AGENDA MILITANT

Médias : Le front de Gauche est dans l'Humanité à peu près tous les jours !
- 6 mars, 7h45 = Jean-Luc Mélenchon est l'invité de la matinale de Canal +
- 9 mars, 7h40 = Jacques Généreux est l'invité de Radio Classique

Vie du PG

- 7 mars, en région parisienne = Conseil National du PG

PG en France

- Bernais, 6 mars, 20h00 = Réunion publique du comité 3-Bernais 
- Zénith de Paris, 8 mars, 14h = Meeting de lancement du Front de Gauche
- Pas-de-Calais, 9 mars, 19h30 = Réunions publiques des comités 3 et 4 du Pas-de-Calais

- 9 mars, 19h30 = Réunion publique du PG 62
- Bouguenais, 10 mars, 20h30 = Meeting du PG 44 avec Jacques Généreux
- Maubeuge, 12 mars, 19h = Réunion publique du PG Avesnois
- Marseille, 17 mars = Réunion publique avec Corinne Morel-Darleux
- Golbey, salle Barbelouze, 17 mars, 18h30 = Réunion publique du Front de Gauche dans les Vosges, avec Patrick Abate, économiste et vice-président région Lorraine (PCF), et Romain Mathieu, politologue et porte-parole du PG Vosges


PG Vosges :

5 mars : Laurent Wauquiez venant à Saint-Dié-des-Vosges le matin, nous souhaitons dans la mesure du possible participer au comité d'accueil organisé par les syndicats et les forces de gauche


5 mars : Réunion mensuelle du PG Vosges, aux alentours de 19h30 - 20h00 (pour le lieu, nous contacter)

10 mars : Manifestation du monde de l'éducation - détails à venir

17 mars : Golbey, salle Barbelouze, 17 mars, 18h30 = Réunion publique du Front de Gauche dans les Vosges, avec Patrick Abate, économiste et vice-président région Lorraine (PCF), et Romain Mathieu, politologue et porte-parole du PG Vosges

19 mars : Manifestation inter-professionnelle à l'appel de l'intersyndicale nationale - RDV devant la Préfecture des Vosges à Epinal (heure à venir, mais probablement 14h) 


Matériel - disponible
: tracts et affiches pour faire connaître la démarche du PG, autocollants du PG - vos demandes sont les bienvenues ! Nous avons récupéré du matériel lors du Congrès  et nous ferons lors des prochaines réunions (et dès maintenant si vous le souhaitez) une répartition de matériel afin de constituer des équipes militantes (bien équipées!) sur tout le département. Il reste également des affiches de PRS sur l'union de la gauche, la laïcité et la nécessité d'un "bouclier social" face à la crise du capitalisme que nous connaissons actuellement. Pour information, la première campagne de tracts du PG porte sur le "bouclier social", nécessaire pour protéger les salariés et l'appareil productif d'une crise financière dont ils ne sont pas responsables, et actuellement visiblement refusé par Nicolas Sarkozy et son gouvernement, qui ont certes bien vu la manifestation du 29 janvier mais n'entendent apparemment pas ce que cela veut dire...!  
Il est possible de retirer des tracts concernant la casse du service public d'éducation, sachant que c'est un 4 pages en A4, donc pour des raisons d'économies il sera peut-être nécessaire de le transformer en 4 pages format A5, mais c'est faisable.
Des tracts peuvent êtres tirés au sujet de la réforme Pécresse, de la justice, et de la situation économique...

Contact : Parti de Gauche Vosges   =   lepartidegauche88@gmail.com 

Europe

Mardi 12 mai 2009

La construction libérale de l'Union Européenne vise à garantir une liberté totale de circulation aux capitaux, aux entreprises et aux marchandises mais elle est une véritable forteresse pour ceux qui fuient la misère et les conflits, d'Irak et d'Afghanistan notamment, dont les pays de l'Europe portent une responsabilité. Ce sont de véritables camps de détention qui se multiplient aux frontières de l'Europe, en Grèce à Lampedusa en Italie ou à Ceuta et Mellila en Espagne.

L'hypocrisie des élites européennes est totale sur la question de l'immigration. Alors que les patrons européens expriment le besoin d'une main d'œuvre immigrée abondante qu'ils sur exploitent pour renforcer la pression sur les salaires, les partis de droite européens se font élire  sur la base d'orientation politique de plus en plus xénophobes.

 

A l'opposé d'une nécessaire harmonisation par le haut des politiques d'accueil, les libéraux européens ont pour projet « d'externaliser » la gestion des immigrés, c'est à dire le « tri » des flux migratoires jugés « utiles » à travers la construction de centre de rétention de masses au Maroc, en Libye ou en Ukraine.

 

La Directive Européenne sur la détention et l'expulsion des personnes étrangères, « directive retour » adopté le 18 juin 2008 avec le soutien d'une partie des socialistes européens a été renommé « Directive de la Honte ».


Elle permet l'emprisonnement sans jugement et sans possibilité de se défendre, pendant 18 mois, des personnes entrées de façon irrégulière sur le territoire de l'UE. Ces personnes peuvent être également frappées d'interdiction de territoire pendant 5 ans. Cela revient à criminaliser les migrants. Elle permet l'expulsion des mineurs, séparés de leurs parents, et des femmes enceintes dans des « pays tiers » (qui ne sont pas les pays d'origine).

 

La présidence Sarkozy de l'UE a été marquée par une aggravation des politiques répressives contre les immigrées qui sont considérées comme des « flux » qu'il faut réguler selon les besoins économiques.

Elle a renforcé la politique « d'immigration choisie » à l'échelle de l'UE en instaurant une « carte bleue » (sur le modèle de la « green card » américaine) pour faciliter l'immigration de travailleurs qualifiés sélectionnés.

 

En France, la chasse aux sans papiers menée par le gouvernement suscite de fortes résistances, dans les écoles sur les lieux de travail. Le gouvernement a même fixé comme objectif d'inculper les « aidant », les personnes en situation régulière qui défendent les sans papiers, à la hauteur de 5600 pour l'année 2009. Comme s'il s'agissait d'un objectif comptable parmi d'autres !

Le Pacte sur l'immigration et l'asile défendu par Hortefeux à l'échelle européenne a instauré :

  • le fichage des bénéficiaires des mesures d'aides au retour
  • un renforcement des frontières européennes
  • l'interdiction des régularisations massives (pratiquées ces dernières années en Espagne et en Italie) pour ne faire que du «cas par cas».
  • la reconnaissance mutuelle des reconduites entre États.

 

Pour nous l'immigration n'est pas un « problème ». C'est une donnée positive des évolutions économiques et sociale du 2ème siècle. C'est un atout qui est nécessaire au développement et à l'enrichissement des sociétés.

Le Parti Socialiste français se donne pour objectif « de maîtriser dans le respect de nos valeurs le flux migratoire et l'accueil des immigrés » (texte du PS sur l'Europe adopté le 12 mars 2009), ce qui revient à considérer l'immigration comme un « flux » qu'il faut gérer. Il prétend s'opposer à la « Directive de la honte » mais ne réclame pas son abrogation. Le Manifeste du PSE, sous prétexte de « lutte contre l'immigration clandestine » veut développer une « stratégie commune de contrôle aux frontières extérieures » et « des accords de partenariat avec les pays d'émigration et de transit, incluant notamment les procédures d réadmission »

 

Le Front de gauche défend le « respect des droits fondamentaux des personnes issues de l'immigration, à commencer par le droit d'asile, le droit à la scolarisation des enfants et le droit du travail ; droit de vote et d'éligibilité aux élections locales et européennes pour tous les résidents au même titre que les citoyens de l'Union Européenne ; régularisation des « sans papiers » avec la mise en place d'une stratégie de co-développement. » (Déclaration de principes)

Nous défendons une politique ambitieuse qui aurait pour objectif d'arriver à terme à une véritable égalité des droits entre français et immigrés et entre ressortissants de l'UE et immigrés

Nous revendiquons dans l'immédiat en France et en Europe :

  • la régularisation des sans papiers avec la mise en place d'une politique de co-développement
  • le droit au travail et à la scolarisation
  • l'abrogation de la directive retour dite «directive de la honte»
  • la fermeture des centres de rétention

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Mardi 12 mai 2009

Ces derniers jours, on entend fréquemment dans les médias des pseudos-reportages qui prétendent nous informer de l'utilité (ou plutôt là de la non-utilité) de l'Union Européenne, et qui semblent nous dire en creux, "ne votez pas, si c'est pour cela"! "Cela", c'est "le nombre de battements par minute des balais d'essuie-glace", "la taille des tomates et des avocats", "la longueur des ceintures de sécurité"... 
Alors certes, on peut déplorer le fait que la commission européenne préfère pondre des réglements sur la taille obligatoire des tomates ou des pommes de terre plutôt que de s'intéresser aux avancées concrêtes, mais qu'on ne s'y méprenne pas : tous ces réglements sur tout et sur rien masquent bien le véritable travail de sape des acquis sociaux et des services publics que mène la commission (secondée par l'alliance objective PPE-PSE au Parlement Européen). Et le choix des journalistes de s'intéresser à ces "bêtises" de taille des tomates n'a qu'un seul but : nous prouver que l'Europe ne s'intéresse pas aux citoyens et n'en a rien à foutre de la vie quotidienne des gens, avec en message subliminal, "puisque c'est comme ça, ça veut bien dire que qui que vous élirez, l'Europe ne changera jamais. Donc pourquoi vous embéter à aller voter ? Allez donc à la pèche le 7 juin, si c'est pour la taille des tomates!"

Voici donc un point sur l'utilité du Parlement Européen...


S'élève chaque jour plus, l'exigence démocratique, l'exigence de souveraineté vis-à-vis de l'ensemble des institutions européennes.


Le sommet du G 20 qui vient de se tenir à Londres, haut dans le verbe pour fustiger le capitalisme financier, bas dans les actes pour décider d'un autre type de développement, est au paroxysme d'une société dont les peuples sont exclus. Cette organisation de la société est dépassée, obsolète. Elle doit faire place à une société de vivre ensemble, dans laquelle les citoyennes et les citoyens prennent leur devenir en main.

 

Ainsi si le Parlement européen est la seule institution européenne démocratique puisque élue au suffrage universel des peuples de l'Union européenne, il est indispensable d'envisager un bond en avant dans sa démocratisation et dans celle de toutes les institutions.


Bien sûr au cours des années, le Parlement européen a acquis de plus en plus de pouvoir : pouvoir de co-législateur à égalité avec le Conseil, pouvoir de censure de la Commission, pouvoir budgétaire, pouvoir d'enquête.


Il l'a montré parfois de manière positive en refusant de cautionner la volonté des gouvernements de rehausser les relations UE-Israël, en bloquant le projet de directive de déréglementation de la durée hebdomadaire maximale du temps de Travail à 48h et rejetant la directive portuaire.

Plus 80% des lois votées par le Parlement français sont des transpositions de lois adoptées par le Parlement européen.


Le patronat européen ne s'y trompe pas et entretient une armée de lobbyistes pour influencer le Parlement. Ce n'est pas pour rien, s'il y a une banalisation de l'abstention par les puissants de l'Union européenne.

Ils craignent par-dessus tout que les peuples européens se mêlent de leurs affaires. Les résultats des différents référendums sur les Traités européens leur donnent raison d'avoir peur. Leurs pouvoirs sur l'Union européenne s'arrêtent aux bornes de l'implication des citoyens européens dans leurs propres affaires.


Ainsi dire et laisser dire que le Parlement européen ne sert à rien est une contre vérité alimentée par les tenants actuels du pouvoir pour continuer dans la voie du libéralisme.


Il s'agit souvent d'une méconnaissance des conditions des batailles politiques européennes en général, et des prérogatives acquises au fil des quinze dernières années par le Parlement de Strasbourg en particulier.  Notamment en matière de "codécision".  Ainsi, dans nombre de domaines, particulièrement ceux liés au marché intérieur européen, la Commission européenne propose des projets de directives ou de règlements, mais ce sont le Parlement européen et le Conseil (qui représente les 27 gouvernements) qui les adoptent, les amendent ou les rejettent.  Et si ces deux institutions n'arrivent pas à s'entendre sur un texte identique à la virgule près, la directive ou le règlement ne peut entrer en vigueur.


Dans de nombreux cas, le Parlement a donc parfaitement  les moyens de bloquer ou de rendre caduc un projet de la Commission.


Bien souvent, l'on se retrouve, hélas, dans une situation différente: l'amendement de rejet du projet de la Commission que présente presque systématiquement le groupe de la "Gauche unitaire européenne - Gauche verte nordique" (GUE - NGL) n'obtient qu'une centaine de voix, la majorité des élus - PSE compris - préférant modifier le texte sans toucher au fond.


Ce fut le cas de la "Directive Bolkestein": la majorité s'est contenté d'en réduire le champ d'application en laissant croire, à tort, que tout le danger était dès lors écarté en ce qui concerne les domaines laissés en dehors de la directive: santé, services sociaux d'intérêt général...  Le rejet complet d'un texte aussi emblématique aurait, à l'inverse, rendu politiquement beaucoup plus difficile pour la Commission européenne le fait de revenir à la charge sur ces points Ce qu'elle a déjà commencé à faire.


Le problème n'est donc pas l'absence de pouvoirs du Parlement, mais le trop faible nombre de députés prêts à rompre, par leur action et par leurs votes, avec la logique libérale.
Aussi, proclamer que "le Parlement européen ne sert à rien", cela sonne "de gauche", mais aide la droite... et ses alliés.  Pendant ce temps, les directives passent et sont tranquillement transposées en droit national dans chaque pays membre.


Deux questions méritent d'être clarifiées à ce propos :


La première est celle d'une apparente contradiction: si les traités les plus récents ont renforcé les prérogatives du Parlement européen, pourquoi les avons-nous combattus ?  C'est que ces mêmes traités ont surtout intégré et codifié un modèle économique libéral - avec des règles contraignantes pour tout Etat qui l'a signé et ratifié.  Par conséquent, une "autre Europe" exige un autre traité.  C'est fondamental.  Mais cela n'efface pas la possibilité - et le devoir pour la gauche - d'user des prérogatives nouvelles de ce Parlement pour contrer ces règles, empêcher autant que possible qu'elles soient traduites en directives, et nourrir la crise de légitimité du modèle actuel pour faire murir les conditions d'une alternative.


L'autre question à clarifier est celle de l'articulation entre ce type d'action parlementaire et les mouvements sociaux. Sans appui sur les luttes sociales, le mouvement associatif, les réseaux citoyens, les élus locaux..., un groupe GUE aurait été marginalisé au sein du Parlement européen.  En revanche, en devenant un interlocuteur privilégié des acteurs sociaux porteurs de l'exigence de "changer d'Europe", il a conquis une place incontestable dans la confrontation  politique dans toutes les institutions européennes.  Il est donc clair que le groupe GUE, auquel seront apparentés les futurs élus du Front de Gauche, a besoin de ces liens de coopérations étroites et permanentes avec syndicats, ONG, réseaux de gauche pour peser utilement. Mais l'inverse est tout aussi vrai. Les mobilisations sociales seules ne suffisent pas à faire basculer les rapports des forces.  Il n'y a pas de lien mécanique antre la puissance d'une manifestation devant le Parlement et le résultat du vote des parlementaires. Changer la donne en Europe exige une construction dans la durée faite de luttes sociales, de bataille d'idées et d'interventions politiques, depuis le "terrain" jusqu'aux institutions.


Ce qui a fait la force de l'irruption citoyenne extraordinaire de la campagne pour le référendum de 2005 en France, c'est qu'elle a intégré tous ces niveaux d'intervention.  La révélation de "la face cachée de la Constitution" fut diffusée à plusieurs millions d'exemplaires dans le pays par le journal l'Humanité, convaincu de la justesse de cette cause pour s'adresser largement à la population.  Les plus politisés de nos concitoyens s'en saisirent ainsi que de plus en plus d'organisations de gauche pour une fois unies.  Un débat s'engagea, qui fit boule de neige. Des progressistes d'autres pays européens y prirent part.


C'est l'illustration par excellence de cette "nouvelle façon de faire de la politique" seule apte, à nos yeux, dans la durée, à changer l'Europe.


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Dimanche 10 mai 2009

Calendrier des réunions publiques du front de gauche dans les Vosges !!! A ne pas rater !!!


Bus pour aller au meeting de Nancy - 15 mai - 20h - départ 18h30 parking du parc des expositions à Epinal (devant le magasin mercedes)
Avec
Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF
Marc Dolez, député du Nord, PG
Christian Picquet, Gauche Unitaire
Hélène Franco, tête de liste du Front de Gauche dans l'Est



Gérardmer - 18 mai - mairie - 20h -
Avec
Marc Dolez, député du nord, PG
 Roger Tirlicien, conseiller régional de Lorraine, candidat du Front de Gauche, PCF
 Bora Yilmaz, Gauche Unitaire

Remiremont - 22 mai - 18h
Débat au Café le Point Central

Mirecourt - 26 mai - salle de la Bonbonnière (rue Charles Duchesne) - 20h
Débat

Golbey - 27 mai - 18h- salle Barbelouze
Meeting départemental

Saint-Dié - 27 mai - 20h - Espace François Mitterrand
Débat


 

Venez débattre avec nous des propositions du Front de gauche pour changer d’Europe, notamment l’instauration d’un SMIC européen, l’interdiction des licenciements, la défense des Services Publics, les nationalisations bancaires, ou encore la prise en compte de la crise écologique par la remise en cause du productivisme.

 

Par l’unité dans la rue comme dans les urnes,

 

Une autre Europe est possible !



 


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Dimanche 10 mai 2009

Grâce à l'Europe sociale, les travailleurs auront une gamelle à leur nom !

Lorsque j’ai lu l’information dans Fakir (première édition nationale, disponible en kiosque), je me suis pincé. C’était pourtant vrai. Vous voulez savoir comment la Commission Européenne (et son Commissaire social-démocrate aux affaires sociales) conçoit l’Europe sociale ? Allez vite regarder le petit film de propagande qu’elle a réalisé pour vanter son action en faveur des conditions de travail des salariés européens : http://ec.europa.eu/social/main.jsp?catId=679&langId=fr&videosId=1103&vl=fr .

 

par François Delapierre


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Samedi 11 avril 2009

Il y a quelques jours, dans tous les établissements de l'enseignement secondaire, les professeurs d'histoire et géographie ont reçu dans leur casier une grosse enveloppe. A l'intérieur, d'étonnants documents pédagogiques élaborés par le Ministère de l'Education Nationale et deux associations, « Les Euronautes » et « Toute l'Europe ».



 

Dans l'enveloppe : une carte de l'Union Européenne et une frise historique de la construction européenne depuis 1945. Curieusement, aucune circulaire d'accompagnement... donc aucune explication sur ce qui justifie - à deux mois des élections européennes - l'envoi de ce matériel. Le professeur - confiant dans son Institution - en déduit donc qu'il s'agit d'une initiative s'inscrivant dans une pure démarche d'instruction civique, l'incitant à afficher sur les murs de sa classe ces documents pour provoquer auprès des jeunes citoyens en formation une séance de sensibilisation sur les enjeux européens. Quoi de plus louable ?

Sauf qu'à y regarder de plus près, on s'aperçoit qu'il s'agit en fait d'une stupéfiante campagne de propagande.


Un matériel « pédagogique » très orienté.


Sur la carte, pas grand-chose à dire : on y retrouve les 27 pays membres de l'UE, leur date d'adhésion et quelques informations géographiques... En revanche, c'est en découvrant la frise chronologique que n'importe quel professeur un tant soit peu attentif en réalise rapidement le caractère très orienté.


Dès le premier coup d'œil, on peut facilement discerner la tonalité très atlantiste de l'ensemble du document qui présente la construction européenne, depuis la conférence de La Haye en 1948, dans le cadre d'une alliance avec les Etats-Unis face à l'Union Soviétique, et en constant parallèle avec l'Otan. Malheureusement, on retrouve cette tonalité générale dans la quasi-totalité des manuels d'histoire...


Ensuite, on s'aperçoit que pour les concepteurs de cette chronologie, les professeurs d'histoire et géographie n'ont certainement pas la mission de sensibiliser leurs élèves sur l'éventuelle implication du peuple européen dans ce processus de construction : là encore, on retrouve le penchant assez habituel des documents réduisant l'Histoire à l'action des grands hommes (et de quelques femmes tout de même...) et la démocratie au fonctionnement de grandes Institutions totalement désincarnées.


Bref, un document tendancieux, mais finalement rien de très nouveau... Mais c'est à la fin de la frise chronologique que le scandale se révèle.

Eh, M'sieur Darcos, y s'est passé quoi en 2005 ? Rien mon petit... rien du tout...

Entre les portraits de Jacques Santer (ex premier ministre Luxembourgeois, ex président de la Commission Européenne et co-rédacteur en 2003-2004 du Traité établissant une Constitution pour l'Europe) et de Nicolas Sarkozy, il y a l'année 2005... vide !


Dans une chronologie sur la construction de l'Union Européenne dont les concepteurs ont jugé indispensable de rappeler la victoire de l'Allemagne à la coupe du Monde de football le 4 juillet 1954, celle de la France le 12 juillet 1998, la naissance de la brebis Dolly le 5 juillet 1996, il est stupéfiant de découvrir qu'en 2005... rien. Il ne s'est rien passé.


Il est pourtant bien signalé que le 29 octobre 2004, le Traité établissant une Constitution pour l'Europe a été signé. Et que le 13 décembre 2007, ça a été le tour du Traité de Lisbonne. Deux traités en 3 ans, ça mériterait une explication, non ? Mais non : en 2005, il ne s'est rien passé... pas plus qu'en 2008 du reste !


Ainsi, pour la propagande euro-béate organisée le vote des peules français et hollandais des mois de mai et juin 2005 repoussant par référendum le Traité établissant une Constitution pour l'Europe, et celui du peuple irlandais refusant de ratifier en juin 2008 le Traité de Lisbonne, sont des événements indignes de figurer dans des documents pédagogiques diffusés par le Ministère de l'Education Nationale et ne sauraient être enseignés par les professeurs d'Histoire et Géographie. Ces derniers sont appelés à claquer des talons et à diffuser auprès des élèves cette présentation édifiante de la construction parfaitement linéaire d'une Union Européenne consensuelle... c'est-à-dire conforme aux conceptions libérales et atlantistes de ses actuels dirigeants.


Alors voici une suggestion : comme il n'est pas question de gaspiller les considérables moyens investis par le Ministère de l'Education Nationale pour faire tirer et distribuer à tous les collèges et lycées ce beau support pédagogique (en couleur et sur papier glacé), et comme les professeurs sont tous des serviteurs zélés de la fonction publique enseignante, on ne peut que recommanderl'affichage de ces documents dans toutes les classes... Toutefois, au nom de l'exigence scientifique, et utilisant leur liberté pédagogique reconnue par leur statut, les professeurs qui liront ces lignes sont aussi invités à apporter toutes les modifications nécessaires à la main ! Aussi proprement que possible, mais qu'on se rassure : il y a de la place sur les années 2005 et 2008 laissées entièrement libres ! Merci donc au concepteur pour cet encouragement à une pédagogie active et transdisciplinaire.


Ainsi, Monsieur le Ministre aura la satisfaction d'avoir effectivement été à l'origine d'une belle campagne participative d'instruction civique...

Par Nicolas Voisin


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Jeudi 12 mars 2009

Jean-Luc Mélenchon, meeting au Zénith de Paris, 8 mars 2009

L’heure qui vient est celle de l’audace, du courage et de l’imagination. Le peuple français en regorge. Nous sommes ses serviteurs.


 

Comme nous sommes heureux de nous retrouver si nombreux et si ardents! Et ce n'est que le début. Merci à tous ceux qui, par leur travail et leur dévouement militant ont rendu possible ce beau moment. A présent d'ici, c'est au pays tout entier que nous nous adressons, avec gravité et sens des responsabilités.




La limite atteinte


Chers concitoyens qui nous écoutez, comme vous, nous avons conscience d'entrer dans un moment charnière de l'histoire de notre pays et du monde. Devant nous est commencé l'effondrement du système construit sur la financiarisation et la marchandisation de toutes les activités humaines. Chacun commence à bien sentir que la rapacité, l'égoïsme, la cupidité du modèle d'accumulation capitaliste de notre temps conduisent la société humaine à l'abime. Ainsi on voit bien que le changement climatique est commencé. Il porte en lui des bouleversements inouïs. Notre écosystème est en cause. Impasse du capitalisme. Impasse du productivisme. Les bases même de la civilisation contemporaine atteignent leur limite sous nos yeux.

 


Les esprits sont disponibles


Dès lors bien des gens révisent leurs anciennes certitudes. Dorénavant, ils sont prêts à entendre ce qu'ils n'auraient pas écouté hier. Dépassement du capitalisme, nationalisation, planification écologique ne sont plus des mots bizarres. En quelque sorte, les esprits sont devenus disponibles. Un grand chambardement est engagé. Dans la vie et dans les têtes. Beaucoup de gens recherchent honnêtement des points d'appui pour réfléchir et agir utilement. Ils ne pensent pas seulement à leur situation personnelle. Ils cherchent des solutions bonnes pour tous. Ils sentent bien qu'il va falloir écrire un autre futur collectif, une autre civilisation, c'est à dire non seulement un autre partage des richesses mais aussi d'autres modes de vie, d'autres façons de produire et de consommer. L'action politique doit être à la hauteur de cette exigence! C'est une immense responsabilité. Cette responsabilité, nous ici, nous proclamons que nous l'assumons.


Quelle gauche nous sommes


Chers concitoyens, le Front de Gauche vous propose un autre chemin pour le peuple français, pour l'identité républicaine de notre patrie et pour l'Europe. Nous sommes la gauche stable et concrète. Nous sommes la gauche qui s'intéresse au pays davantage qu'à elle-même. Nous sommes la gauche qui sait qu'on ne peut en finir avec la crise sans quitter le système économique et politique qui l'a provoqué... Nous mesurons l'ampleur de la tache. Nous savons qu'elle nécessite une nouvelle majorité politique et une intense implication citoyenne. Donc nous prenons nos responsabilités. Voilà pourquoi nous sommes la gauche qui sait se rassembler, et pas celle qui cultive les divisions. Nous nous unissons pour rendre possible le rassemblement du peuple lui même.


Un programme, une stratégie


Chers concitoyens, nous ne vous mentons pas. Ce que nous vous disons aujourd'hui à propos de l'Europe nous l'avons défendu avec constance et sans jamais céder depuis que nous nous sommes mobilisés ensemble pour la victoire du non à l'Europe libérale en 2005. Nous nous présentons devant vous, franchement, honnètement,

-avec un programme: changer d'Europe, nous allons le présenter tout au long de la campagne électorale.

-avec une stratégie concrète pour constituer une nouvelle majorité politique populaire: le front de gauche,


Une nouvelle insurrection civique


Chers concitoyen, comme en 2005, nous appelons à une insurrection civique contre le programme que vient de rappeler le communiqué commun des chefs d'État européen à Bruxelles. Alors quoi ? Encore ? Je lis :

  • «plein respect des règles de concurrence»
  • «Souligner que le protectionnisme n'est pas une réponse à la crise actuelle»
  • «promouvoir l'ouverture des marchés» «au niveau mondial» et «au plan interne.

C'est consternant! Voila le bilan de cette folie: l'Europe ce devait être la solution, mais maintenant l'Europe c'est le problème. L'Europe va mourir du libéralisme. Pour nous il faut faire le contraire de ce programme.

-moratoire immédiat sur toutes les ouvertures à la concurrence: rail, poste, électricité!

-bouclier douanier sélectif au frontière de l'Europe pour tarir le dumping social et réduire l'empreinte écologique du contenu des échanges commerciaux

-abolition de la semaine de 65 heures, - -salaire minimum interprofessionnel dans tous les pays

-critères de convergence sociale par le haut,

-instauration d'un droit de veto suspensif sur les licenciements pour les Comités d'entreprises européens


LA SOLUTION C
'EST LE PEUPLE


Comment y parvenir? Nous ne sommes pas le camp des résignés et des «à quoi bon». Nous, nous croyons que notre pays contient une formidable réserve d'énergie, de savoir faire, de dévouement pour peu qu'on s'adresse à qui la possède: le peuple, la classe des salariés, madame et monsieur tout le monde, les femmes et les hommes du rang qui chaque jour font tourner la machine du quotidien, du mieux qu'ils peuvent, leur grand cœur tout entier dans l'ouvrage. Nous affirmons qu'il est vain de s'en remettre à l'homme ou à la femme providentiels, de se laisser intimider par les belles personnes qui caquètent ou les puissants qui pérorent!

Nous nous proclamons que face au tohu-bohu qui s'avance, toute la solution est dans le peuple, dans son intelligence collective, dans son implication civique dans sa volonté politique. Libérer cette énergie populaire tel est le projet du Front de gauche.


Notre premier adversaire c'est l'abstention


Alors s'il en est ainsi, si l'implication populaire est bien la clef de toute solution, alors l'élection européenne est une chance. Oui une chance car le peuple va parler. Le peuple doit parler. Il a le pouvoir avec ses bulletins de vote de renverser la donne. Il peut imposer ses priorités politiques. Nous voulons commencer maintenant, de cette façon, la révolution par les urnes dont ce pays à tant besoin. C'est pourquoi, nous disons des à présent que notre premier adversaire dans cette élection c'est l'abstention. Le peuple absent des urnes! C'est le rêve de tous ceux pour qui le peuple présent dans la politique est un cauchemar. C'est déjà un scandale que le découpage de ces circonscriptions bidons destinées seulement à réserver la grosse part aux grosses bouches! Alors n'allons pas, en plus, leur servir les plats!


Une élection politique décisive


Ceux qui disent que cette élection ne compte pas vous enfument! Comment pourrait-elle ne pas compter! C'est la première élection politique nationale depuis la présidentielle! Les bulletins de vote vaudront donc bilan! Ce sera la dernière élection politique sur un sujet global avant la prochaine élection présidentielle! Les bulletins de vote vaudront donc projet. Qu'on ne me dise pas que ce n'est pas la question posée par une élection européenne. Au contraire! Car cette élection unit comme jamais, indissolublement, la politique européenne et la politique nationale. Voici pourquoi.


La politique du quotidien


C'est en application des politiques décidées au niveau européen que la vie quotidienne des français est mise aux normes libérales. Et avec quelle ampleur! Depuis 1992, 37000 règlements et 6000 directives, chaque année 700 directives nouvelles entrent en application. 80 % des lois qui s'appliquent à nous sont des transpositions de directives. 100% de nos lois doivent être conformes aux traités européens. Mais rien de tout cela ne se fait sans l'accord des gouvernements nationaux. Ils sont donc tous responsables et tous coupables. Mais le pouvoir de droite en France est davantage responsable et davantage coupable qu'ailleurs. Davantage, oui!


Coupables du traité de Lisbonne
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Davantage coupable car c'est le président Sarkozy qui est l'auteur du traité de Lisbonne, du moins si l'on en croit ses vantardises de l'époque! Ici, dans cette salle comme dans le pays, personne n'a jamais admis que le «non» des français en 2005 ait été méprisé et bafoué et que ce soit le représentant des français qui ai lui-même commis ce mauvais coup. Forfaiture! Nous n'avons jamais admis la légitimité du Traité de Lisbonne! Il est la copie en plus long et en plus compliqué du Traité Constitutionnel que le peuple français a repoussé. Nous n'avons jamais admis, la confiscation de la décision qu'a été l'adoption par le parlement de ce traité. Nous sentons encore la brulure de la colère que nous ont inspiré les députés et sénateurs, socialistes, Verts et Radicaux de gauche qui par leurs votes au congrès de Versailles ont rendu possible cette honteuse manœuvre! L'honneur de notre démocratie, à gauche a été sauvé par les parlementaires communistes et ceux des socialistes qui ont été fidèles au mandat populaire comme nous l'avons été par exemple à cette tribune avec Marc Dolez et Marie Georges Buffet.


Coupable de la présidence française
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Oui Nicolas Sarkozy est coupable plus qu'un autre du désastre actuel. Car le président de la République français vient d'être Président de l'union. Et c'est sous sa présidence que des dizaines de directives libérales ont été prises, avec son approbation!

Il et donc responsable et coupable, par exemple

-quand la directive de la honte a été finalisée, lors d'une réunion du conseil présidé par ses ministres Borloo et Bussereau.

-quand a été relancée avec l'accord du gouvernement français la directive temps de travail avec l'opt out à 65h hebdomadaire,

-quand a été confirmée la libéralisation du transport ferroviaire de voyageur dès 2010

-quand a été validée l'achèvement de la libéralisation électrique et gazière
Dans chaque cas c'est lui qui tenait tantôt le stylo tantôt le buvard!

 


Coupable de bellicisme
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J'ajoute à ce bilan particulier de la droite au pouvoir en France ce qui reste comme une misérable capitulation sans condition devant l'Empire nord américain. Je veux parler de la décision de réintroduire notre pays dans le commandement intégré de l'Otan. Ainsi finit, conformément aux décisions du traité de Lisbonne, l'esprit de défense indépendante tous azimut qui singularisait notre République. Il fournissait pourtant à l'Europe un contre modèle, un point d'appui pour une politique de défense réellement indépendante. Anti laïque ardent, le président Sarkozy, chanoine de Latran a déjà beaucoup cotisé à la théorie américaine du «choc des civilisations». A présent il vient d'enchainer la France aux aventures militaires de l'Empire. Tel et dorénavant notre abaissement. Nous voulons en sortir dès que possible car il y va de la pmaix du monde autant que de notre honneur de peuple libre.


Pour dire oui à l'europe il faut dire deux fois non à Sarkozy


En résumé, français !, si vous vous voulez dire « oui » à une autre europe et oui à une autre politique vous devez commencer par dire deux fois «non». Non au traité de Lisbonne de Nicolas Sarkozy, non à la politique de Nicolas Sarkozy en métropole et outre mer. Pour nous donc cette élection c'est deux référendums en un seul vote. Nous appelons les français à dire qu'ils veulent une autre politique, une autre europe! Nous leur proposons donc pour le dire de sanctionner sévèrement les listes de l'UMP. L'UMP de sarkozy! « Union pour Maintenir la Profitation! » Voilà ce que c'est! Pour nous, le moment est venu de faire dans les urnes ce que nos compatriotes des Antilles et de la Réunion ont fait dans la grève!


Une nécessité politique


Comme ils ont fait front dans la lutte sociale, front dans la rue, faisons front dans la lutte politique, front dans les urnes. La lutte sociale et la lutte politique sont pour nous les deux formes d'une même réalité. Telle est le sens de la proposition qu'ont formulé ensemble le Parti Communiste français et le Parti de Gauche en commençant a construire le Front de gauche. C'est cette ambition que nous mettons en partage. Ce front de gauche vient de s'élargir sous vos yeux avec la déclaration de Christian Picquet. Sa construction est dorénavant notre travail et notre bien collectif. Nous ne nous mobilisons donc pas pour un coup électoral à la gloire d'un parti ou d'un leader. Nous nous mobilisons pour que les français disposent d'un outil fiable à gauche libèrent leur énergie politique, pour qu'ils puissent maitriser leur destin. Notre but ce n'est pas la simple union entre nos Partis politiques, même si tout commence par là. Notre but c'est l'union et l'implication populaire. C'est que le peuple lui-même puisse former un front de gauche face au désastre du capitaliste qui s'avance. L'accord de nos organisations est un facilitateur, un déclencheur de rassemblement populaire. C'est pourquoi nous maintenons tendue la main à nos interlocuteurs du NPA, des Alternatifs, du MRC, de L'ADS, des écologistes de gauche. Ni rebuffades, ni prétexte à géométrie variable ne nous lasseront. Car nous connaissons l'enjeu. Tous unis nous pouvons à la fois battre la droite et passer en tête de la gauche, réglant de cette façon tous les problèmes qui ont condamné la gauche à l'échec.


Au sommet et à la base


Pour autant nous n'attendrons pas pour commencer notre travail de mobilisation. Nous avançons, nous construisons Nous prenons nos responsabilités. C'est le sens de notre rassemblement aujourd'hui. Mais il est essentiel de rappeler qu'il ne se limite pas à un accord national. Dans les départements nous voyons déjà des groupements locaux, des associations politiques, venir se joindre aux comités d'initiatives du Front de gauche. Ce processus nous voulons qu'il fasse boule de neige, qu'il s'amplifie, qu'il soit contagieux. Et nous devons aller plus loin. Nous voulons l'ouvrir à chaque personne qui voudrait y prendre sa place. Oui on peut participer à titre individuel au Front de gauche. Chacun peut rejoindre le comité de soutien, chacun peut participer au travail d'information et d'éducation populaire que nous allons entreprendre. Notre tache est immense. Au moins une réunion par canton! Des milliers d'initiatives partout dans le pays. Toute aide sous toutes ses formes est la bienvenue. Notre première force c'est notre nombre, c'est que nous sommes partout, que nous parlons à tous et d'abord à ceux à qui personne ne parle jamais de politique. Je veux résumer mon propos par une formule. Le Front de gauche veut devenir un Front Populaire. A la base et au sommet. Le Front de gauche doit être le peuple lui-même qui agit politiquement. Voila notre ambition. Aujourd'hui nous ne faisons que commencer. Mais nous commençons. Et dorénavant parce qu'il y a chaque jour qui passe ajoutera sa pierre si modeste qu'elle soit à l'édifice qui se construit.


Mots de fin

Amis et camarades, chers concitoyens qui nous écoutez, je conclus. Des temps troubles s'avancent, mais des horizons nouveaux se dessinent. Le pire n'est pas qu'il y ait tant de problème à affronter. Le pire serait que nous renoncions à trouver des solutions. Comme l'a dit le président bolivien Evo Morales, «Le pire ne serait pas que le capitalisme du vingtième siècle s'effondre, le pire serait que le socialisme du vingt et unième siècle soit incapable de se lever».


Le temps qui vient est celle de l'audace, du courage et de l'imagination. La France indomptable et insoumise, la France « ma belle, ma rebelle, qui donne quelque chose du gout du bonheur et laisse la lèvre sèche » comme l'a si bien chanté Ferrat, regorge d'énergie pour changer le monde. Nous sommes ses serviteurs.


Vive le Front de Gauche!

Vive la république!


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Jeudi 12 mars 2009

Marie-George Buffet, Meetind au Zénith de Paris, 8 mars 2009

Tous et toutes ensemble nous pouvons bousculer l'ordre établi ! Nous pouvons mettre au pouvoir nos attentes et nos espoirs !


 

C'est parti !

A vous voir si nombreux cet après-midi, à entendre résonner nos colères, notre solidarité, notre enthousiasme, eh bien oui nous sentons que l'on peut tout bousculer !

Et quelle force cela nous donne de mettre notre front de gauche sur la rampe de lancement un 8 mars, journée internationale des femmes ! Quelle joie cela me donne de voir que les Européennes seront ainsi au coeur de notre engagement pour une vie meilleure !


La marquise Lagarde n’arrive pas a prononcer le mot salaire. Mais en Guadeloupe ils ont bien gagné les 200 euros... En Guadeloupe ils ont réussi à gagner malgré le MEDEF et le mépris du gouvernement !


Barroso a rassuré les patrons de l’automobile : ils pourront licencier, délocaliser. Mais 200 délégués syndicaux de Renault se sont réunis cette semaine pour amplifier leur action et défendre leur entreprise et leur emploi !

Le président de l'Union, Sarkozy a négocié un nouveau vote des Irlandais contre l’interdiction de l’IVG. Et hier nous étions des milliers à défiler à Paris pour les droits des femmes !


Oui partout des hommes et des femmes se mobilisent résistent aux mauvais coups et portent la contestation du système lui-même !


Femmes et hommes, toutes et tous ensemble nous allons donner chair dans la vie et dans les urnes à cette alternative indispensable a l’Europe libérale.
Et pour cela la bataille est aujourd'hui lancée.
Elle est lancée entre les salariés et leurs actionnaires. Elles est lancée entre les peuples et les libéraux.
Et ce bras de fer nous allons tout faire pour le gagner !
Oui nous allons montrer que nous comptons.


Le 19 mars, salariés du privé et du public nous serons encore plus nombreux que le 29 janvier !
Ces prochains jours les enseignants-chercheurs et les étudiants feront enfin ravaler sa morgue à Pécresse !
Infirmières et médecins seront dans l'action pour sauver l'hôpital et ne pas en faire une machine rentable.
Parents et enseignants multiplieront les occupations d'école pour conserver leur Rased.
Et dans mon département la Seine-Saint-Denis on lutte chez Lapeyre et Magneto pour les salaires, on se bat comme à Kremlin contre les licenciements…


Partout en France, ça bouge dans les entreprises.
Et toutes ces exigences qui s'expriment dans ces luttes nous allons les porter avec le mouvement social jusqu'au 7 juin.
Et toutes ces exigences qui s'expriment dans ces luttes nous allons les rendre incontournables le 7 juin, avec le front de gauche, pour changer en France et changer d'Europe !
Alors aujourd’hui j’ai une conviction : c'est parti pour une belle aventure pour que la politique résonne de toutes vos colères et de tous vos espoirs !


Alors je sais bien, chers amis, chers camarades : tout le monde aujourd'hui est pour le changement. Même le président Sarkozy nous a promis la main sur le coeur de moraliser le capitalisme. A l'époque il était président de l'Europe : tout allait bouger, tout allait changer. Et on allait voir ce que l'on allait voir.
Ça on a vu !


On a vu la crise se généraliser partout en Europe et toucher le plus gravement ceux qui avaient fait le pari du tout marché !
L'Espagne était devenue le modèle du compromis social tant vanté par ceux pour qui la lutte des classes est derrière nous. Le résultat est là, il y aura plus de quatre millions d'Espagnols au chômage à la fin de l'année.
L'Irlande était selon Madame Parisot le laboratoire d'un monde parfait où l'on ne taxait pas les profits. Toute l'économie irlandaise vient de s'écrouler !


Et devant la faillite de ses meilleurs élèves que fait l'Union européenne ? Que font l'Union et les gouvernements des 27 qui ont été les complices de l'enfoncement dans la crise du capitalisme ?
Ils continuent comme avant !


Ils continuent comme en Allemagne où un juge a jugé normal de licencier une caissière qui avait utilisé 1,30€ de bons d'achat abandonnés !
Ils continuent comme en France où l'on donne aux banques, à PSA ou à Renault des milliards qui seront bientôt si on les laisse faire transformés en dividendes !
Ils continuent comme la cour de justice européenne qui condamne des syndicats suédois qui avaient exigé d'entreprises lettones de respecter leurs conventions collectives !
Ils continuent comme en Ecosse où une banque se permet d'offrir 726 000€ de rente annuelle à son patron déchu pour avoir perdu 27 milliards d'€ !


Ils continuent dans un même élan les Sarkozy et les défenseurs de la directive temps travail à se draper en partisans des travailleurs qui se lèvent tôt. Mais quand l'on voit le chômage technique dans les usines et les 84 milliards de profits du CAC 40, avec ces gens-là l'avenir appartient d'abord à ceux dont les salariés se lèvent tôt !


Tous hier ont décidé la casse des services publics au nom de la concurrence libre et non faussée ; tous ont laissé mourir l'industrie au nom d'une stratégie de Lisbonne misant tout sur la finance pour les plus diplômés et les services à la personnes pour les autres ; tous ont décidé le sacrifice des salaires au nom de la liberté des capitaux d'aller chercher la rentabilité la plus haute ! Tous ont opposé les territoires d'Europe entre eux comme s'il fallait continuer de reléguer l'est de l'ouest ou le sud du nord !


Et en refusant aujourd'hui de prendre acte de leur échec et donc de rompre avec ce libéralisme, je vous le dis avec solennité et colère : tous sont responsables et coupables du séisme social qui se prépare en Europe !
Aussi devant un tel bilan, ils méritent bien une immense contestation populaire !


Une immense contestation populaire comme en Grèce où la jeunesse a dit non à la « génération 700€ !
Une immense contestation populaire comme en Roumanie où les Dacia ont dit oui aux salaires et non au dumping social !
Une immense contestation populaire pour faire monter, partout en Europe, la même exigence de changement ; la même exigence d'une rupture avec les logiques du tout marchand !

Le monde est face à une crise profonde et durable. Chaque jour qui passe voit 3000 chômeurs de plus en France ; 5500 en Espagne. Personne ne peut dire aujourd’hui les dégâts humains, économiques démocratiques qu’elle peut produire. Aussi face aux Sarkozy, Barroso et Merkel osons l'avenir ! Osons rompre avec ce qui ne marche pas ! Osons leur reprendre des mains les entreprises et les banques qu'ils sont tout bonnement incapables de gérer ! La seule issue à la crise c'est l’appropriation sociale des marchés et la prise de pouvoir des salariés dans les entreprises !


Alors oui il faut que les peuples reprennent la main.
Il faut qu'ils changent d’Europe !
Pas pour se replier chacun chez soi mais pour faire de l’Europe cet espace de liberté de progrès, de coopération dont nous avons besoin.


Il faut qu'ils construisent enfin une Europe où nous serions pleinement acteurs de nos vies et où le pouvoir serait enfin partagé.


Une Europe qui ne laissera pas son destin régi par les oracles de la Bourse ou les caprices des grandes fortunes.
Une Europe où ni les généraux de l'OTAN ni les décideurs de Bruxelles ni leurs amis du patronat ne compteront plus que les citoyens et citoyennes.


Dans notre Europe une voix égalera une voix. Et aucun pays pourra prétendre compter plus qu'un autre !
Et c'est bien par ce bout-là, celui de la démocratie et du partage des pouvoirs que nous proposons de faire l'Europe !
C'est l'Europe des échanges culturels et de la mise en commun des savoirs !
C'est l'Europe d'un nouveau mode de développement bâti par les ouvriers, les techniciennes, les ingénieurs au service des populations !
C'est l'Europe de la promotion des capacités humaines, du respect des droits, de l'éducation, la santé, la culture, de l’emploi et des salaires…
C'est l'Europe où les femmes participeraient à égalité aux prises de décision !
C'est l'Europe sachant produire ce dont elle a besoin et donc portant l'ambition d'une industrie forte, écologique et riche en emplois !
C'est l'Europe de la paix engagée pour le désarmement et la coopération entre les peuples. Une Europe que nous donnerons à voir à Nicolas Sarkozy, le 4 avril, le jour même où il fera à nouveau de la France un des meilleurs élèves de l'OTAN !


Et puisque l’on nous dit que Strasbourg sera une ville fermée à toute contestation, je veux prévenir les autorités préfectorales qu'elles ont du mouron à sa faire. Il y a de la mutation dans l'air.
Car nous serons bien là pour manifester pour la paix et le désarmement mais aussi, au vu des circonstances, pour défendre les libertés.


C'est enfin l'Europe du droit international et donc engagée en faveur du respect du droit imprescriptible du peuple palestinien à un Etat.


Et je veux ici reprendre l’appel lancé par les femmes de l’Isère « solidarité aux femmes palestiniennes qui revendiquent le droit de vivre pour elles, leurs enfants, leur peuple », un appel qui s’associe à celui des femmes israéliennes qui exigent que « la guerre ne soit plus une possibilité, ni la violence une stratégie, ni l’assassinat une alternative »
Oui en ce 8 mars, avec les femmes du monde entier, solidarité, paix pour le peuple palestinien.


Notre Europe c'est celle de l'accueil des hommes et femmes du monde où il n’y aurait pas de « sans-papiers » mais des citoyennes et citoyens participant par leur vote à toutes les décisions ; des salariés de plein droit et pas ces hommes et femmes que l'on maintient dans la peur et la surexploitation comme ces 25 ouvriers de Cleanhouse à Montreuil !

 

Et pour tout cela il faut battre le clan des libéraux !
Et battre les libéraux c'est d'abord rétablir la vérité quand ils multiplient les mensonges !
Monsieur le Premier ministre. Vous avez lundi l’amalgame entre ceux « qui réclament toujours plus à l’Etat » et les porteurs de « haine et de division ». Vous avez dit que se battre aujourd'hui pour ses droits revient à « mettre la France en péril » et vous nous avez appelé au « civisme » !
Eh bien Monsieur le Premier ministre ceux qui en « défendant des intérêts catégoriels » mettent la France en péril ce sont les békés des Antilles, ce sont les multinationales et leurs actionnaires, c'est votre camp agrippé à ces privilèges fiscaux comme une bernique à son rocher !


Et celles et ceux qui défendent l'intérêt général, celles et ceux qui défendent le bien commun en France et en Europe, c'est nous ! Ce sont les syndicats en lutte ! Ce sont ces maires que vous voulez bâillonner avec le rapport Balladur. Ce sont ces parlementaires qui ont lutté toute la semaine pour la défense de l'hôpital public ! C'est tout ce peuple de gauche qui se lève contre vous !


Oui le chemin pour sortir de la crise n'est pas celui qui nous y a plongé. C'est celui du changement en France et en Europe.
Aussi je veux lancer ici un appel à tous les hommes et les femmes dont les fins de mois commencent si tôt dans le mois ; à celles et ceux qui face au pouvoir ne comptent jamais pour rien ; à ces hommes et femmes que Boutin veut chasser de leur logement et à qui Bachelot veut fermer leur hôpital !


Vous avez récusé la privatisation des services publics, le travail de nuit des femmes, l’allongement du temps de travail et toutes ces directives libérales.


Alors récusez la sainte-alliance de la droite et des socio-libéraux au Parlement européen !
Alors rassemblez-vous sur le seul vote qui portera jusqu'au bout le refus de l’Europe libérale et du traité de Lisbonne. Faites front avec nous contre cette grande coalition au pouvoir pour réenchanter l'Europe et changer la vie !
Et dans l'unité du peuple de gauche, oui ce sont nos vies notre pouvoir d'achat nos libertés que nous pourrons gagner !
Oui quand on est de gauche en Europe on soutient le front de gauche !
Aussi le 7 juin tous ensemble dans l'unité !


Le 7 juin notre vote décidera si l'Europe est un outil aux mains de ceux qui veulent nous dominer et nous exploiter ou si elle est un levier pour vivre mieux.
Le 7 juin juin notre vote décidera de la démocratie et du choix d'un nouveau mode de développement !
Et pour tout cela je vous invite à porter dix propositions dans la campagne !


Un. Pour les salariés dont l'on met toujours l'emploi en balance et le salaire en berne, en finir avec le dumping social et fiscal en créant un salaire minimum européen égal à 60% du salaire moyen de chaque pays. C'est 1600 € par mois en France. Et dans le même temps bien relever partout en Europe les taux d'impôts sur les sociétés. Le capital ne doit plus pouvoir jouer contre les travailleurs !


Deux. Pour tous les salariés dont leurs actionnaires détruisent l'outil de travail à petit feu, donner aux pouvoirs publics et aux salariés de nouveaux droits dans la gestion des entreprises ; de nouveaux droits pour enclencher la réindustrialisation de notre pays ! Et pour commencer dans cette voie, je demande à l'Etat d'acquérir en urgence une minorité de blocage à Renault !


Trois. Devant l'immense faillite des marchés financiers soumettre l'utilisation des capitaux aux décisions des peuples en nationalisant tout de suite les banques pour créer un pôle financier public et en obligeant la BCE à soutenir l'emploi et l'investissement par une politique d'abaissement sélectif des taux d'intérêt.


Quatre. Pour le respect de nos droits à l'énergie, à l'eau au transport et à bien d'autres choses, donner à chaque collectivité élue en Europe, locale ou étatique, le pouvoir de s'affranchir des règles de concurrence sur son territoire pour organiser un service public !


Cinq. Pour l'accès de tous les Européens à une alimentation de qualité et en finir avec ces magasins spécialisés dans la vente de produits avariés, soutenir notre agriculture et notre souveraineté alimentaire en faisant de la PAC un instrument de soutien des prix agricoles et de rémunération du travail paysan dans le plein respect de l'environnement.


Six. Pour les générations futures et l'amélioration de notre cadre de vie, lancer un plan climat permettant de réduire d'ici 2025 de 25% les émissions de gaz à effet de serre et de 50% d'ici 2050.


Sept.


Huit. Pour toutes les femmes d'Europe et comme nous l'a proposé Gisèle Halimi décider d'une clause de l'Européenne la plus favorisée permettant de généraliser dans chacun des 27 les droits acquis par les femmes dans un pays de l'Union.


Neuf. Pour la jeunesse d'Europe sacrifiée aujourd'hui par ses gouvernements, entrer dans la société du savoir en ouvrant l'accès des connaissances et en doublant notamment le budget de l'université et de la recherche !


Dix. Pour tous ces hommes et femmes qui ont droit à la meilleure vie possible, en finir avec l'Europe forteresse et régulariser tous les « sans-papiers ».


Et ces dix propositions je vous propose de les porter en exigeant à chaque instant la rédaction d'un nouveau traité qui ne soit pas un moyen de balayer les Non français et néerlandais ni de faire ravaler le Non irlandais, mais bien l'illustration d'une immense ambition démocratique et sociale pour les 27 !


Toutes ces propositions pour changer d'Europe ne sont pas un rêve. Elles peuvent demain faire partie de la vie si nous les versons dans les luttes et si nous les utilisons pour renverser le rapport des forces avec la droite.
Elles peuvent être la feuille de route des députés du front de gauche que nous allons élire. Parfois on sourit sur le parlement européen et sur l’utilité des députés. Mais le problème de ce Parlement n'est pas qu'il manquerait de pouvoirs ; c'est bien sa majorité libérale et social-libérale !
C'est pourquoi il est essentiel d'avoir des porte-voix des députés qui soient de véritables combattants au parlement européen.


Rappelez vous ce que notre ami Francis Wurtz, président du groupe de la gauche unie européenne, nous a apportés. Bien sûr lors de la campagne de 2005. D’abord pour alerter sur le projet de texte constitutionnel. puis pour dénoncer la directive Bolkestein et la faire échouer. Plus récemment, Jacky et Francis, nos députés communistes, ont porté le combat des services publics et contribué à la victoire des dockers.


Sans la gauche unie européenne aurait-on mis en échec ce nouveau partenariat- en pleine guerre de Gaza- entre Israël et l’Union européenne.
Oui, voter pour le front de gauche le 7 juin, c’est se donner des députes qui seront en lien permanent avec le mouvement social et démocratique et qui mettront des bâtons dans l’engrenage libéral et qui, sans cesse, feront avancer dans les 27 pays de l’Union des propositions pour changer d’Europe.


C'est se donner des députés qui seront d'autant plus utiles qu'ils agiront avec nos amis en Allemagne, à Chypre, au Portugal ou en Finlande, aux Pays-Bas comme en Irlande, en République tchèque comme en Grèce. Ce seront des députés d'autant plus utiles que nous ne sommes pas seuls en Europe et que partout sur le continent la gauche européenne est prête à bousculer l'ordre établi libéral ! Ensemble agissons pour ce front progressiste européen !
Vous le savez. Francis a fait le choix de ne pas se représenter. Aussi j'appelle le Zénith à se lever pour tout ce qu'il a fait pour nous. Francis merci, avec toi on a vraiment envie changer d’Europe !


On est bien cet après-midi dans ce meeting. Et nous aurons d'autres moments forts ces prochains jours à Nantes, Lille Marseille ou Lyon...
Mais ces moments forts c'est aussi ceux qui nous ferons dans notre effort militant pour organiser des milliers et milliers de rencontres, de débats, présence publique, de blogs et de chats sur Internet et qui nous permettront d’aller à la victoire dans chacune des circonscriptions !


Rappelez-vous en 2005. Tous les médias et la plupart des forces politiques faisaient campagne pour le oui. Mais peu à peu, la chaîne populaire s’est mise en place et rien n’a pu l'arrêter. Alors ? pourquoi ce que nous avons fait en 2005, nous ne pourrions le refaire aujourd’hui alors que la crise appelle le débat politique et convoque la question européenne ?
Et pour faire cette chaîne humaine vous pourrez compter sur un journal qui se fera l'écho de tous ces débats et de tous les enjeux de l'Europe. C'est l'Humanité le journal de Jaurès et c’est une bonne nouvelle que notre campagne se fasse avec un titre « l’Humanité » qui résume si bien ce que nous voulons !


Et pour faire cette chaîne humaine nous pourrons compter sur chacun et chacune d'entre-nous ! Tous et toutes ensemble nous pouvons bousculer l'ordre établi ! Nous pouvons mettre au pouvoir nos attentes et nos espoirs !


Aussi c'est parti !


Demain dans les manifestations, faisons événement !
Le 7 juin avec le front de gauche, faisons évènement !



Pour la paix dans le monde libérer l'Europe de la tutelle militaire américaine en sortant de l'OTAN.

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Jeudi 12 mars 2009

 

La direction nationale du NPA a voté ce dimanche une résolution sur les élections européennes qui indique son refus de rejoindre le Front de gauche. Nous le regrettons et nous répétons notre incompréhension car dans le même temps le formidable succès du meeting de lancement du Front de Gauche au Zénith a confirmé l'espoir que toutes les forces de la gauche de transformation sont en capacité de lever dès lors qu'elles s'unissent. Face à la crise du capitalisme et les périls qu'elle engendre ; face à l'impérieuse nécessité de lui opposer une alternative ; face aux aspirations unitaires que démontrent avec succès les mouvements sociaux, comment en effet comprendre que des forces de gauche manquent à l'appel  dès lors que suffisamment de possibilités sont réunies pour espérer à la fois battre la politique de Nicolas Sarkozy, promouvoir une autre politique en Europe que celle du catastrophique traité de Lisbonne et renverser le rapport de force à gauche en devançant les listes sociales-libérales et écolo-libérales ?

 

Pour expliquer l'impossibilité d'un accord, la résolution du NPA votée ce dimanche indique que le PCF et le PG n'entendent « pas renoncer à un cadre d'alliance avec le PS, notamment pour les régionales...».

Lors de la réunion tripartite (PCF/PG d'une part, NPA d'autre part) du 2 mars nous avons en effet refusé de conditionner l'accord des Européennes par un accord aux Régionales.

En premier lieu parce que les représentants du NPA, au prétexte que leur parti est nouveau, n'ont pu nous dire s'ils pousseraient l'« indépendance vis-à-vis du PS » jusqu'à refuser de se désister au second tour pour les candidats de gauche les mieux placés. Il s'agit pour nous d'un principe car le Parti de Gauche, quelque soit sa position vis-à-vis du PS, n'acceptera jamais de favoriser la victoire de la droite. Nous ne nous trompons pas d'ennemi.

Mais ce désaccord marque manifestement à ce stade une évidente différence stratégique : le Parti de Gauche assume vouloir construire une majorité politique sur un programme de transformation. Si les mobilisations sociales sont et seront toujours nécessaires pour permettre les conditions d'un programme de rupture avec la logique du système capitaliste, seul le suffrage universel peut permettre de légitimer un tel programme et de nous donner les moyens de l'appliquer au gouvernement. Nous ne connaissons pas d'autre méthode. Or indiquer que nous refuserions, quelque soient les conditions, un accord avec le PS, comme nous le demandait le NPA, c'est évidemment annoncer à l'avance que nous renonçons à construire une majorité. Qu'on ne s'y trompe pas : il ne s'agit pas de préparer les compromissions avec le social-libéralisme. Au contraire, nous réaffirmons avec force que nous n'accepterons pas d'alliance sous leur domination. La campagne européenne que nous allons mener le prouve amplement puisque nous affirmons vouloir devancer les listes de gauche qui acceptent le traité de Lisbonne. Or il n'y a pas meilleur moyen de construire à la fois une majorité et renverser l'hégémonie institutionnelle des socio-libéraux à gauche que de les devancer dans les urnes puisque ce serait du coup à eux de se déterminer sur notre projet. Et nous sommes certains que le Front de Gauche est le seul outil qui le permette à moyen terme ! Comment dès lors refuser au moins d'essayer cette stratégie politique inédite vu l'urgence de la situation ? Il s'agit pour nous d'un choix incompréhensible. Le Parti de Gauche a une vision à long terme du Front de Gauche, il est le seul outil qui peut permettre à l'autre gauche de construire un Front populaire majoritaire sur ses bases. Mais pour le rendre possible et convaincre de sa justesse,  il faut d'abord le lancer concrètement et montrer ainsi sa pertinence !

Tout cela aurait été plus aisé avec le NPA dont l'apport aurait été précieux pour lancer une dynamique majoritaire dès ces élections. Mais nous sommes certains que d'autres feront un choix différent et construirons l'espoir avec nous. Déjà ce dimanche une 3ème composante a rejoint le Front de gauche : nous accueillons avec joie les amis de Christian Picquet. Ils indiquent à leurs camarades du NPA la seule voie sérieuse pour répondre aux urgences de l'heure. Que ces derniers sachent cependant que les portes du Front de Gauche leur resteront ouvertes jusqu'au dernier moment. L'arrivée de la « Gauche unitaire » lance aussi une dynamique dans laquelle nous espérons que rentrent rapidement les Alternatifs, le MRC, les écologistes de gauche, des mouvements locaux comme vient de le faire ADS dans le centre...    

Chacune de ces forces est devant un choix historique. Ils peuvent faciliter les retrouvailles du Front de Gauche avec l'élan populaire et citoyen qui s'était illustré au moment de la campagne du non de gauche au traité constitutionnel européen. Le lancement réussi du Zénith indique que c'est à notre portée, comme la victoire qui s'en suivrait.

Eric Coquerel, Secrétaire National du PG aux relations extérieures.


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Jeudi 12 mars 2009

 

Pour l'avenir vous le saurez. Pour savoir ce qui s'est passé dimanche dernier au Zénith de Paris, il y avait une solution et une seule : être sur place. Car la quasi-totalité des radios et télévisions ont réservé un silence de plomb à cet événement. Et la presse écrite n'en a guère plus rendu compte. On pourrait donc croire que rien de significatif ne s'y est passé.

 

C'est pourtant tout le contraire. Avec une affluence de 6000 personnes, le 8 mars a été tout simplement le plus grand rassemblement qui ait eu lieu jusqu'à maintenant dans le cadre de la campagne des élections européennes. Bien sûr nous nous sommes donnés tant de mal pour ce résultat que l'on pourrait croire que notre jugement en est altéré. Que l'on vérifie alors cette affirmation. Les images existent, la jauge de la salle peut être consultée. Les archives de presse fourniront d'utiles comparaisons avec les meetings organisés par les autres listes. Voire avec d'autres événements récents comme par exemple le Zénith -non rempli malgré le concert- de Ségolène Royal qui a fait l'objet d'un compte-rendu médiatique sans commune mesure avec le nôtre.

 

C'est grave car en taisant le succès numérique du meeting, les médias ont occulté un fait politique qui mérite d'être analysé et réfléchi. Trois mois avant le vote, le Front de Gauche est déjà en dynamique. Cela doit être d'autant plus souligné que l'on ne peut pas en dire autant de nos adversaires à droite ni même de nos concurrents à gauche.

 

Comment expliquer cette dynamique ? La participation de nombreux responsables syndicaux qui s'engagent pour la première fois dans une démarche électorale permet sans doute de mieux en cerner les ressorts. Le Front de Gauche apparaît déjà à beaucoup des animateurs des luttes sociales comme un outil prolongeant leur combat. Il rencontre un écho large dans les couches les plus mobilisées du peuple de gauche. Or ce peuple « militant » recoupe pour l'instant la fraction des électeurs de gauche qui s'intéresse déjà aux européennes. Son engagement est décisif pour la suite. Car il représente, comme l'a montré la campagne du « non » de 2005, la force d'entraînement capable de s'adresser au plus grand nombre, et notamment à nos concitoyens désorientés et désemparés qui ne savent de quel côté se tourner.

 

Le 8 mars n'a pas été seulement un événement dans la salle. Il l'a été aussi sur la tribune. Ce meeting a été l'unique acte de rassemblement politique à gauche réalisé jusqu'à présent dans toute la campagne. Certes les Verts se sont également engagés dans une alliance électorale. Mais ils l'ont fait dans le cadre de la liste environnementaliste gauche-droite de Cohn-Bendit. Quant au PS et au NPA, pour l'heure ils se présentent seuls. Ceux qui regrettent que le Front de Gauche soit « réduit à un simple tête-à-tête » entre le PCF et le PG n'ont aucun partenaire. Même si elle est feinte, que leur inquiétude soit apaisée ! Lors du rassemblement du Zénith, Christian Picquet au nom de ses camarades unitaires du NPA a annoncé son engagement dans le Front de Gauche après que la direction du NPA ait voté la veille le refus de le faire. C'est un événement politique majeur. Le Front de Gauche compte désormais trois composantes. Bien sûr les à-quoi-bonistes désabusés qui ont boudé le « tête-à-tête » trouveront sans doute ce « trio » pas assez séduisant à leur goût. Au PG, « ils sont deux », le PCF est « agonisant », disent-ils. Ils trouveront bien quelques qualificatifs dédaigneux pour les amis de Christian Picquet ! Quand bien même nous réussirions l'exploit de regrouper quatre composantes dans le Front de Gauche, notre « tête-à-tête » deviendrait un « quarteron »...

 

De toute façon ceux qui luttent pour changer les choses ne doivent pas attendre les éloges ou les encouragements des cyniques professionnels convaincus de l'immuabilité du système. Le seul fait indiscutable qui compte est que la ligne unitaire du Front de Gauche est contagieuse. Elle fait craquer les digues, nationalement et localement. Jusqu'où ? On ne sait pas encore. Mais la dynamique aidant, il ne fait désormais aucun doute que le Front de Gauche va continuer à s'élargir.

 

Dès lors les conditions sont réunies pour que le Front de Gauche devienne un Front Populaire. C'est-à-dire que le peuple appelé aux urnes s'y implique. C'est ce à quoi nous allons travailler sans relâche tout au long de la campagne. Les premiers comités de soutien se mettent en place dès cette semaine. Ils constituent des cadres d'action collective ouverts à tous ceux qui partagent les objectifs du Front de Gauche. Le PCF et le PG sont fiers d'avoir été les indispensables initiateurs du Front de Gauche. Mais nous n'aspirons désormais qu'à une chose : ne plus en être propriétaires car cela voudra dire que le peuple l'aura fait sien.


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Jeudi 12 mars 2009

 




Le lancement de la campagne des élections Européennes du Front de Gauche pour changer d'Europe s'est tenu dimanche 8 mars au Zenith de Paris. Plus de 5000 personnes ont participé dans l'enthousiasme à ce premier meeting national, en  faisant le plus grand rassemblement organisé à ce jour par le Front de gauche. Ce meeting fut également celui du rassemblement le plus large, puisqu'il a été marqué par l'arrivée de "Gauche Unitaire" dans le Front de Gauche sous les "unité, unité" du public. Retrouvez le compte rendu du meeting ainsi que les textes et vidéo des interventions sur le site du Front de Gauche pour changer d'Europe : www.frontdegauche.eu


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