AGENDA MILITANT

Médias : Le front de Gauche est dans l'Humanité à peu près tous les jours !
- 6 mars, 7h45 = Jean-Luc Mélenchon est l'invité de la matinale de Canal +
- 9 mars, 7h40 = Jacques Généreux est l'invité de Radio Classique

Vie du PG

- 7 mars, en région parisienne = Conseil National du PG

PG en France

- Bernais, 6 mars, 20h00 = Réunion publique du comité 3-Bernais 
- Zénith de Paris, 8 mars, 14h = Meeting de lancement du Front de Gauche
- Pas-de-Calais, 9 mars, 19h30 = Réunions publiques des comités 3 et 4 du Pas-de-Calais

- 9 mars, 19h30 = Réunion publique du PG 62
- Bouguenais, 10 mars, 20h30 = Meeting du PG 44 avec Jacques Généreux
- Maubeuge, 12 mars, 19h = Réunion publique du PG Avesnois
- Marseille, 17 mars = Réunion publique avec Corinne Morel-Darleux
- Golbey, salle Barbelouze, 17 mars, 18h30 = Réunion publique du Front de Gauche dans les Vosges, avec Patrick Abate, économiste et vice-président région Lorraine (PCF), et Romain Mathieu, politologue et porte-parole du PG Vosges


PG Vosges :

5 mars : Laurent Wauquiez venant à Saint-Dié-des-Vosges le matin, nous souhaitons dans la mesure du possible participer au comité d'accueil organisé par les syndicats et les forces de gauche


5 mars : Réunion mensuelle du PG Vosges, aux alentours de 19h30 - 20h00 (pour le lieu, nous contacter)

10 mars : Manifestation du monde de l'éducation - détails à venir

17 mars : Golbey, salle Barbelouze, 17 mars, 18h30 = Réunion publique du Front de Gauche dans les Vosges, avec Patrick Abate, économiste et vice-président région Lorraine (PCF), et Romain Mathieu, politologue et porte-parole du PG Vosges

19 mars : Manifestation inter-professionnelle à l'appel de l'intersyndicale nationale - RDV devant la Préfecture des Vosges à Epinal (heure à venir, mais probablement 14h) 


Matériel - disponible
: tracts et affiches pour faire connaître la démarche du PG, autocollants du PG - vos demandes sont les bienvenues ! Nous avons récupéré du matériel lors du Congrès  et nous ferons lors des prochaines réunions (et dès maintenant si vous le souhaitez) une répartition de matériel afin de constituer des équipes militantes (bien équipées!) sur tout le département. Il reste également des affiches de PRS sur l'union de la gauche, la laïcité et la nécessité d'un "bouclier social" face à la crise du capitalisme que nous connaissons actuellement. Pour information, la première campagne de tracts du PG porte sur le "bouclier social", nécessaire pour protéger les salariés et l'appareil productif d'une crise financière dont ils ne sont pas responsables, et actuellement visiblement refusé par Nicolas Sarkozy et son gouvernement, qui ont certes bien vu la manifestation du 29 janvier mais n'entendent apparemment pas ce que cela veut dire...!  
Il est possible de retirer des tracts concernant la casse du service public d'éducation, sachant que c'est un 4 pages en A4, donc pour des raisons d'économies il sera peut-être nécessaire de le transformer en 4 pages format A5, mais c'est faisable.
Des tracts peuvent êtres tirés au sujet de la réforme Pécresse, de la justice, et de la situation économique...

Contact : Parti de Gauche Vosges   =   lepartidegauche88@gmail.com 

France

Mardi 21 juillet 2009

Le secteur Santé protection sociale de l’Union des Familles Laïques (UFAL) demande au Gouvernement de réagir face à l’imposture du site hostocomparateur.com et par la même occasion de ne pas cautionner le tapage publicitaire lancé à grands frais par la Fédération patronale de l’hospitalisation privée (FHP) qui souhaite promouvoir le site qu’elle a elle-même créé.


L’UFAL considère que ce site n’est qu’un pur outil de propagande de l’hospitalisation privée mais surtout de désinformation des citoyens. En effet, au moyen de ce site la FHP décline un honteux mensonge faisant croire d’une manière caricaturale aux citoyens qu’une intervention chirurgicale dans une clinique privée à but commercial pour les actionnaires coûterait soit disant moins cher à la communauté qu’une même intervention à l’hôpital public.

De même, pour mieux tromper la vigilance des citoyens cette fédération patronale qui, rappelons-le, défend les intérêts des spéculateurs boursiers qui sont les fonds de pension américains et autres banques d’affaires détenant la plupart des cliniques privées en France, donne comme dénomination à son site hostocomparateur (comme hôpital), pour laisser entendre qu’il s’agit d’un site officiel des autorités sanitaires.

L’UFAL s’insurge contre une telle tromperie, elle s’inquiète également du silence du gouvernement qui laisse, non mécontent, libre court à de telles pratiques.

Non, les interventions chirurgicales dans les cliniques privées ne sont pas moins chères qu’à l’hôpital public qui assure sans exclusives et contrairement aux cliniques privées la prise en charge de tous les cas (interventions lourdes, maladies rares, formations des médecins, recherches, innovations thérapeutiques, etc.). L’hospitalisation privée, quant à elle, se spécialise uniquement dans les secteurs rentables ouverts par la 11ème version de la tarification à l’activité (T2A) largement influencé par le lobby financier et bancassurantiel. De même, l’UFAL souligne que l’argent versé à l’hôpital par l’Assurance Maladie consécutivement aux soins prodigués aux patients ne va pas remplir les poches des spéculateurs boursiers et autres dirigeants des établissements privés qui peuvent être rémunérés par des stocks options et autres revenus issus des bénéfices réalisés sur le dos de l’argent public géré par l’Assurance Maladie.

Non, la santé des citoyens n’est pas un objet commercial et l’argent encore une fois versé par l’Assurance Maladie aux hôpitaux est totalement réinvesti au bénéfice des malades, de la recherche et de la qualité des soins et non comme le souhaite la fédération de l’hospitalisation privée à remplir les caisses des fonds de pension et autres banques d’affaires.

Jeudi 16 juillet, UFAL, Bernard Teper (co-responsable du secteur santé - protection sociale de l'UFAL)


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Mardi 12 mai 2009

Le 3 mai, a eu lieu à Nice, une élection cantonale partielle, conséquence de la démission du conseiller général socialiste, Patrick Allemand, par ailleurs 1er vice-président de la région et secrétaire fédéral du PS. En général ce type de scrutin ne suscite pas beaucoup d'intérêt. Là , un an après les municipales, un an avant les Régionales et alors que le patron local de l'UMP a des ambitions ministérielles il y a eu comme une embellie. Présence active de l'ancien maire, Jacques Peyrat pour soutenir son poulain, implication directe du conseiller général démissionnaire devenu pour l'occasion suppléant de la candidate du PS. Présence tout aussi active de l'ex PS Patrick Mottard qui avait failli emporter la mairie en 2001. Lui aussi avait son propre poulain, soutenu par le MODEM. Dans cette campagne « riche en personnalités » les Alternatifs et le NPA, unis pour la circonstance, ne sont pas en reste en faisant largement référence au soutien de Besancenot. Enfin le candidat de l'UMP, Benoit Kandel et sa suppléante Denise Fabre ( !) soutenus très activement par le maire de Nice, Christian Estrosi.

 


Pour éviter toute mauvaise surprise, le Préfet a précipité le scrutin avec le délai minimum possible, soit trois semaines, dont deux semaines de vacances. Pour emballer le tout Nicolas Sarkozy, lui-même, s'est personnellement impliqué en venant à Nice quelques jours seulement avant les élections, avec pour thème l'insécurité. Thème porteur dans une ville où le FN à longtemps flirté avec les 30%.

L'enjeu pour la droite et Christian Estrosi était de taille pour confirmer une suprématie. Mission remplie avec un score de près de 48% au premier tour. Echec pour le PS, sa candidate essuie un sérieux recul sur tous les scrutins précédents. Echec pour l'alliance NPA- Alternatifs dont la référence à Besancenot n'a pas suffit à décoller des 2%.


La bonne surprise de ce scrutin à gauche est venue des candidats PC et PG du Front de Gauche qui avec 6,08% doublent le score obtenu aux législatives en 2007 par le candidat du PCF (seul scrutin de référence car aux cantonales 2004 il y avait accord dès le 1er tour PS-PC).


Dans une campagne tout à la fois courte où la machine UMP a tourné à pleine puissance,le choix de mener une campagne de proximité intense a été payant. Au travers de la multitude des contacts engagés, cette campagne a mis en évidence la forte demande d'une véritable alternative de gauche dans ce pays. A Nice ce scrutin marque le début d'une dynamique encourageante, porteuse d'espoir, qui peut porter ses fruits à l'occasion des élections européennes.


Robert INJEY PC

Roselyne GRAC PG


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Dimanche 10 mai 2009

L'association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé) pointe dans son bilan 2008 le non-respect des droits fondamentaux, insistant sur le sort des mineurs.

L'association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé) dénonce une "inhumanité" du traitement des étrangers dans la zone d'attente de l'aéroport de Roissy, insistant particulièrement sur le sort des mineurs dans son bilan 2008.


Contactée par l'AFP, la direction de la police aux frontières n'avait pas réagi dimanche à ce rapport.


Dans ce rapport annuel reçu dimanche par l'AFP, l'association assure notamment que "le non-respect des droits fondamentaux se constate chaque jour" dans ce lieu d'enfermement où les étrangers sont "souvent perdus et épuisés".


Ses intervenants sont "confrontés à des demandeurs d'asile dont les droits sont bafoués, à des personnes malades qui ne reçoivent pas les traitements adéquats, à des personnes ayant fait l'objet de violences policières, à des séparations de famille, à des mineurs isolés qui se retrouvent perdus au milieu d'adultes...".


L'Anafé, qui parle d'une "inhumanité" de traitement, note que les conditions de leur maintien en zone d'attente "constituent en elles-mêmes une mise en danger des mineurs isolés" qui sont dans les mêmes lieux que des adultes, subissant "la menace de renvoi" mais aussi des "violences policières".


Ainsi, les mineurs âgés de plus de 13 ans ne sont pas séparés des adultes, "en violation" de la Convention internationale des droits de l'enfant et les mineurs âgés de moins de 13 ans sont hébergés dans un hôtel éloigné "dans des conditions opaques", selon l'association.


Cette dernière condamne également "l'absence trop fréquente d'un administrateur ad hoc" normalement chargé de représenter les mineurs isolés lors de la procédure (au moins 59 mineurs isolés n'ont pas eu d'administrateur en 2008 selon les statistiques de l'association).


Pour l'année 2008, l'Anafé a pu créer 226 fiches concernant des mineurs isolés - 171 étant admis sur le territoire et 54 refoulés (sort inconnu pour un de ces mineurs). Ce recensement n'est pas exhaustif souligne l'association, les bénévoles étant souvent trop débordés pour établir des fiches.


L'association relève que les mineurs sont souvent refoulés avant d'avoir pu voir un juge des libertés, qui intervient seulement après quatre jours de maintien en zone d'attente.


Elle note que "la loi française prohibe pourtant toutes les formes d'éloignement forcé à l'égard de mineurs et assure que ces jeunes étrangers sont renvoyés sans "aucune garantie qu'ils n'y soient pas livrés à eux-mêmes une fois arrivés à destination" et alors qu'ils peuvent être victimes de réseaux criminels.


Plus généralement, l'Anafé affirme que les droits de tout étranger maintenu en zone d'attente soit parce qu'il n'est pas admis sur le territoire français, soit parce que son transit a été interrompu ou enfin parce qu'il est demandeur d'asile, lui sont "très rarement notifiés".


L'association qualifie également le droit d'asile à la frontière "d'illusion", affirmant notamment qu'à Roissy "la police refuse tout simplement d'enregistrer" la demande d'asile" de certains étrangers (au moins 39 refus en 2008).


Elle s'insurge aussi contre une "détention particulièrement grave puisqu'elle s'exerce sans aucun fondement légal et sans aucun contrôle du juge", le "maintien au poste" par la police aux frontières "d'une personne soupçonnée, en l'absence de preuve, de vouloir migrer irrégulièrement" à l'occasion d'un transit en France.


Association loi 1901 créée en 1989, l'Anafé regroupe 22 organisations et syndicats.


source AFP - information transmise par les soins des militants de RESF 54


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Samedi 11 avril 2009

Cette vidéo tournée à Strabourg pendant la manif pour la paix du 4 avril semble montrer que des CRS balancent eux aussi des pierres en direction des manifestants. Voyez par vous-mêmes, et faites-vous une idée des agissements et pratiques douteuses de notre vénérée police et des Compagnies Républicaines de Sécurité qui sur le coup n'ont plus rien de républicaines...


 



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Samedi 11 avril 2009
Communiqué commun Attac France, Attac Strasbourg et Attac Vosges du Nord

En préambule, il doit être rappelé qu’après de très longues négociations menées avec la Préfecture par un comité, dont des représentants Attac VDN et Strasbourg faisaient partie, la préfecture avait autorisé la manifestation (sur un trajet différent de celui que nous aurions souhaité) ainsi que la jonction des militants allemands et français sur le pont de Kehl.

Pour avoir participé à la manifestation du 4/3/09, nous dénonçons vivement à travers les points suivants la violence qui a été faite aux manifestants par les forces de l’ordre et qui montre que les autorités françaises représentées par le Préfet, n’ont pas respecté leurs engagements et ont tout fait pour que la manifestation ne puisse avoir lieu.

1. la route, indiquée par la préfecture, pour permettre aux bus, voitures et piétons d’accéder au site de rassemblement de la manifestation a été bloquée par les forces de l’ordre, obligeant les manifestants pacifiques à, soit attendre pendant des heures, soit emprunter d’autres itinéraires, avec le risque de se retrouver à nouveau bloqués ou pris dans des affrontements ;


2. une fois le lieu de rassemblement atteint après un véritable « parcours du combattant », des hélicoptères ont survolé à très basse altitude le rassemblement pourtant pacifique et bon enfant, empêchant les manifestants d’entendre les prises de parole des représentants de groupes politiques, d’associations internationales... et créant une atmosphère plus qu’oppressante ;


3. des grenades lacrymogènes ont été tirées pendant les prises de parole sans la moindre justification, contraignant la manifestation à se former dans la confusion et l’urgence, permettant à des groupes violents de s’infiltrer dans le cortège ;


4. ces éléments violents ont pu passer les frontières alors que le dispositif Schengen avait été levé, soi-disant pour empêcher cela et que, par contre, des manifestants n’ont pu accéder à Strasbourg le 3 avril (conférence au Liexenbuhl sur l’OTAN) et le 4 avril, à cause des dispositifs de blocage mis en place ;


5. les forces de l’ordre ont laissé ces mêmes éléments violents, au demeurant peu nombreux, (dont le Ministère de l’Intérieur se targue pourtant de connaître les identités) détruire l’ancien poste de douane sans intervenir et ont, par contre, empêché 7000 manifestants allemands de rejoindre le rassemblement, comme convenu avec les autorités françaises et allemandes ; comment interpréter les autres destructions que les forces de l’ordre, pourtant en surnombre dans Strasbourg, n’ont pas su ( ?) empêcher ? Incompétence ou volonté de laisser faire ?


6. les forces de l’ordre, comme c’est leur mission lors d’une manifestation autorisée, n’ont pas assuré la sécurité des manifestants, mais l’ont, au contraire délibérément compromise en laissant les éléments violents agir à leur guise, en déviant la manifestation du trajet initialement prévu, l’amenant de fait dans une souricière pendant que les forces de l’ordre envoyaient sur les manifestants bloqués des grenades lacrymogènes et des flash-balls créant ainsi des mouvements de panique (qui auraient pu avoir de graves conséquences) et une dislocation prématurée de la manifestation.

Il nous apparaît, au vu de tous ces éléments, que non seulement les autorités françaises n’ont pas tenu leurs engagements ni joué leur rôle de sécurisation, mais, au contraire ont tout fait pour que cette manifestation ne puisse se dérouler, quitte à jouer avec la vie des manifestants. Du reste, Beaucoup de manifestants ont eu très peur et ont subi un choc psychologique devant ce qui est une première : une agression par les forces de l’ordre d’une manifestation autorisée, ce qui revient à dénier le droit démocratique à manifester.

Les Dernières Nouvelles d’Asace
du 5 avril, journal qu’on ne peut qualifier d’opposition, conclut de même : « Le droit de manifester a pris une sacrée claque ».


Document d’analyse Après comme avant Strasbourg : Non à l’OTAN !
http://www.france.attac.org/spip.ph...


Attac France,
Montreuil, le 6 avril 2009


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Samedi 11 avril 2009
Le quartier de Neudorf, abandonné par la police, s’est transformé en une véritable zone de non-droit.


« Les habitants de Neudorf sont des vôtres ! » Véronique Ausez, résidente du quartier, s’adresse aux manifestants anti-OTAN de samedi à Strasbourg depuis le micro de la voiture CGT, en tête de manif : « C’est un scandale que les autorités vous envoient ici, vous qui venez parfois de loin pour exprimer votre désaccord sur la politique des forces de l’OTAN. Ici, il n’y a rien, Neudorf est un quartier industriel en reconversion, le quartier du port autonome de Strasbourg, loin de tout. Vous ne rencontrerez pas grand monde, c’est honteux ! »


Les applaudissements fusent. Les manifestants sont assis sous le soleil, ils attendent que les policiers français ouvrent la route du Rhin, route de la manifestation bloquée par les pompiers enfin venus éteindre le feu de l’hôtel Ibis voisin. « Vous êtes dans le quartier le plus pauvre de Strasbourg », poursuit la résidente, s’efforçant même de parler anglais. « Nous vous accueillons volontiers, vous tous, les manifestants pour la paix dans le monde. Nous sommes des vôtres ! Nous vous demandons juste de ne pas casser notre quartier. Nous avons déjà perdu notre pharmacie sous les flammes ce matin. Puis l’hôtel Ibis. S’il vous plaît, respectez notre quartier ! »


Depuis le matin, les forces de l’ordre manquent à leur devoir. Pendant qu’en tête de manifestation, les plus pacifistes pleurent sous les gaz lacrymogènes derrière leurs banderoles, de jeunes casseurs sont livrés à eux-mêmes en fin de cortège. Une pub d’abribus comme représentation de l’État ici, la porte d’une Poste comme symbole du capitalisme privé là… et on ne parle pas de l’OTAN. Vers midi, le centre de douanes de Strasbourg est en flammes. Un peu plus tard, c’est au tour de l’hôtel Ibis. Le maintien de l’ordre n’est pas assuré et les pompiers mettront un temps fou à venir. Le quartier de Neudorf s’est transformé en une véritable zone de non-droit, là, entre logements sociaux, ancien glacis militaire et bassins portuaires. Loin de tout. Bien en marge du programme officiel.


L'Humanité, 6 avril 2009, Charlotte Noblet


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Samedi 11 avril 2009

Le dispositif policier mis en place par les autorités françaises a contribué aux violences. Mode d’emploi pour gâcheurs de manifestations.

Ostensiblement, les autorités ne voulaient pas que la manifestation des « anti-OTAN » se tienne à Strasbourg. Ils auront pourtant été près de 30 000 à défiler, pacifiquement. Mais, des négociations au déroulement même de la journée, tout a été mis en oeuvre pour nier, et tenter de discréditer un mouvement populaire, pacifique et pacifiste.


Décourager les manifestants


Jamais, sans doute, parcours de manifestation n’aura été aussi politique. D’un côté, les autorités, qui, des dires mêmes de Michèle Alliot-Marie, la ministre de l’Intérieur, s’attendaient à 60 000 participants, avaient relégué les manifestants en périphérie de la ville, et proposaient un parcours à travers la zone industrielle (donc visible ni par les dirigeants, ni par les populations). De l’autre, les organisateurs, français et allemands, souhaitaient que les deux cortèges se rejoignent sur le pont de l’Europe. Du coup, le vendredi soir, le parcours officiel n’était pas encore connu. Et le samedi matin, les participants ont dû marcher pendant des kilomètres jusqu’au point de ralliement du Jardin des deux rives. Ils sont plusieurs milliers à avoir surmonté l’interruption des transports en commun, l’instauration des barrages routiers. À 13 heures, ils apprennent que les autorités ont fermé le pont de l’Europe. Les manifestants d’Allemagne ne peuvent les rejoindre.


Une ambiance festive
et détendue


Dès 13 heures, un regroupement festif et politique, les manifestants français. Ils sont plusieurs milliers à écouter des groupes jouer sur scène, et différents intervenants qui prennent la parole : Arielle Denis, coprésidente du Mouvement de la paix, Francis Wurtz, député européen, Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, Rainer Schmidt… tous dénoncent le maintien de l’OTAN. Marie-George Buffet (PCF), Pierre Laurent (PCF), Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) et Patrick Le Hyaric (directeur de l’Humanité) sont présents. Même si un hélicoptère survole la foule à basse altitude et gêne les prises de parole, l’ambiance est détendue.


Casser la manifestation


Alors que les autorités avaient promis de garder ouvert le pont de l’Europe qui enjambe le Rhin entre la France et l’Allemagne, les policiers allemands empêchent les manifestants d’outre-Rhin de franchir le fleuve et bloquent les manifestants côté Français. La tension monte. Une centaine de Black Blocks (groupuscules issus des autonomes allemands) s’en prennent au bâtiment des anciennes douanes. Les policiers allemands postés sur le pont de l’Europe laissent faire. Selon certains témoins, des individus auraient été vus, portant jeans, blousons noirs et sacs en toile mêlés à ces agitateurs, et rejoignant ensuite les véhicules des forces de l’ordre.


À 14 heures, des extrémistes défoncent les vitres d’un hôtel, qui semble destiné à la démolition, dans le quartier du port du Rhin, et y pénètrent. Les habitants du quartier protestent en vain. Les policiers sont absents. Scène similaire à l’office du tourisme et dans une pharmacie. Une dizaine de minutes plus tard, les CRS chargent. Tandis que des incendies se déclarent, ils repoussent les casseurs vers le Jardin des deux rives. Les deux camps entament une bataille rangée : gaz lacrymogènes contre feux d’artifice et pierres.


À 14 h 30, le cortège s’élance. Venu du centre-ville, un convoi de police coupe la manifestation à hauteur d’un pont ferroviaire. Il est pris à partie par des extrémistes, et les CRS postés devant un hôtel en flammes tirent des gaz lacrymogènes en plein dans le cortège.

Pressurer les manifestants


À coups de barrages sur les ponts et dans les rues, les forces de police empêchent le déroulement normal de la manifestation. Exemple à 16 heures quand, rue du Port-du-Rhin, plusieurs milliers de manifestants sont pris au piège. Impossible de retourner au point de départ car l’accès est barré par un cordon de CRS près d’un hôtel en proie aux flammes. Impossible aussi de faire demi-tour car un deuxième barrage interdit de rejoindre le restant du défilé. À 16 h 15, les policiers situés dans le haut de la rue chargent une petite minorité d’extrémistes. La charge réduit de moitié l’espace laissé aux manifestants.

De la foule s’avance un homme qui parlemente avec l’officier responsable. Les CRS ouvrent un passage. Mains levées, les manifestants passent devant les CRS. Pacifique dans son immense majorité, empêchée de défiler, acculée dans une souricière, la foule se sent humiliée et estime son droit à manifester bafoué. Les policiers procèdent à des interpellations. Ils agrippent au passage certains jeunes. Plaqués au sol ou contre un mur, les interpellés sont fouillés, menottés avant d’être tous… relâchés.

Le soir, pour entrer dans le centre-ville, les manifestants doivent présenter leurs papiers, et dénouer les drapeaux « Peace » qu’ils portent autour du cou.


S’exprimer malgré
toutes les humiliations


Malgré les humiliations, la volonté de bafouer l’expression démocratique des pacifistes, une partie des « anti-OTAN » ont continué leurs débats le dimanche, assistant à des conférences riches, et réunis en atelier. Ils ont élaboré des propositions pour un monde sans l’OTAN. Pendant ce temps, ceux qui vivaient dans le campement tentaient de regagner leurs pénates. Dès 13 heures, pourtant, les forces de l’ordre l’avaient encerclé, fouillant systématiquement ceux qui voulaient sortir, empêchant l’accès au village. Le prétexte ?

« La recherche de ceux qui ont cassé. » Le lendemain de la manif…


* Strasbourg. Des photographes dont un collaborateur de l’Humanité ont été interpellé hier, au village anti-OTAN de Strasbourg, et leurs appareils et ordinateurs fouillés par la police. Il a fallu l’intervention de la direction du journal pour qu’ils soient relâchés… avec « des excuses ».


L'Humanité, 6 avril 2009. Reportage sur place au sommet de l'OTAN et dans la manif, Fabien Perrier et Alain Peter, reportage photos Patrick Nussbaum.


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Samedi 11 avril 2009

 Un jour grave pour la démocratie »


Marie-George Buffet et Francis Wurtz, venus manifester pour la paix samedi, expriment leur « colère ».

Présent dans le cortège au moment même où il était pris en étau par les forces de l’ordre, et où les gaz lacrymogènes affluaient sur les manifestants, le député européen Francis Wurtz a déclaré : « Je trouve scandaleux, de la part des autorités, d’avoir tout fait pour torpiller la manifestation. Ils ont tout fait pour empêcher les pacifistes d’exprimer leur opinion. Ils ont d’abord voulu faire défiler les manifestants dans des zones non habitées, ont ensuite retardé l’ouverture du pont permettant de rallier le point de rendez-vous et ont été jusqu’à faire circuler des hélicoptères à basse altitude au-dessus du regroupement, couvrant les voix des intervenants. C’est un jour grave pour la démocratie. »


Marie-George Buffet, elle aussi sur les lieux, a effectué une déclaration : « Je quitte Strasbourg avec un profond sentiment de colère parce que les voix pour la paix qui s’étaient donné rendez-vous n’auront pas été entendues. Les autorités portent de lourdes responsabilités car, malgré les avertissements répétés des organisateurs du mouvement pacifiste, elles n’auront pas permis que la manifestation se tienne dans des conditions où la sécurité de tous était assurée, mais surtout parce que des gens, qui seront présentés comme des manifestants anti-OTAN alors qu’ils ne méritent que le nom d’imbéciles, ont commis des actes très graves qui méritent une condamnation claire. Ces gens ne sont pas des nôtres, ce ne sont pas des militants pacifistes, et nous refusons que leurs actes soient rapprochés, d’une manière ou d’une autre, de la manifestation pour la paix. »

L'Humanité, 6 avril 2009


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Vendredi 6 mars 2009

Une délégation d'une quinzaine de partisans, autour de Jean-Luc Mélenchon, s'est rendue le 23 février au Salon de l'agriculture. Dans ce cadre immense, pittoresque et festif, cette visite a donné lieu à un dialogue cordial avec des professionnels de l'agriculture, de l'élevage et de l'agro-alimentaire, ainsi que des syndicalistes de la FNSEA et de la Confédération paysanne et des chefs d'établissement de l'enseignement public agricole. Les discussions ont porté sur l'Europe, la Politique agricole commune et la nécessaire prise en compte de l'écologie. Elle a aussi permis de recueillir les attentes de personnes passionnées par leur métier mais inquiètes devant les réformes libérales, le vieillissement de la population agricole et l'extrême
difficulté de s'installer pour les jeunes.


Sur le stand de l'INRA, la délégation du Parti de gauche a pu s'enquérir des succès de la recherche. Sur celui de l'ONF, elle s'est entretenu de l'avenir de nos forêts et des espoirs écologiques de la sylviculture. Dans le secteur des Antilles, elle a échangé sur la dramatique situation actuelle.


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Vendredi 6 mars 2009

Après 44 jours de grève générale en Guadeloupe, un accord répondant aux principales revendications a été signé permettant la reprise de l'activité.


C'est une victoire des exigences de reconnaissance, de justice, d'égalité, face à des pratiques du patronat local qui s'apparentent toujours à l'exploitation coloniale. C'est une victoire de la ténacité et de la solidarité face à la stratégie de pourrissement et de répression tentée par Sarkozy et Fillon qui craignent la contagion revendicative en métropole.

 

C'est une leçon d'action syndicale et sociale qu'ont donné les travailleurs guadeloupéens et leurs organisations regroupées dans le collectif LKP.


Ils ont su réaliser l'unité de toutes les organisations syndicales et sociales autour d'une plateforme revendicative ambitieuse abordant - au-delà des salaires et du pouvoir d'achat - tous les aspects de la vie quotidienne . 


Ils se sont ainsi donné les moyens d'une large mobilisation et d'un rapport de force conséquent nécessaires pour obtenir satisfaction face à un patronat avide de profit et un pouvoir politique complice.


Ils ont poussé jusqu'au bout les négociations avec le souci d'éviter les manœuvres de diversion et d'intimidation, comme cette pitoyable tentative du préfet appelant à la reprise du travail alors que l'accord n'était pas encore finalisé.


« Aujourd'hui, c'est la lutte qui paye, mais il faut rester mobilisés car il y a beaucoup d'autres combats à mener... » a déclaré Elie Domota. En effet, l'application réelle d'un accord aussi important avec pas moins de 165 articles appelle une vigilance dans la durée. Par ailleurs, sur les salaires, du fait du refus de signature du MEDEF et de la CGPME, l'application à toutes les entreprises affiliées à ces deux organisations est soumise à la procédure d'extension qui relève du Ministre du Travail. La pression doit continuer pour que ce dernier ne fasse pas traîner les choses. Enfin de profonds changements seront encore nécessaires pour que les exigences d'égalité de la République bousculent définitivement les restes de l'héritage colonial.


La lutte se poursuit depuis quatre semaine en Martinique, cette victoire ne peut que les encourager à persévérer. Notre solidarité doit les aider à gagner aussi. La journée nationale de grève et de manifestations du 19 mars sera l'occasion de faire entendre les exigences communes du monde du travail face à la crise.

Le Parti de Gauche appelle à y participer massivement.


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