfin viser un objectif de réduction des émissions domestiques de GES de l'UE d'au moins 30% d'ici 2020. Cela passera notamment par la mise en place d'un pôle public européen de l'énergie ; la mise en place d'une fiscalité environnementale de type taxe carbone ; le transfert massif des investissements en recherche et développement vers le secteur des énergies renouvelables et l'efficacité énergétique ; des mesures en faveur de la sobriété en matière de consommation énergétique ; tout en planifiant une sortie réfléchie et progressive du nucléaire, mais aussi bien sur des énergies polluantes productrices de gaz à effets de serre.

Voilà les premières orientations que nous allons porter dans le cadre des Européennes, tout en continuant bien sûr à approfondir notre réflexion et à avancer sur notre programme. Car le risque politique est immense d'oublier la catastrophe écologique face à l'urgence de la crise économique et sociale actuelle.

Prenons un exemple critique et emblématique : celui de l'automobile. Contrairement au plan de relance de Sarkozy qui entérine une fois encore la priorité donnée au transport routier, avec une prime à la casse en deça des exigences du bonus-malus du Grenelle, déjà timide sur ces questions, et la construction de 3 nouveaux tronçons d'autoroute... Il nous semble essentiel de développer le frête, le ferroutage, les transports alternatifs à l'usage individuel de la voiture, et de commencer à planifier la sortie du tout automobile. Mais nous devons impérativement mener cette réflexion en lien avec l'urgence sociale et économique que vivent des milliers de salariés de ce secteur.


Samedi dernier lors de notre Forum, cette question a été soulevée très concrètement, et l'idée d'une réflexion à engager avec les syndicats et les partenaires sociaux a été proposée par Martine Billard. Nous relevons le défi !


Nous allons également programmer un séminaire de réflexion sur la question énergétique et le nucléaire, des sujets importants sur lesquels nous avons besoin d'avancer ensemble.


Parce que personne ne peut se prévaloir d'avoir la vérité révélée, nous voulons que les différentes cultures de la gauche puissent débattre, sans tabous, que nous puissions avancer ensemble sur un véritable projet alternatif au capitalisme et au productivisme.


L'écologie ne sera pas un sujet à part pour le Parti de Gauche, elle sera traitée en lien permanent avec les luttes sociales, la démocratie, l'Europe, l'international... Elle sera présente de manière transversale et volontariste dans le travail qui s'engage sur le programme de notre Parti.


Parce que la catastrophe écologique impose de remettre au premier plan l'intérêt général et l'émancipation des individus,
Parce que l'eau, l'air, les sols sont des biens communs,
Parce que l'alimentation n'est pas une marchandise comme une autre,
Parce que la planète n'est pas un terrain de jeu pour les plus riches,


Faisons de l'écologie sociale notre boussole politique !


- Publié dans : Parti de Gauche
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Dimanche 8 février 2009

Appel ayant pour premiers signataires:
Union des étudiants communistes (UEC) - Union nationale des étudiants de France (UNEF) - Mouvement jeunes communistes de France (MJCF) - Parti communiste français (PCF) - Mouvement jeunes socialistes (MJS) - Parti socialiste (PS) - Syndicat national de l'enseignement supérieur (SNESUP) - Parti de gauche (PG)


Les organisations signataires appellent l'ensemble de la population à refuser la remise en cause par le gouvernement des fondements et des principes du service public d'Enseignement supérieur.

Un de ces fondements est l'égalité de traitement entre tous les étudiants : qu'en restera t-il, si une majorité d'universités continue à être sous-dotée financièrement et si, à chaque étape de son parcours, l'étudiant doit prouver qu'il est « méritant » ? Qu'en restera t-il si on finance uniquement les universités « performantes » ?

Un de ces principes est le lien fort et fécond entre Enseignement supérieur et Recherche : qu'en restera-t-il là aussi, si le statut des enseignants-chercheurs est remis en cause et si les organismes de Recherche sont démantelés ?


Enfin, comment croire que le service public sera meilleur demain si les enseignants sont moins bien formés, moins bien préparés à l'exercice d'un métier qui ne peut se réduire à la maîtrise d'un savoir ?

Pour tous ceux qui font aujourd'hui vivre le service public d'enseignement supérieur, les choix faits par le gouvernement en la matière sont une provocation.


Nous exigeons dès à présent :
- l'annulation des suppressions de postes dans l'Enseignement supérieur et la Recherche.
- le retrait de critères basés sur le mérite pour toute aide sociale aux étudiants ou progression dans leur formation, et la mise en place d'une politique pluriannuelle de lutte contre la précarité étudiante.
- la remise à plat de la réforme des critères de financement des universités.
- l'abandon du projet de modification du décret du 6 juin 1984 sur le statut des enseignants-chercheurs.
- la reconnaissance qualifiante des 2 ans de formation à l'IUFM des futurs enseignants, au lieu d'une mastérisation imposée à marche forcée qui liquide leur formation professionnelle et va exclure les étudiants les plus modestes de la possibilité de présenter les concours de l'enseignement.
- l'annulation des baisses de postes ouverts aux concours de l'enseignement pour 2009 qui relèvent d'un véritable plan social dans la fonction publique en période de crise, et un plan pluriannuel de recrutements dans l'éducation.
- l'annulation de l'accord Paris-Vatican sur la reconnaissance par la France des titres et diplômes délivrés par le Saint-Siège.


Pour les signataires de cet appel, toute réforme de l'Enseignement supérieur doit faire l'objet d'une réelle négociation avec tous les acteurs de la communauté universitaire, et doit se baser sur les fondements et les principes du service public actuel. Nous réclamons un débat national dont l'objectif serait, dans ce cadre, la construction d'un projet de transformation profonde de l'enseignement supérieur public français, dans une perspective de démocratisation à laquelle la politique du gouvernement tourne aujourd'hui le dos.

 


A Nancy, ville universitaire où l'on peut croiser de nombreux étudiants de toute la Lorraine et donc beaucoup de vosgiens (vu le peu de structures d'enseignement supérieur disponibles dans le département vosgien), les enseignants-chercheurs, les personnels BIATOSS et les étudiants ont manifesté le 5 février entre la place Stanislas et le siège de la Communauté Urbaine du Grand Nancy. Ce même jour, les assemblées générales des Universités Nancy 1 et Nancy 2 ont voté la grève pour vendredi 6 février et convoqué une autre AG pour le lundi 9, tout en appelant à manifester le 10 février, à l'appel de la Coordination Nationale des Universités. Les syndicats enseignants prévoient d'organiser quelques bus afin qu'une délégation des universités de Nancy puisse se rendre à Paris  à la manifestation nationale.

Le Parti de Gauche était représenté dans la manifestation du 5 février par les camarades du PG de Meurthe-et-Moselle et par les étudiants membres du PG des Vosges, présents sur Nancy pour leurs études (et vu que les enseignants de l'IUT d'Epinal notamment rejoignent leur collègues à Nancy ipour ces manifestations, alors profitos-en !).   

Nous donnerons ici des informations sur la suite du mouvement à Nancy, et sur les éventuelles répercussions à Epinal dans les antennes de la fac de droit, de la fac de sport, de la fac de sciences, à l'IUT et à l'ENSTIB.

- Publié dans : Education
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Dimanche 8 février 2009

Un peu en retard et avec nos excuses, le message que les Alternatifs nous ont adressé lors de notre congrès constituant. A bientôt dans le Front de Gauche chers camarades !

Ami-e-s et camarades,


Nous avons ensemble participé à la dynamique victorieuse du NON de gauche au Traité constitutionnel européen,avons retrouvé beaucoup d'entre vous au sein des collectifs unitaires.


Aujourd'hui de nouveaux combats, de nouveaux terrains d'unité sont devant nous. La déclaration commune de 10 formations de gauche en soutien aux mobilisations sociales, dessine également des propositions commune substantielles. Nous défendons ensemble, avec force, la nécessité d'une alliance de toutes les forces de la gauche de gauche, d'une campagne populaire et de listes communes dans toutes les régions aux élections européennes.


Nous vous souhaitons un premier congrès plein d'espoir !

- Publié dans : Rencontres à Gauche avec...
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Dimanche 8 février 2009




Le premier meeting du front de Gauche organisé le 5 février à Frontignan a révélé une disponibilité et une attente immense dans le peuple de gauche.


Pas moins de 1 300 personnes se sont déplacées et alors que la campagne n'a même pas commencé. En ouverture du meeting, Denis Sieffert, directeur de Politis, jugea que « la construction de ce meeting avait été exemplaire ». Différents représentants locaux des forces politiques ayant répondu positivement à l'appel du PCF et du PG (le MRC34, le M'PEP, les Alternatifs du LanguedocRoussillon, les CUALS de l'Hérault...) ont pris la parole pour affirmer leur volonté de former un Front de gauche pour changer l'Europe.


Accueilli par de vibrants appels à l'« unité », un représentant du NPA qui avait été invité, a lu une déclaration. Reprenant un à un les termes de celleci, les orateurs suivants ont démontré que la construction d'un large Front de gauche avec tous ceux qui rejettent le traité de Lisbonne était possible. Francis Wurtz a argumenté sur l'importance de l'enjeu politique des élections européennes du 7 juin pour défaire les politiques libérales et sur la nécessité de l'unité de ceux qui partagent cette conviction.


Il est revenu à JeanLuc Mélenchon de conclure le meeting. Répondant presqu'en direct à l'intervention radiotélévisée de Sarkozy, il a enflammé le public à l'idée de faire de ces élections européennes un double référendum : contre la politique de Sarkozy et pour le respect du vote des citoyens en 2005 contre le Traité de Lisbonne. « L'heure est à l'action, l'heure est à l'engagement, l'heure est aux efforts d'unité afin que notre peuple qui souffre puisse avoir un outil politique pour s'exprimer et se battre », a-t-il lancé.


Loin des conciliabules d'état major, la discussion publique que nous avons menée dans ce meeting se faisait dans l'action. Le Front de gauche existe et agit, le succès de ce meeting le prouve. À voir l'enthousiasme et la poussée populaire, il s'élargira c'est certain. Un signe qui ne trompe pas : à peine sortis chacun se préoccupait de la date de la réunion du Comité de soutien du Front de gauche pour changer l'Europe. Sans compter les 2 000 € ramassés dans le drapeau


- Publié dans : Europe
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