AGENDA MILITANT

Médias :    

Romain Mathieu, porte-parole du PG, sera l'invité de Radio Gué Mozo le vendredi 17 août à 18h. Il y débattra de l'actualité de la gauche avec Jean-François Fleck (Les Verts), Hugues Laine (PS) et Serge Ragot (PCF) notamment.

Vie du PG

14 juin 2009 : Conseil National du PG, Bagnolet


PG Vosges

Campagne d'affichage  "La Gauche ne se relèvera pas sans toi !" et  "Casse-toi pauv'con !"
Campagne de tracts "Après le 7 juin"

Matériel - disponible
: tracts et affiches pour faire connaître la démarche du PG, autocollants du PG - vos demandes sont les bienvenues ! Il est possible de retirer des tracts concernant la casse du service public d'éducation, sachant que c'est un 4 pages en A4, donc pour des raisons d'économies il sera peut-être nécessaire de le transformer en 4 pages format A5, mais c'est faisable. Des tracts peuvent êtres tirés également au sujet de la réforme Pécresse, de la justice, et de la situation économique...


Contact
:
 Parti de Gauche Vosges   =   lepartidegauche88@gmail.com 

Dimanche 8 février 2009

Réaction à l'idée génial de Nicolas Sarkozy, par Corinne Morel-Darleux.


Nicolas Sarkozy, qui vient de découvrir que la France, malgré ses « deux constructeurs importants », importe ses voitures de l'étranger, ne s'en remet pas... Il propose donc de « relocaliser » l'industrie automobile par cette sentence définitive : « Une usine en Inde pour vendre aux Indiens, d'accord. Une usine en Tchéquie pour vendre en France, non. »


Il semble oublier que les traités qui régissent l'Union Européenne interdisent précisément les mesures nécessaires à prendre dans ce sens ! Ces traités dont il se fait fait pourtant l'ardent défenseur, allant jusqu'à renier la souveraineté populaire en tentant de faire passer en force la ratification du Traité de Lisbonne malgré le vote des Français.


La relocalisation est en effet impossible dans l'Union Européenne actuelle, car elle nécessite des dispositifs qui fausseraient la libre circulation des marchandises et la « concurrence libre et non faussée ».

Comment va-t-on favoriser les circuits courts si on ne peut pas d'une manière ou d'une autre "pénaliser" les productions plus lointaines et polluantes... ?

Ainsi, l'idée de fiscalité environnementale, par le biais de la taxe carbone,  est tout juste évoquée du bout des lèvres, : elle serait « à voir »... Cette taxe carbone permettrait pourtant de prendre en compte l'impact écologique, en taxant les produits générateurs de pollution et ceux qui sont importés de l'autre bout de la planète. Or Nicolas Sarkozy n'a à l'évidence aucune intention de défendre une telle taxe, qui s'appliquerait en premier lieu... à l'industrie automobile, dont le bilan carbone est lourd !





En revanche, Nicolas Sarkozy sort de son chapeau la suppression de la taxe professionnelle en 2010... En sous-entendant - sans rire - que c'est à cause de la taxe professionnelle en France que les entreprises délocalisent...


Répondre à la crise de l'industrie automobile en supprimant la taxe professionnelle : il fallait y penser !


A la question des contraintes pour les entreprises en échange de cette supression de la taxe professionnelle, qui par ailleurs concernera tous les secteurs, qu'ils délocalisent ou non, quils soient touchés plus ou moins durement par la crise, quelle que soit leur utilité sociale et leur coût écologique... On apprend... qu'il n'y aura pas de sanction : « la contrainte, c'est un engagement » (sic) !


Plutôt que de prendre des mesures fiscales permettant de pénaliser les productions les plus lointaines et polluantes, on reporte encore le poids sur les collectivités territoriales avec un « impôt de remplacement à trouver »... Impôt qui remplacerait donc la taxe professionnelle, qui est actuellement la principale source de financement des collectivités.


Celles-ci, qui attendent toujours les subsides de l'etat correspondant aux nouvelles délégations et transferts de compétences qui s'empilent sur elles depuis des années, apprécieront...


Enfin, Nicolas Sarkozy remet une pièce dans la machine du capitalisme vert. Voitures « propres », moteur électrique... Encore un joli cadeau au lobby du nucléaire, principal producteur d'électricité en France. D'autant que Nicolas Sarkozy sous-entend par sa formule que l'électricité issue du nucléaire serait une énergie « propre ». Or son coût environnemental, lié à l'extraction de l'uranium, principalement réalisée au Niger, à son acheminement et à sa transformation, au démantèlement des centrales... est loin d'être négligeable. Sans compter que les déchets générés restent polluants pour des millénaires sans qu'aucune solution absolument fiable ne soit connue...

Pas gêné, Nicolas Sarkozy évoque également la « prime à la casse » de son plan de relance : non seulement cette prime à la casse est en-deça des exigences d'émissions polluantes définies pour le bonus-malus du Grenelle, mais en plus tous les experts s'accordent à dire qu'elle n'a qu'un effet d'aubaine !

En bref, on continue les mêmes recettes, on prend les mêmes et on recommence !


Une fois de plus, ce sont les intérêts privés qui priment sur l'intérêt général.


Face aux défis sociaux et écologiques actuels, face à la crise énergétique, au dérèglement climatique, à l'épuisement des ressources naturelles, on était en droit d'attendre autre chose !


Il est urgent de développer le frêt, le ferroutage, les transports alternatifs à l'usage individuel de la voiture, de commencer à planifier la sortie du tout automobile. Cette mutation, nous devons impérativement la mener en organisant la défense des milliers de salariés de ce secteur et en planifiant la reconversion industrielle nécessaire.


Tenir compte à la fois des impératifs écologiques et du contexte de crise qui frappe la population, voilà ce qu'on est en droit d'attendre d'un gouvernement responsable. On en est très loin.

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Dimanche 8 février 2009

Tribune parue dans Le Monde du 7/02/09






Il faut souhaiter bon succès au Nouveau Parti anticapitaliste (NPA). C'est l'intérêt de la gauche. Celle-ci n'est pas menacée par le trop-plein de ses partis. Elle l'est par leur incapacité collective à entraîner la société à l'heure où le capitalisme connaît l'une des crises les plus graves de son histoire. Le communisme d'Etat a échoué. La social-démocratie s'enfonce sous nos yeux dans l'impuissance et le reniement. Dans ce vide, le pire peut s'engouffrer. Nous ne sommes pas trop nombreux à tenter de le combler !


Si elle contribue à entraîner dans l'action, impliquer dans le débat public, faire aller aux urnes, alors la création du NPA est une bonne nouvelle. Qui mieux que les trotskistes peuvent motiver ceux qui se reconnaissent dans la sensibilité communiste révolutionnaire présente de longue date dans notre pays ? A gauche, il y a plus de candidats pour être ministres d'ouverture que porte-parole anticapitalistes. Le degré d'exigence n'est pas le même ! Olivier Besancenot n'a pas volé ses voix. S'il a élargi l'audience de la LCR, il le doit d'abord aux combats qu'il a menés. Il est de bon ton de railler la médiatisation et la personnalisation de son mouvement. Rappelons qu'il en connaît le prix. Postier le jour, dirigeant politique le soir, espionné la nuit : on connaît des existences plus faciles. Les jaloux devraient y réfléchir.


Le NPA tente de prolonger les voix qui se sont portées sur Olivier Besancenot lors de l'élection présidentielle. Cette ambition crée aux dirigeants trotskistes une responsabilité nouvelle. Ils doivent des comptes à 1,5 million d'électeurs. Ceux-ci subissent la crise. Ils sont sans doute nombreux à avoir fait grève et à avoir manifesté le 29 janvier. L'issue politique que leur propose le NPA, c'est la révolution. Il faut leur dire alors en quoi celle-ci consiste et par quelle voie le NPA propose d'y arriver. Le congrès fondateur de ce parti devra permettre de le clarifier.


Pour notre part, Parti de Gauche, nous rejetons tout autre moyen que celui de la démocratie. S'il faut une révolution, cela doit être une révolution par les urnes. C'est une leçon du siècle passé. Et même du siècle qui commence, comme le montre la révolution démocratique qui traverse l'Amérique latine. Alors inspirons-nous de la stratégie d'Evo Morales, qui demande à son peuple de voter, voter et voter encore, pas des foyers de guérilla de Che Guevara.


C'est parce que nous ne connaissons aucune autre méthode pour trancher les divergences politiques que le suffrage universel que nous avons proposé à tous les partis de l'autre gauche la constitution d'un front de gauche pour les élections européennes. Le NPA nous pose une condition "d'indépendance absolue vis-à-vis du PS". Il estime que l'orientation actuelle du PS condamne la gauche à l'impuissance. Il a raison. Les deux dernières élections présidentielles l'ont hélas démontré. Pour autant, l'autre gauche a aussi la responsabilité de faire battre la droite. Car quels que soient les désaccords à gauche, la droite est notre adversaire. Existe-t-il un autre moyen de surmonter cette impasse que de faire trancher notre controverse par les électeurs ?

En participant au front de gauche pour les élections européennes, le NPA contribuerait à battre pacifiquement dans les urnes les listes socialistes qui veulent nous imposer le carcan libéral et antidémocratique du traité de Lisbonne. En faisant ce choix de démocratie et d'efficacité, le NPA répondrait à la fois à ceux qui s'interrogent sur son identité et à ceux qui contestent son utilité.

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Dimanche 8 février 2009

Communiqué du Parti de Gauche

 

 

 



Une importante délégation du Parti de Gauche se rendra ce week-end au congrès fondateur du NPA. Elle y sera porteuse du message qui suit et de l'adresse « Tous ensemble dans le Front de gauche pour changer d'Europe » votée à notre dernier congrès.

Le Parti de Gauche salue les délégués du congrès fondateur du NPA. La création de votre parti est un acte important pour l'ensemble de la gauche. C'est pourquoi, depuis notre propre création, nous avons entrepris avec vous un dialogue à la fois fraternel et honnête. Nous sommes venus à ce congrès porteur d'une « adresse » adoptée le week-end dernier par notre congrès : « Tous ensemble dans le Front de gauche Pour changer d'Europe ». Elle appelle tous les partis disponibles pour rompre avec la logique capitaliste à s'unir pour les élections européennes de juin prochain, le PCF et nous-mêmes étant déjà engagés dans cette dynamique. Votre réponse sera importante car la situation ne sera pas la même avec vous ou sans vous, notamment pour remplir les conditions qui nous permettraient de devancer la droite et de bousculer la suprématie électorale des socio-libéraux.


Vous pouvez probablement réaliser, seuls, un bon score aux prochaines élections, mais nous sommes certains que tous ensemble nous pouvons devancer toutes les autres listes !  Dès lors la situation ne serait pas la même pour l'immense partie de la population qui ne vit que de sa force de travail et est appelée à souffrir de la crise du capitalisme si une alternative n'y fait pas face. Nous savons que vous prenez au sérieux cet argument.

C'est pourquoi nous sommes confiants sur l'issue de la démarche que nous entreprenons vis-à-vis de vous.

Nous ne paraphraserons pas le reste de notre adresse mais nous souhaitons préciser trois éléments.

Nous sommes persuadés que la question du contenu ne sera pas un obstacle à notre unité. A plusieurs reprises, notamment après notre bataille commune contre le Traité Constitutionnel Européen, les forces qui sont susceptibles de s'allier ont en effet démontré leur capacité à produire des plateformes communes. La déclaration unitaire « ce n'est pas à la population de payer la crise » que nous avons élaboré avec huit autres mouvements politiques en est la dernière illustration.


Vous dites la nécessité d'un Front durable contre la droite. Nous proposons de discuter des conditions qui pourraient permettre de constituer un Front politique permanent dans la rue et dans les urnes.  Il s'agit pour nous de deux dimensions indissociables : si l'on veut être en mesure d'appliquer un programme de gouvernement en rupture avec le système, il n'est pas d'autre solution que de réunir une majorité de français sur un tel programme. Nous répétons donc que nous sommes prêts à étudier toutes  les propositions que vous pourriez faire dans ce sens y compris de notre approche des élections qui suivront les européennes, jusqu'aux présidentielles. Sans préalable ni exclusive. Mais nous disons qu'il serait incompréhensible de ne pas commencer par les premières élections au calendrier, les Européennes, dans lesquelles le refus du Traité de Lisbonne constitue un clivage fondamental et révélateur avec les libéraux de droite et de gauche.


Nous savons nos différences. C'est  d'ailleurs pour cela que nous ne construisons pas aujourd'hui le même parti. Mais à entendre vos débats, vos déclarations, vos révoltes, les sujets sur lesquels vous vous mobilisez, nous sommes persuadés que ces différences ne sont pas de taille à nous empêcher de faire front pour contribuer à changer le monde.

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Samedi 7 février 2009

Jeudi 29 janvier, la journée de grève et de manifestations interprofessionnelle a rassemblé plusieurs millions de personnes. Cette mobilisation considérable est une chance exceptionnelle face à la crise historique que nous vivons. Le peuple français est disponible pour ouvrir une alternative au libéralisme. Les politiques injustes et inefficaces mises en œuvre par les gouvernements partout dans le monde pour faire payer aux peuples la note de la crise du capitalisme peuvent être battues. Un autre chemin peut être ouvert. Pour cela il nous revient, d'être à la hauteur de notre peuple et de lui offrir l'issue politique qu'il espère.





C'est la responsabilité des partis de gauche disponibles pour rompre avec les logiques capitalistes qui ont si lourdement failli.


Ensemble, nous avons œuvré à la victoire sur le Traité qui prétendait graver dans le marbre constitutionnel une Europe libérale.


Ensemble, nous avons exigé un référendum sur ce Traité de Lisbonne au moyen duquel Nicolas Sarkozy a bafoué le choix du peuple français et qui reprend l'ensemble des traités libéraux qui ont façonné l'Union Européenne telle qu'elle est.


Ensemble, nous avons su nous rassembler dans une plateforme commune face à la crise, en soutien au 29 janvier et aux mobilisations sociales, et nous allons donner une suite à cette démarche.


Ensemble, nous pouvons provoquer le bouleversement politique indispensable face à la crise.


Nous ne sommes pas identiques, nous n'avons pas les mêmes histoires mais nous savons tous que la crise du système capitaliste est porteuse de tragédies si rien ne vient y opposer un autre avenir. Il y a urgence sociale, démocratique, écologique et pour la paix.


Le Parti de Gauche propose d'affronter cette urgence.


D'abord en renforçant le front social qui s'est levé face à la droite, en agissant côte à côte dans les manifestations, aux portes des entreprises, en soutenant les mobilisations syndicales et sociales.

Ensuite en constituant un front politique capable d'affronter victorieusement les échéances électorales. Nos organisations ont pour responsabilité particulière de proposer une issue politique à la crise sur le terrain du suffrage universel. Aucun changement profond n'est possible sans cela. Il faut battre la droite dans la rue et dans les urnes. La gauche d'accompagnement n'est capable ni de l'un ni de l'autre.

Alors que la crise et les mobilisations qui montent devraient l'acculer à la défensive, la droite peut rêver de se succéder à elle-même dans les années à venir ! En Europe, les partisans du libre-échange absolu entendent poursuivre la construction d'un marché libre et sans entraves malgré le vote des peuples.


Les élections européennes de juin prochain nous donnent l'occasion de changer la donne


C'est le sens du « Front de Gauche pour changer d'Europe » que nous avons initié avec le Parti Communiste Français

Dans les jours à venir, nous voulons, conjointement avec nos camarades communistes, rencontrer toutes les forces susceptibles d'unir leurs énergies au sein de cette alliance historique. Nous sommes confiants car nous savons que tous ressentent l'urgence du moment. Ouvrons ensemble une issue. Alors nous pourrons compter sur une force qui dépasse toutes les nôtres : la disponibilité de notre peuple pour peu qu'un chemin de progrès se présente à lui.

. Il s'adresse à toutes les forces qui refusent le traité de Lisbonne, combattent pour une autre Europe sociale, démocratique, écologique et porteuse de paix, veulent battre la droite, siégeront de manière indépendante des sociaux-démocrates et socialistes réunis dans le PSE. Le front de gauche est donc sans exclusive. Il est aussi sans préalable. Nous ne mettons personne au pied du mur. Nous ne demandons à personne de se renier.

Nous sommes prêts à toutes les discussions, à débattre de toutes les conditions que l'on souhaiterait poser, y compris notre approche des élections qui suivront les européennes, des régionales aux présidentielles, afin de constituer ensemble un front politique permanent face à la droite.
. Nous pouvons y battre la droite et arriver en tête de la gauche ; nous pouvons envoyer un grand nombre de députés au Parlement européen. A la condition impérative de nous unir.
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Vendredi 6 février 2009




Communiqué du Parti de Gauche

Nicolas Sarkozy s’entête et enfume. L’émission « face à la crise » aurait dû s’appeler « grâce à la crise » tant il a cherché pendant 90 minutes à profiter de la crise pour justifier sa politique tout en bottant en touche face aux demandes des Français.

Sa politique est pourtant en déroute. Ses plans sont des échecs cuisants, comme le prouve la hausse continue du chômage. Les Français se mobilisent massivement contre son action. Mais il reste « droit dans ses bottes » et refuse de changer de cap.


Sourd à la crise, Sarkozy a annoncé qu’il ne changerait rien à ses réformes. Cet entêtement est désastreux pour notre pays. En supprimant massivement des emplois dans les services publics, le gouvernement invite à la multiplication des licenciements. En refusant de toucher aux cadeaux fiscaux pour les plus riches, il justifie les enrichissements les plus indécents. En cherchant à faire ratifier le traité de Lisbonne, il empêche la mise en place de la taxe carbone ou la lutte contre les paradis fiscaux dont il se réclame par ailleurs. En supprimant la taxe professionnelle, un nouveau cadeau de plusieurs milliards d’euros aux entreprises, il prépare l’étranglement des collectivités locales et de nouveaux impôts sur les particuliers.


Sarkozy a donc cherché à enfumer les citoyens et endormir les organisations syndicales après le succès de la journée du 29 janvier.
Quand il fallait venir au secours des banques, il a dégagé des milliards en quelques heures. Mais quand il s’agit de répondre à l’urgence sociale ou d’imposer des contreparties aux entreprises, il reste dans le flou et renvoie à la négociation entre partenaires sociaux.


Face à la crise, c’est donc toujours le peuple travailleur qui pâtit. Sarkozy l’a reconnu ce soir avec une franchise désarmante : ce sont les Français qui vont payer.

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Vendredi 6 février 2009





Le succès de la mobilisation du 29 janvier a une fois de plus démontré l'efficacité de l'unité syndicale. Dix mouvements politiques avaient auparavant initié un appel unitaire pour soutenir les luttes sociales dont cette journée de grève interprofessionnelle. La déclaration "Ce n'est pas à la population de payer la crise" comportait une plateforme prouvant que les organisations signataires (parmi elles les Alternatifs, le NPA, le PCF et le PG) étaient capables de porter un ensemble de mesures face à la crise du système et à la question de l'emploi et des salaires. Il s'agit d'un acquis.


Les signataires avaient convoqué mardi 3 février une nouvelle réunion pour être en capacité de soutenir les initiatives qu'auraient pu prendre les organisations syndicales lors de leur rencontre du 2 février. Sans doute poussés par le souffle unitaire du 29, de nouveaux partis ont assisté à cette réunion : Lutte Ouvrière, le MRC, le Parti Socialiste ainsi que le PRG mais en tant qu'observateur. Le Parti de gauche se félicite de cet élargissement qui a donné lieu au communiqué qui suit.

 

Communiqué commun


Les partis et organisations de gauche réunies mardi 3 février à Paris se félicitent de l'ampleur du succès de la mobilisation sociale du 29 janvier. L'importance des grèves et des manifestations qui ont marqué cette journée témoigne d'un rejet massif des choix politiques du gouvernement Sarkozy-Fillon, marque une colère légitime face aux vagues actuelles de licenciements et de suppressions d'emplois, dans le privé comme dans le public, confirme l'exigence d'un « bouclier social » à l'opposé du « bouclier fiscal » pour les plus riches, et de mesures en faveur de l'emploi et des salaires à l'opposé des choix du gouvernement qui distribue sans contrepartie des milliards aux banques et aux grandes groupes.


Le message de la journée du 29 janvier est clair. Ce n'est pas au monde du travail, à la population de payer la crise. Contrairement à ce que vient d'affirmer le Premier ministre, la journée du 29 janvier porte clairement  la demande d'un changement de cap, notamment  sur les questions des salaires, de l'emploi, des services publics. Nicolas Sarkozy et le gouvernement ne peuvent se dérober à ces exigences et ignorer les grands axes avancés dans la plate-forme syndicale unitaire.


Plus largement, un très grand débat public est nécessaire dans le pays sur les mesures alternatives aux choix politiques actuels qui permettront de s'attaquer réellement et efficacement aux racines de cette crise et d'imposer une autre répartition des richesses et un autre type de développement. 


Les organisations réunies apportent leur soutien aux mobilisations qui se développent  ces jours ci dans  l'éducation, dans l'enseignement supérieur et la recherche où le gouvernement doit revenir sur la loi Pécresse et ses décrets d'application, dans les hôpitaux et la santé, où l'inscription à l'ordre du jour du Parlement le 10 février prochain du projet de loi Bachelot doit être annulée. Parce que ces textes représentent des attaques inacceptables contre les services publics, elles appellent à prendre et à soutenir dans les jours qui viennent les initiatives nécessaires pour les combattre.


Elles s'alarment dans ce contexte des atteintes répétées aux libertés publiques et syndicales, qui en cherchant à intimider les mouvements de contestation, conduisent à une inquiétante dérive autoritaire du pouvoir qu'elles ne peuvent accepter.


Enfin, elles tiennent à apporter leur soutien à l'imposant mouvement social qui mobilise depuis plusieurs semaines la Guadeloupe, et demandent au gouvernement d'engager au plus vite de réelles négociations sur les revendications exprimées, notamment sur la question du pouvoir d'achat.


Les organisations réunies ont convenu de se revoir après l'intervention télévisée présidentielle du 5 février et la réunion des organisations syndicales prévue le 9 février pour décider de la suite de leur démarche commune en appui du mouvement social.

 

Ont donné leur accord ce soir :


Les Alternatifs, la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), Lutte Ouvrière, le NPA, le PCF, le PCOF, le Parti de gauche, le PS, Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo, MRC   

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Vendredi 6 février 2009





Communiqué du Parti de Gauche

Le gouvernement persiste dans la surenchère nucléaire pour promouvoir des intérêts industriels au détriment de l'urgence écologique et sans tenir compte de l'expérience des impasses du « tout nucléaire ». 


L'annonce par Nicolas Sarkozy de la construction d'un nouvel EPR confirme le refus du gouvernement actuel de prendre en compte la gravité de la question énergétique. Ce n'est pas une décision écologiquement responsable. Elle ignore volontairement tout ce que l'on sait des problèmes irréversibles que génère le nucléaire.  Ce n'est pas une décision qui sert l'intérêt général. Elle est prise pour favoriser des intérêts d'entreprises à courte vue, dans une logique étroitement productiviste.

 

On était en droit d'attendre qu'avec le nouveau siècle on commence à tirer les leçons des erreurs du précédent et à les réparer. Le tout nucléaire est une de ces erreurs dont les conséquences à long terme sont les plus rationnellement démontrées.


Il n'est pas vrai qu'il s'agisse d'une énergie propre et sûre
 : les déchets générés restent polluants pour des millénaires sans qu'aucune solution absolument fiable ne soit connue. Et en cas d'accident les conséquences meurtrières s'étendent sur plusieurs générations et sur tout l'écosystème.


Il n'est pas vrai que le nucléaire garantisse une totale indépendance énergétique du pays
. Le caractère limité des stocks d'uranium a d'ailleurs conduit la commission européenne, pourtant très amie du nucléaire, à reconnaître le caractère non renouvelable de cette énergie. En outre, la production d'énergie nucléaire fonctionne en continu. Cela signifie qu'en période de pic, le besoin d'importation reste entier, alors que le reste du temps les excédents de production poussent à l'exportation en dumping et à la surconsommation domestique.


Il n'est pas vrai que ce soit une production peu coûteuse
car les calculs ne prennent en compte ni les coûts de démantèlement, ni les coûts de long terme du stockage des déchets, ni les coûts environnementaux.


Aux dommages graves que cette réalité impose s'ajoutent deux motifs d'inquiétude supplémentaires.  

 - Le premier : la sécurité et la défense du pays sont fragilisées par l'existence de cibles dont la destruction détruirait aussitôt et pour toujours des fractions vitales du territoire national.

 - Le second : l'économie du projet ne tient aucun compte de l'expérience en la matière sur le plan financier. L'exemple des EPR Finlandais et de Flamanville est pourtant édifiant : chantier en retard de 38 mois, 2.4 milliards de pénalités réclamées à AREVA, surcoût de 700 millions d'euros... La liste est longue du gâchis financier que représentent jusqu'à ce jour ces opérations.


En plein contexte de crise économique et sociale, il est temps de réorienter ces dépenses vers des secteurs socialement utiles et écologiquement responsables !


Il est urgent d'ouvrir une alternative politique globale au modèle productiviste dont l'EPR est un symbole absurde qui mise sur la surconsommation de l'énergie et des ressources.


Le Parti de Gauche demande en conséquence :

  • Un moratoire sur la construction de toute nouvelle centrale nucléaire et l'abandon du projet de construction de l'EPR de Penly.
  • La réaffectation des budgets de long terme qui devaient y être consacrés vers trois autres directions : la recherche en matière d'efficacité énergétique, le développement des énergies renouvelables, l'encouragement volontariste à la sobriété énergétique.
  • Le maintien et la réorientation des crédits et des emplois annoncés pour le site vers la construction d'un site de production d'énergies renouvelables propres qui permette de combiner intérêt général, utilité sociale et responsabilité écologique.
  • La tenue d'un véritable débat public national impliquant largement les citoyens et les scientifiques sur la question des choix énergétiques et du nucléaire. Les insuffisances lourdes des débats publics engagés sur ce type d'opération ont été dénoncées par les Commissions en charge de les mener! Sur des sujets aussi graves, le fait du prince et le secret qui prévalent en la matière depuis plus de trente ans doivent céder la place à un processus démocratique.

Enfin, face aux défis de la mutation écologique à engager, le Parti de Gauche défend la mise en œuvre d'une planification écologique.


Cela signifie l'organisation d'une transition politique, économique et culturelle de long terme. Il s'agit d'organiser de façon démocratique, concertée et délibérée la transition du modèle productiviste actuel vers un autre modèle compatible avec la préservation de l'écosystème et la réponse aux besoins sociaux. Cette perspective offre une alternative stimulante pour la recherche et l'industrie.


En prenant appui sur le triptyque sobriété de consommation - efficacité énergétique - énergies renouvelables et sur la diversification des sources d'énergie pour garantir la sécurité des approvisionnement du pays, cette planification écologique permettra d'envisager la sortie progressive et maitrisée du nucléaire comme des énergies polluantes et productrices de gaz à effet de serre.

 

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Vendredi 6 février 2009




Communiqué du Parti de Gauche


Le chômage s'est encore accru de 45 800 demandeurs d'emplois supplémentaires en décembre, soit plus de 215 000 chômeurs supplémentaires pour 2008, en hausse de 11,4 % pour l'année. L'année s'est donc achevée avec 2 114 300 chômeurs (et encore ne s'agit-il que de la catégorie 1 des inscrits à l'ANPE qui ne restitue pas toute la réalité des privés d'emplois). Cette nouvelle augmentation confirme une tendance lourde : cela fait le huitième mois consécutif de hausse !


Le prestidigitateur Sarkozy ne fait plus illusion : sa politique a nourri le chômage avant l'éclatement de la crise et maintenant elle aggrave la situation.


Le paquet fiscal et le bouclier fiscal redistribuent aux riches des dizaines de milliards qui manquent pour des mesures en faveur de l'emploi. La liquidation des 35 heures et la libéralisation des heures supplémentaires réduisent les possibilités d'embauche. Les suppressions d'emplois dans les services publics - dont l'hôpital public et l'éducation - rétrécissent l'emploi et pénalisent les usagers.


Le Premier Ministre peut bien décliner en 1000 projets le plan de relance Sarkozy, ce dernier, inadapté lors de son annonce, l'est encore plus aujourd'hui avec l'aggravation de la situation.


Une autre politique est possible, mais pour cela il faut s'attaquer aux racines de la crise : le partage inégalitaire des richesses


Sarkozy veut socialiser les pertes, privatiser les profits, faire payer la facture aux simples citoyens, et réprimer les mécontents !


Le plan de 29 mesures du Parti de Gauche 

veut augmenter les salaires et l'emploi, satisfaire les besoins sociaux, investir dans la réorientation écologique de notre développement, permettre une maîtrise publique du système financier.

 

veut augmenter les salaires et l'emploi, satisfaire les besoins sociaux, investir dans la réorientation écologique de notre développement, permettre une maîtrise publique du système financier. qui a conduit au gonflement exorbitant des placements spéculatifs et au surendettement des ménages ; deux des causes majeures de la crise actuelle. Sur les 26 milliards d'euros annoncés, il n'y en a que 5 à 7 (soit 0,25 à 0, 35 % du PIB) qui soutiendront l'activité dès 2009. C'est 15 à 20 fois moins que les plans chinois ou américains. Pire, rien n'a été prévu pour soutenir la demande par l'augmentation du pouvoir d'achat.
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Jeudi 5 février 2009

Dès sa création le Parti de Gauche a appelé au Front de gauche pour les Européennes. On nous avait prédit un échec sur toute la ligne. On nous annonçait que le PC serait incapable de s'ouvrir dans un cadre d'égalité avec d'autres. On nous assurait que le NPA refuserait notre offre sans même en débattre. On nous promettait que la création du PG serait vécue comme une concurrence de plus et contribuerait à l'éparpillement de l'autre gauche. Ce n'est pas ce qui s'est passé. Grâce au dialogue que nous avons mené sans exclusive et dans le respect des positions de chacun, aucune de ces prévisions ne s'est réalisée. Au contraire, le Front de gauche a beaucoup avancé.


Dès la mi-novembre, le PCF et le PG ont déclaré ensemble dans une conférence de presse leur volonté de s'unir pour les Européennes tout en expliquant leur volonté de ne pas s'enfermer dans un « tête à tête » mais d'ouvrir cette alliance à toutes les forces s'opposant à la fois au traité de Lisbonne et œuvrant pour une autre Europe sociale, écologie et démocratique. Le Front de Gauche devenait concret.

En décembre le congrès du PCF confirmait clairement, et très majoritairement, cette ligne.


ET DEPUIS ?


Les rencontres avec les Forces de gauche (décembre - janvier )


Le Parti de Gauche a entrepris la rencontre de tous les partis politiques qui avaient appelé à voter, globalement sur ces bases, contre le TCE. Dans l'ordre chronologique nous avons dialogué avec les Alternatifs, le P.O.I, le NPA et le MRC. D'autre part nous avons rencontré des réseaux et structures : le M'PEP (créé par d'anciens dirigeants d'Attac), la Coordination Nationale des Collectifs Unitaires (CNCU), l'Association des Communistes unitaires. Nous avons eu également des contacts avec les écologistes de gauche dont Martine Billard (Ecologie Solidaire, députée Vert de Paris) qui a accepté de participer à notre forum sur la planification écologique.

Avec Lutte Ouvrière, qui vient juste de répondre à notre demande de rencontre et que nous verrons début février, nous aurons fait « le tour » de toutes les forces susceptibles de participer (ou soutenir) des listes unitaires aux Européennes sur un contenu en rupture avec le traité de Lisbonne.


A ce jour, à des degrés certes divers, tout reste ouvert avec l'ensemble de ces forces.
Même celles que l'on prédisait les moins disposées à l'unité aux européennes n'ont pas fermé la porte. Cela démontre que la crise renforce la nécessité de l'unité des forces antilibérales et interpelle tout le monde. Les premiers sondages indiquent d'ailleurs le potentiel de l'Autre gauche : un récent sondage IFOP donne ainsi un total de 14,5% à une éventuelle liste commune du PCF, du PG, du NPA, de LO et des Alternatifs, avant même toute dynamique de campagne. Il est donc réaliste d'affirmer que rassemblés l'autre gauche pourrait être en tête du vote populaire !


Rien n'est cependant fait et il est difficile aujourd'hui de déterminer le périmètre du Front de Gauche à l'arrivée.
  Il y aura au moins le PCF et le PG. Cela constituerait déjà un rassemblement unitaire unique et inédit. Nous assumerions avec fierté cette unité avec nos camarades communistes et en ferions le moteur d'une mobilisation citoyenne et populaire. Mais nous travaillons activement pour que le Front de Gauche soit plus large encore. Nous pensons que c'est un objectif crédible. C'est pourquoi nous commençons à organiser avec nos partenaires des meetings communs en proposant à chaque fois aux autres forces de les co-organiser ou au moins d'intervenir. Montpellier le 5 février, Marseille le 10, Douai le 21 seront des étapes importantes. Un Zénith à Paris devait lancer la campagne nationale début mars.. Même celles que l'on prédisait les moins disposées à l'unité aux européennes n'ont pas fermé la porte. Cela démontre que la crise renforce la nécessité de l'unité des forces antilibérales et interpelle tout le monde. Les premiers sondages indiquent d'ailleurs le potentiel de l'Autre gauche : un récent sondage IFOP donne ainsi un total de 14,5% à une éventuelle liste commune du PCF, du PG, du NPA, de LO et des Alternatifs, avant même toute dynamique de campagne.

Les réponses varient selon les mouvements qui n'avancent pas les mêmes interrogations. Voilà les positions résumées (les comptes rendus détaillés sont disponibles sur le site) de ces différentes forces et nos réponses : 

  • Les Alternatifs ont dit leur volonté de travailler à la réussite du Front de Gauche même s'ils réservent encore leur réponse finale. Ce parti, qui fut à la charnière de la campagne présidentielle de José Bové, représente une composante importante car elle représente une sensibilité autogestionnaire qui participe de la richesse de la gauche.

  • le POI a mis cette question à l'ordre du jour de son Conseil National du 17 janvier. Leur réponse a été de nous proposer une nouvelle rencontre tout en indiquant ajouter les conditions suivantes au refus du traité de Lisbonne que nous avancions comme condition de base : abrogation du traité de Maastricht-Amsterdam, sortie des institutions européennes qui y sont liées et abrogation des directives.

  • Au NPA nous avons dit notre volonté de ne poser aucun préalable à la discussion.
    Nous leur avons notamment demandé de formuler la proposition de Front durable qu'Olivier Besancenot semble « opposer » au Front de gauche. Nous avons compris de leur part ce front comme un processus liant mobilisation et élections jusqu'aux élections régionales. Nous leur avons dit que nous pourrions ouvrir une discussion sur cette proposition dès lors que Front durable irait des européennes jusqu'aux présidentielles, élection autrement plus engageante et importante que les régionales. Notre Congrès sera l'occasion de renouveler notre proposition au NPA, qui réunit son Congrès une semaine après le notre.

  • Le MRC nous a indiqué son souhait d'une alliance de toute la gauche, y compris du PS. Nous leur avons dit ce qu'était pour nous à la fois irréaliste et non souhaitable car cela revenait à faire l'impasse sur le refus du Traité de Lisbonne. Leur réponse est pour le moment « ni oui, ni non ».

  • Le M'PEP a dit sa volonté d'intégrer le Front de Gauche

- Le réseau des objecteurs de croissance (OC), animé notamment par Paul Ariès, nous a fait part de son souhait de dialogue et de convergence avec le FDG, nous allons les rencontrer prochainement.

  • La CNCU et les Communistes unitaires ont exprimé eux la volonté de s'associer au Front de Gauche. L'Association des Communistes Unitaires seraient prêts à y œuvrer s'il ne s'agit pas d'un simple accord « d'états-majors politiques » (dixit). La situation de double appartenance de ces mouvements, et notamment de l'A.C.U, pose cependant des interrogations dans le cadre d'une alliance électorale, en particulier vis-à-vis du Parti dont la plupart de ses membres font partie. Lors de notre rencontre nous nous en sommes ouverts avec franchise.

  • Pour le moment les structures qui représentent les courants gauche des Verts, Alterekolo de Francine Bavay et Ecologie Solidaires de Martine Billard, s'ils ont décidé de ne pas soutenir la liste Cohn-Bendit/Bové ne paraissent pas pour autant enclin à intégrer une autre liste. Martine Billard a cependant fait un geste fort en acceptant de participer le 24 janvier à notre Forum pour la Planification Ecologique. Il est évident que cette sensibilité aurait toute sa place dans l'alliance.

  • Enfin, on trouve dans les régions plusieurs réseaux, associations, acteurs du mouvement social, personnalités qui pourraient se montrer disponibles à la constitution de comités régionaux ou locaux du Front de Gauche.

Le Front de Gauche pour changer d'Europe se concrétise avec le PCF


Une rencontre de travail avec le PCF qui a donné lieu à un communiqué de presse le 21 janvier a permis d'accélérer le Front et de lui donner un nom définitif  : FRONT DE GAUCHE POUR CHANGER D'EUROPE.

Nos deux partis ont décidé d'agir pour ouvrir largement ce Front en proposant de rencontrer ensemble les forces susceptibles de l'intégrer. Lors de ces rencontres nous proposerons à la discussion un texte qui servira de base à la plateforme électorale et la co-fondation d'un Comité national de liaison. C'est un geste fort qui prouve qu'il n'y a pas volonté d'un "tête à tête" mais au contraire une démarche ouverte.


L'appel unitaire « Ce n'est pas à la population de payer la crise »


Un texte en commun sur les licenciements et de soutien aux mobilisations dont le 29 janvier vient d'être signé par le NPA, le PCF, le PG, les Alternatifs... C'est une heureuse nouvelle. Ce n'est pas un simple appel unitaire à la mobilisation, il s'engage sur des premières mesures d'urgence. Cette quasi plateforme démontre que ces forces sont capables de proposer quelque chose ensemble. C'est un début mais il prouve l'unité possible. Dès lors que l'on peut imaginer porter en semble ces mesures devant les portes des entreprises, comme l'espérait très justement Olivier Besancenot à la conférence de presse de lancement de cet appel, il devient plus réaliste de penser faire de même lors des élections européennes.


Plus que jamais le Parti de Gauche sera un vecteur utile de l'unité et des combats sociaux, un trait d'union facilitateur du rassemblement. Mais ce travail unitaire et indispensable envers les forces organisées ne doit pas occulter l'aspect fondamental de cette campagne : il est plus que jamais nécessaire de s'adresser à tous ceux qui se mobilisent dans leurs syndicats et associations, qui souffrent de la crise, et plus globalement à la population à commencer par les classes populaires.




Par Eric Coquerel, Secrétaire National chargé des Relations extérieures et unitaires

- Publié dans : Europe
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Jeudi 5 février 2009


CASSE-TOI PAUV'CON !!!





Le 28 août 2008, lors de la venue de Nicolas Sarkozy à Laval (53), Hervé EON militant de l'association Pour la République Sociale était interpellé pour avoir brandi un carton portant la mention "Casse toi pov'con" lors du passage du véhicule présidentiel.

 

Le 23 octobre 2008, il passait en audience correctionnelle pour "offense au Président de la République". Il était assisté de Dominique NOGUERES, avocate au barreau de Paris et faisait citer comme témoins le sénateur Jean-Luc MELENCHON et Jean-Marc BEDUE animateur du Réseau Education Sans Frontière. Le parquet avait requis 1000 euros d'amende.


Dans son jugement rendu le 6 novembre 2008, le tribunal de Laval condamne, Hervé EON à une amende de principe de 30 euros avec sursis.


"...le prévenu, a cru bon brandir un petit écriteau sur lequel était inscrite la copie conforme servie à froid d'une célèbre réplique inspirée par un affront immédiat" et de préciser "...s'il avait eu l'intention de donner une leçon de politesse incongrue, il n'aurait pas manqué de faire précéder la phrase "casse toi pov'con" par une formule du genre " on ne dit pas". Enfin, "...puisque la loi entend protéger la fonction de Président de la République, et que Monsieur EON ne peut se targuer comme simple citoyen d'être traité d'égal à égal".


Hervé EON renforcé des soutiens qu'il a reçu et sur les conseils de ses amis politiques et de l'avocate qui assure sa défense, a décidé de faire appel de la décision du tribunal de Laval.


Il est convoqué devant la cour d'appel d'Angers le Mardi 3 février 2009 à 14 heures. Sont à nouveau cités comme témoins Jean-Luc MELENCHON et Jean-Marc BEDUE. Dominique NOGUERES assurera à nouveau la défense d'Hervé EON.


Un rassemblement est prévu dès midi face au Palais de justice d'Angers.


Et surtout, n'oubliez pas d'aller signer et faites signer la pétition du CODEDO (Collectif pour la Dépénalisation du Délit d'Outrage) à cette adresse :
http://www.ldh-france.org/Petition-outrage-offense-L-appel?id_donnee=-8&var_mode=calcul

ou sur le site du CODEDO :
http://codedo.blogspot.com/

 


Une solution de repli est envisagée en cas de mauvaise météo.


Vous pouvez prévoir un pique nique, il y aura sur place quelques victuailles à prix libre.

( jus de pomme, vin chaud, fromage, tartines) tout sera bio.


Un procès est aussi pour les militants un moment de convivialité et de festivités.


On ne devrait pas s'ennuyer !

- Publié dans : France
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